Où que me porte mon voyage…

C’est la suite de la promotion du livre « LE LIVRE DES INVOCATIONS » de Philippe Siméon illustré par mes images. Mais ce soir je devrais être sous ces oliviers en Grèce dans mon île préférée et malheureusement un accident m’oblige à rester à Paris . Cette photo ouvre le premier chapitre du livre dont voici le texte.

« Apprends-moi à vivre avec le monde 
Sans vies passées
Sans sentiment de finitude 
Et sans convoitise entre les pieds
Apprends-moi à renaître simple et frêle 
Comme un oiseau 
Qui ne s’effarouche que devant les défis des vents et des eaux ». 

Poème de Philippe Siméon, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre I ; SUITES CHAMANIQUES, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Où que me porte mon voyage…

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Ode à ma vierge…

« Ce soir votre corps est un bréviaire 
Une haute source de paroles qui s’égrènent d’un chapelet 
Entre les angles de mon temple qui de votre absence, se défait 
Ce soir votre âme est une danse 
Elle emporte dans ses rondes une inépuisable force de partage
Avec les arbres et les anges qui se mêlent à vos images 
Ce soir votre sein est une idole
Il converse avec le monde tant il se donne à sucer 
Aux acrobates de la lune et à tous les démons de l’infortune ». 

Poème de Philippe Siméon, photographie de Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre II ; ODE À MA VIERGE, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Ode à ma vierge…

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Le livre des invocations. Nathanaël…

« Nathanaël… Nathanaël
Apprends à faire de chacune de tes certitudes 
Une énigme et une interrogation fertiles
À imprimer à chacun de tes élans et de tes gestes 
La retenue de la décence solitaire 
Afin que ta vie elle-même 
S’imprègne de cette vertu féconde 
Qui fera que tu ne vivras pas que pour conquérir 
Mais pour comprendre et favoriser 
Ces êtres et ces choses que le destin jettera sur ton lumineux chemin ».
Poème de Philippe Siméon, photographies de Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre III ; LE CYCLE DE NATHANAËL, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Le livre des invocations. Nathanaël…

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Le livre des invocations…

Je suis très heureux de vous annoncer la sortie du livre de Philippe Siméon fin juillet que j’ai le plaisir d’illustrer de 38 photos. Pas une image dans ce livre des invocations n’est ici indifférente ou hasardeuse. J’ai tenu, grâce à mon ami Joseph Kaufmann, que je remercie chaleureusement, à faire vivre le texte de l’auteur dans un présent intemporel et d’un œil qui voit en noir et blanc une réalité symbolique esthétisée.

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Le livre des invocations…

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La chambre de la princesse au petit pois…

La chambre, Belgique, Boxy, gildalliere, 2012

Le soleil entre dans la chambre. Sous les rideaux entrouverts, tout au long du mur, la lumière découpe des surfaces, trace des contours brûlants sur le parquet. Malgré quelques taches de clarté, très vives par endroits, la pièce, tout immobile reste baignée dans un marais d’obscurité. Autour de la suspension, des particules de poussière brillent dans un rayon oblique. Les vitres scintillent, les plantes vertes resplendissent. 

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La chambre de la princesse au petit pois…

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La cuisine gourmande…

Détail de la cuisine, design, Belgique, Boxy, gildalliere, 2012

Dans la cuisine, autour de la table de Maarten van Severen, je regarde la dame blanche fondre devant moi. Je regarde fondre imperceptiblement la vanille sous la nappe de chocolat brûlant. Je regarde la boule encore exactement ronde un instant plus tôt qui ruisselle lentement en filets réguliers blancs et bruns métissés. Je regarde le mouvement immobile, les yeux fixés sur la soucoupe blanche posée sur la crédence de Jean Prouvé. Je ne bouge pas. Les mains figées sur la table, j’essaye de toutes mes forces de garder l’immobilité, de la retenir, mais je sens bien que, sur mon corps aussi, le mouvement s’écroule.

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La cuisine gourmande…

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La salle de bain…

la cabine de douche, belgique, gildalliere, 2012

« Lorsque j’ai commencé à passer mes après-midi dans la salle de bain, je ne comptais pas m’y installer ; non, je coulais là des heures agréables, méditant dans la baignoire, parfois habillé, tantôt nu. Edmondsson, qui se plaisait à mon chevet, me trouvait plus serein ; il m’arrivait de plaisanter, nous riions. Je parlais avec de grands gestes, estimant que les baignoires les plus pratiques étaient celles à bords parallèles, avec dossier incliné, et un fond droit qui dispense l’usager de l’emploi du butoir cale-pieds. »… La salle de bain de Jean-Philippe Toussaint. 

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La salle de bain…

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François Truffaut…

La sépulture de François Truffaut, cimetière de Montmartre, Paris, gildalliere, 2021

Dans le ciel vide et bleu du cimetière de Montmartre je marche sur les traces de @ferranteferranti. Les vagues des arbres glissent à ma rencontre. Rafraîchi par le poli du granit noir j’écoute la blancheur des nuages. Je reflète le large qui loin m’emporte dans le souvenir de ces films : Tirez sur le pianiste, Jules et Jim, La Mariée était en noir, et le temps comme du sel se dissout.

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François Truffaut…

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L’aube…

5h30, le soleil se lève sur le village D’Aroniadika, Kithera, Grèce, gildalliere, 2017

Il est 5h30, le soleil levant se pose sur la ligne électrique pour écouter la poésie d’Arthur Rimbaud.
« J’ai embrassé l’aube d’été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route
du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes
se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom. 

Je ris au Wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime 
argentée je reconnus la déesse.

Alors je levais un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq.
À la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant
Comme un mendiant sur les quais de marbre,
je la chassais.
En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu
son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Arthur Rimbaud, Illuminations

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L’aube…

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Il est l’or…

Méditation à la Schwedagon, Yangoon, Birmanie, Nyanmar, gildalliere, 2005

Au pied de la schwedagon, immense pyramide en forme de cloche, il y a de l’or partout ; auprès et au loin, de l’or se détachant sur de l’or. Tout autour se groupent en cercle une multitude de choses aussi follement dorées et aussi pointues, qui toutes s’amincissent en flèches dans l’air. On dirait presque des bosquets de longs ifs d’or ; mais ce sont des pagodes d’un luxe inouï, entièrement brillantes depuis le faîte des clochetons jusqu’au sol. Les birmans, en adoration souriante, avec des gardénias plein les mains, font lentement le tour de cet amas de joailleries, par une voie circulaire qui, du côté extérieur, est bordée d’autres pagodes aussi toutes en or, et qui est close au-delà, un peu sombrement, par l’épais rideau vert des feuillages, par les grandes palmes et les éventails du bois. Sous le ciel vert du soir où s’effilent des petits nuages couleur de braise rouge, la robe pourpre des bonzes s’incline dans l’attente de jours meilleurs.

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Il est l’or…

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