Le temps qui passe

Pelourinho, Bahia, gildalliere, 2012.
Photo/Gilles Dallière

Plaqué contre le mur, il y a comme un je ne sais quoi tout près de dégringoler dans cet extérieur décrépi. Il est tôt, la fraîcheur de la nuit s’attarde sur le Pelourinho et je devine la senteur iodée de l’océan. Un léger brouillard d’émotion se dresse au fond de moi. Ici, il n’y a plus de filles et de garçons à baiser. Il y a la brique qui se désintègre, la patine jaune qui bégaie la mort, le bois qui craque et le carrelage qui transpire les senteurs de soufre d’une nuit arrosée… À l’époque c’était un bar. De la terrasse enflammée de néons pourpres, la vie s’est doucement retirée et il ne reste plus que des images glacées peuplées de personnages qui ne parlent plus.

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Le temps qui passe

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