E LA NAVE VA

Photo/Gilles Dalliere
Le bateau accompagne les cendres d’une cantatrice qui doivent être dispersées au large de son île natale. Le naufrage d’un monde artistique raffiné et décadent face à la brutalité de la politique. E la nave va.
E LA NAVE VA

Photo/Gilles Dalliere
Le bateau accompagne les cendres d’une cantatrice qui doivent être dispersées au large de son île natale. Le naufrage d’un monde artistique raffiné et décadent face à la brutalité de la politique. E la nave va.
Masséna

Photo/Gilles Dalliere
Le très académique escalier du Palais Masséna. Sur la toile marouflée de François Flameng le maréchal est représenté statufié entre deux colonnes entouré du prince de la Moskova, du duc d’Elchingen, de la princesse d’Essling et de son père, du duc de Rivoli, de la duchesse d’Albufera, des princes et princesses Murat, de Madame d’Attainville et d’Eugénie Bonaparte, princesse de la Moskova. L’habileté de coloriste de Flameng, sa maîtrise dans le rendu des tissus et sa capacité à imiter les maîtres du XVIIIe siècle comme Nattier affirmèrent sa notoriété de portraitiste au point même de se retrouver emprisonné par ce succès jusqu’à la fin de ses jours.
Le reflet

Photo/Gilles Dalliere
Le soleil perce le silence d’un ciel lourd et gris emmenant avec lui le reflet de la chaise, gardienne de la mer. Sans bruit elle en oublie l’empreinte de la vie.
UN ORDRE DE RIGUEUR

Photo/Gilles Dalliere
Sur la baie des Anges, tôt le matin, l’alignement de la plage du Ruhl est impeccable. Une affaire de famille riche de professionnalisme, de passion et d’une personnalité au tempérament iodé qui fête bientôt 100 ans de vagues bien trempées.
ruhl-plage.com
UN SONGE GREC

Photo/Gilles Dalliere
Un songe grec. Le toit-terrasse de la Villa Kérylos strie d’un rouge antique l’azur du ciel de la baie des fourmis. L’imaginaire hirondelle de mer y revient chaque été.
Villa Kérylos
Impasse Gustave-Eiffel
06310 Beaulieu-sur-mer
DEVANT SOI

Photo/Gilles Dalliere
Le silence s’installe et plus rien ne va de soi. On prend des chemins solitaires et c’est devant soi qu’il faut se voir tourner la page qui est sous nos doigts.
Vertigo

Photo/Gilles Dalliere
Je suis hanté par ce sentiment de l’architecture, par le sens lyrique et solennel qu’ont les places, les tours, les escaliers et toutes les constructions qui forment une ville lorsque la génialité des architectes et bien souvent aussi, le hazard les disposent d’une certaine façon. Je trouve refuge dans des géométries parfaites. Ordre et linéarité. Quand à la lumière, elle est la cristallisation de cette obsession du géomètre.
RIDEAU

photo/Gilles Dalliere
J’aime prendre le risque d’être pris. J’aime fuir le réalisme. Et là, s’il y a abandon, il se trouve dans l’errance extérieure dont l’envolée poétique vous largue pour mieux vous rattraper. Derrière le rideau il y a un sourire.

Photo/Gilles Dalliere
Le ballet des ombres heureuses tout au long de ce mur blanc s’intensifie au fur et à mesure de la montée du soleil. Il flotte et s’estompe au fur et à mesure qu’elles grandissent. Dans ce monde plus clair les ombres donne naissance à la lumière.
RODIN. L’EXPOSITION DU CENTENAIRE
Auguste Rodin au Grand Palais c’est des formes, du volume et de la matière. Cent ans après sa mort, les muscles, la puissance, l’indécence des femmes, les lignes de force restent intactes. L’abondance des plâtres, palpés, bricolés, nerveux, se débarrasse du superflu. Le marbre, inlassablement retravaillé se construit dans l’inachevé. Le bronze exploite les jeux d’ombres et dans ce noir bleuté, le rôle de la lumière y rayonne en permanence. D’entrée, au milieu de toute cette puissance se confrontent les sculptures de Baselitz, Wilhelm Lehmbruck, Ivan Mestrovic, Georg Kolbe, et Ossip Zadkine. De leur côté, Maillol, Bourdelle, Archipenko, Brancusi, Gaudier-Brzeska et Matisse exposent leurs études du torse. À la fin du parcours, on exploite les tensions qu’il a mises à jour. Elles s’accompagnent des œuvres tout en torsions de Markus Lüpertz, Eugène Dodeigne et Willem de Kooning. Et comme un hommage à notre nouvelle république, l’homme de bronze de 2,13 m de haut, musculeux et puissant avance accompagné des formes sèches et énergiques de l’homme qui marche de Giacometti.
22 Mars 2017 – 31 Juillet 2017
Grand Palais, Galeries nationales