_MG_1173 - Version 2
Photo/Gilles Dallière, Ile de Bendor
Aujourd’hui, ce désordre n’apparaît plus convenir aux ambitions touristiques, on avait construit quelques hôtels, pour touristes d’avant-guerre. Ils n’ont pas survécu aux destructions et à l’abandon. Le temps passe et fige chaque perspective. Le souvenir de mes impressions d’il y a dix ans sert de contrepoint. Je vous montre la violence du désordre, de la razzia, de la désolation.

Céramique, Clichés/photos, Clichés/voyage

Piétinements sur l’ile de Bendor

Image
Clichés/photos, Clichés/voyage

Perfection formelle

2005-06-27 à 15-51-28
Photo/Gilles Dallière/Milan.
Ce n’est pas un hasard si, en tant qu’architecte d’intérieur de formation, je consacre l’essentiel de mon travail photographique au paysage urbain et à l’architecture. Au fond d’un couloir, dans un immeuble milanais des années 60, cette photo invite à la réflexion. L’image est sombre, statique, épurée, saisie dans sa frontalité, elle offre au regard l’envie d’ouvrir cette porte austère sculptée par l’ombre et la lumière. Qui y a t’il derrière : le mystère.

Par défaut


Photos/Marco Maria Zanin/Spazio Tadini/Milan.
Du 15 au 28 janvier, à Milan, oui je vous fait bouger un peu, La galerie Tadini expose « Il suono dei Luoghi », les paysages de la vénétie au coeur des brumes de l’hiver, qui se heurtent aux structures de la ville de San Paolo au Brésil. Le dialogue est étonnant, il réveille la photographie et plus prosaïquement, la commande publique en la matière. Ici, chaque lieu, chaque perspective, sont le souvenir des impressions de Marco Maria Zanin. Il nous montre le calme sous la brume de sa terre et la violence du désordre et de la désolation d’une mégapole. Il nous raconte que la cicatrisation, le retour de l’aménité ne se font pas sans une autre violence.
http://www.spaziotadini.it
http://www.marcomariazanin.com

Clichés/expositions, Clichés/photos, Clichés/voyage

« Le son des lieux »

Image


Photos/Gilles Dallière/Birmanie.
Je crois que c’est un de mes plus beaux voyages. Je n’y suis pas du tout allé en touriste, mais pour y travailler. Le pays n’était pas encore libéré de la dictature. Je me suis retrouvé dans un monde inconnu où souffle le mystère. Un monde incroyablement figé dans le silence du temps. Ces bouddhas immobiles au regard de sagesse sont une pure offrande au coeur des hommes. C’est un pays ou nous n’avons pas besoin d’échanger un mot. Un pays ou le silence est d’or et l’or des temples illumine nos regards hébétés de ne pouvoir se détacher de cette beauté. Alors, avec le silence, un souffle spirituel, un fil tendu invisible nous ouvrent les bras. l’éternité à jamais captée.

Clichés/photos, Clichés/voyage

La Birmanie du Bouddha

Galerie

Capture d’écran 2014-01-04 à 16.10.34
Damien Hirst, l’artiste le plus riche de Grande-Bretagne, expose son oeuvre au Qatar jusqu’au 22 janvier 2014. C’est dans l’espace Alriwaq Dota, sous le haut patronage du président du QMA Sheikha al-Mayassa, que sont présenté 25 ans de carrières de l’artiste britannique, ses œuvres les plus emblématiques, comme ses tableaux à pois, les animaux dans du formol de sa série «Human Nature», son crâne incrusté de diamants «Pour l’Amour de Dieu», ainsi que des œuvres inédites. Le spectacle de Hirst au Qatar est organisée par l’écrivain italien, critique et commissaire Francesco Bonami, qui est actuellement le directeur artistique de la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo de Turin et directeur artistique de la Biennale de Venise en 2003. Cela va être comme un point culminant d’un programme annuel de projets culturels, (l’année de la culture Qatar/UK) initié par l’QMA. La Tate et le Victoria and Albert Museum sont partenaires et visent à mettre en valeur et développer le dialogue culturel entre le Royaume-Uni et le Qatar. L’émirat est incroyablement riche avec le revenu le plus haut par habitant dans le monde, plus de 100.000 dollars par an. Il semble que Hirst, qui a rompu avec le marchand d’art Larry Gagosian en début d’année, après 17 ans de collaboration se porte bien.
http://www.damienhirstqatar.qa

Clichés/expositions, Clichés/voyage

« Relics »

Image
Clichés/photos, Clichés/voyage

L’esthétique pure

2006-04-07 à 09-29-05
Photo/Gilles Dallière, Milan.
Chiara, tu te souviens de cette escalier presque viscontien, Ce pourrait être celui de « Violence et Passion », l’histoire d’un homme d’un certain âge, solitaire, qui se consacre à son travail et à sa famille. Mais nous ne sommes pas à Rome, l’homme est presque de ma génération, il vit à Milan avec son époque. Il ne collectionne pas ce genre de peinture anglaise du XVIIIe siècle qui représente des familles de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie, il collectionne des grenouilles, dans un univers extrêmement contemporain et raffiné, loin du baroque italien. Son métier, c’est de réinventer la falsification d’un espace magique en partant de détails absolument vrais. Un homme moderne qui cherche la liberté et qui ne l’a pas encore conquis.

Par défaut
Clichés/voyage

Le voyage des Indes


Photos/Gilles Dallière, Inde.
Promenez-vous au coeur de cette richesse en étant guidé par la lumière indienne, celle du soleil comme celle de la pensée. Ces quelques clichés ne sont qu’une approche intuitive n’oubliant rien des principaux aspects de la culture mais qui laisse également aux visages le soin de les exprimer. Un voyage circulaire qui évoque un mandala avec, comme principales divinités, la beauté et l’inattendu.

Par défaut
Clichés/photos, Clichés/voyage

Les bleus de Mogador

2004-08-23 à 17-44-56
Photo/Gilles Dallière, Essaouira.
La lumière est prometteuse. Elle irise, esquisse et caresse les formes de toutes ces barques de pêche. Elle noie de bleu les lointains brumeux. Il fait juste jour. Il est tôt. bientôt il y aura des visages en sueurs, la lumière sera plein soleil et il mord le bougre, sans discernement. Il brûle, étouffe, endort. Là il me reste encore les odeurs du port, les parfums des filets remontés et des cuisines de brousse. C’est la magie du port d’Essaouira.

Par défaut
Clichés/photos, Clichés/voyage

Un voyage intime

2007-03-20 à 18-55-31
Photo/Gilles Dallière, Marrakech.
Se perdre dans la Médina, c’est se perdre vraiment, ne plus du tout savoir où l’on est, se retrouver bloqué contre un mur et s’agacer, ne plus retrouver son chemin et se désespérer. Mais savoir sortir des sentiers battus, prendre une ruelle déserte, loin des touristes, pénétrer, dans une vie intime, habitée, secrète, c’est çà là vraie différence et ceux qui l’aiment, la retrouveront.

Par défaut
Clichés/photos, Clichés/voyage

Le temps passe

2008-05-13 à 20-31-46
Photo/Gilles Dallière, Essaouira.
Le temps passe, mais l’âme de Mogador ne change pas. Érigée sous le protectorat français, l’horloge d’Essaouira est devenue un point de rendez-vous, bien plus qu’un moyen d’avoir la bonne heure. Aujourd’hui, pour ses 100 ans, on la redécouvre parée d’un crépis flambant neuf, repeinte, ravalée, rénovée. Au pays du soleil couchant, où depuis plusieurs siècles l’appel à la prière rythme les journées, rappelant à qui veut que le jour se lève, avance, décline et se couche inexorablement, L’horloge d’Essaouira, dont la tour n’est pas sans rappeler celles des minarets de la médina, vient de faire peau neuve. Située dans l’alignement de la porte Bab Sbaâ, surplombant la place Chefchaouni et ses caoutchoucs encore vivaces, la revoici comme neuve, dans l’encadrement des remparts, entièrement re-liftée, ses rambardes de bois peintes en bleu franc. Immuable repère et point de rendez-vous de la médina, son cadran est enfin remonté, et elle sonne les heures. Cette jolie tour carrée vient enfin de prendre tout sons sens, et Essaouira lui devait bien ça.

Par défaut