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Il n’y a pas l’ombre d’un doute

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Photo/Gilles Dallière, Portugal

Il n’y a pas de lumière sans ombre, et pas de tonalité psychique sans imperfection. J’aime les dissemblances de cette part d’ombre et de la conscience sources d’antagonisme du caractère et de l’humeur. J’aime la projection du noir sur la lumière. Un fantasme qui se retrouve dans mes rêves et dans les projections psychiques liées à la peur de l’autre.

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Une perfection en noir et blanc

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Photo/richard Avedon, self portrait with Sophia Loren, NY 1966.

Nous avons eu une passionnante conversation autour de l’œuvre du photographe de mode et portraitiste américain Richard Avedon. Pour Harper’s Bazaar, Vogue, Life, il façonne son image. En 1974 la série de photo de son père rongé par le cancer bouleverse l’Amérique. En 1979,
Il se lance pendant six ans dans un projet qui lui permet de réaliser cent vingt-cinq portraits d’ouvriers, de chômeurs, de mineurs, de cow-boys du grand ouest américain. Ces grands formats « In The American West » choquent l’Amérique bien pensante mais certainement pas Tina Brown, qui brise un long tabou quand il devient l’unique photographe du New Yorker en 1992.
Une perfection en noir et blanc

http://www.richardavedon.com

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Bernadette Lafont

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Bernadette Lafont a retrouvée François Truffaut qui lui offre son premier rôle dans le court-métrage, « Les Mistons » en 1957. Claude Chabrol et « le beau Serge » vont l’accueillir. Elle nous étonne dans la « Maman et la Putain » en 1973 de Jean Eustache et devient l’une des égéries de la « Nouvelle Vague ». Elle a tournée 150 films et il faut voir où revoir absolument, « Paulette », le dernier qu’elle a fait avec Jérôme Enrico en janvier 2013.
Bravo Madame.

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« The light »

inde
Photho/Gilles Dallière, Inde

Master : What is the light for you?
Disciple : For me by day (it is) the sun, by night, a lamp.
M : What is the light that perceives that light?
D : The eye.
M : What is the light that illumines the eye?
D : That light is the intellect.
M : What is the light that knows the intellect?
D : It is the « I ».
M : You are (therefore) the supreme light of (all) lights.
D : That truly am i.

Sri Ramanaya

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« India song »

inde

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inde
Photo/Gilles Dallière, New Delhi

L’Inde chante, n’oubliez pas cela, l’Inde chante.
Partout, depuis Ceylan jusqu’à l’Himalaya,
on chante. Quelque chose d’intense et de constant
les accompagne, un chant qui ne les « détache » pas.
Peut-on être tout à fait malheureux quand on chante ?
Non, il y a un désespoir froid qui n’existe pas ici.
Un désespoir sans recours et sans au-delà
qui n’existe que chez nous.

Henri Michaux, Un barbare en Asie

« India sings, do not forget that, India sings.
Everywhere, from Ceylon to the Himalayas,
they sing. Something intense and constant
accompanies them, a song that does not « detach » them.
Can one be entirely unhappy when one sings?
No, there is a cold despair that does not exist here.
A despair without hope of issue, and with nothing
to look forward to, that is to be found nowhere
but among ourselves. »

Henri Michaux, A barbarian in Asia

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Une étonnante dimension spirituelle

Loin d’être une vieille légende tombée dans l’oubli, l’histoire des sept dormants d’Éphèse constitue une invitation universelle à rejoindre ces jeunes croyants chrétiens dans leur sommeil profond par rapport à ce monde, pour s’ouvrir aux « sens intérieurs » et à la dimension spirituelle de l’homme. Nous sommes en plein Ramadan, et ces dormants constituent un point de rencontre unique entre christianisme oriental et islam. Salah Stétié a décrit comme de « très jeunes gens têtus, guidés par l’étoile christique d’orient, ensuite puissants dormeurs métaphysiques et aussi bien, gens de la grotte coranique qui n’habitèrent l’envers nocturne du monde, pendant 307 ans, que pour mieux habiter, le jour venu, l’éternel pays de l’air ». Ce sont devenus des géants enterrés dans des tombes de 4 mètres de longueur, dans un paysage rocailleux, austère, et sublime. Le cadre est magique, dans l’éblouissante lumière de l’hiver, et sa tour penche vers la Mecque.
Inchallah.

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Hommage à Bert Stern

La galerie de l’Instant expose une série de portraits du célèbre photographe américain, décédé le 26 juin dernier à Manhattan à 83 ans.

Photos/Bert Stern, courtesy galerie de l’Instant, Paris.

Six semaines avant la mort de Marilyn Monroe, le 21 juin 1962, Bert Stern fait poser l’actrice nue dans une chambre du Bel Air Hotel à Los Angeles. Il travaille pour Vogue, et ces photos le feront connaître dans le monde entier. En 1982, le livre édité par Gallimard, « La dernière séance », expose les 2000 clichés de l’actrice dont il dira que ce fut une expérience qui n’arrive qu’une fois dans sa vie.
Il a fait poser devant son objectif de nombreuses personnalités. C’est ce que propose la galerie de l’Instant. Sophia Loren, 1962, Catherine Deneuve, 1961, Brigitte Bardot, 1961, Marilyn Monroe, Audrey Hepburn, 1966, il aimait les femmes, elles ont toutes adorée Marlon Brando, 1963.
Merci monsieur Stern.
Jusqu’au 25 septembre.

La galerie de l’Instant
46 rue du Poitou
75003 Paris
TEL. +33 (0)1 44 54 94 09
http://www.lagaleriedelinstant.com

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Mes adresses à Tanger

mosqué
Quand je parle de mes adresses à Tanger, je tire mon chapeau à Yves, à son amour de la vie, à son travail, à ses fêtes fabuleuses dans cette ville qu’il m’a fait connaître. Il m’a appris mon métier, à travers ses remarques, ses critiques, ses exigences, le sens qu’il donne à la vie et surtout, sa sensibilité. J’ai voyagé ailleurs, et j’ai compris qu’on peut écrire « les mots », « en hâte », mais pour les photos il faut prendre son temps. Je ne suis pas encore photographe, mais mon oeil s’est ouvert à toutes ces surprises. merci Yves de m’avoir appris à regarder.
Je te souhaite un très heureux anniversaire.

Photos/Gilles Dallière.

Tanger est une ville où les gens se reçoivent beaucoup.
« El Morroco club » est Le dernier restaurant à la mode, Vincent Coppée vous y reçoit avec élégance. On y déjeune, on y dîne, on y boit un verre le soir, Place Tabor, +212 (0)39948139. L’incontournable jardin de « la Casa Italia« , sous les colonnades, on y croise tout Tanger et la dernière fois que j’y suis allé, j’étais entre Mick Jagger et Vincent Perez, top non ? C’est un lieu étonnant qui appartient à la délégation italienne. Le palais Moulay Hafid-Mershan, +212 (0)539936348. Pour déjeuner sur la terrasse, avec une vue époustouflante sur le port et la médina, « l’hôtel Nord Pinus« , rue Riad Sultan, +212 (0)661228140. Place de la Kasbah, le « Salon Bleu« , très belle vue sur la ville, il faut rentrer 71 rue Amrah, +212 (0)664327618. Déjeuner au bord de la piscine de l’hôtel Minzah, on peut s’y baigner sans problème. c’est une institution où monsieur Yves Saint Laurent venait souvent dîner.
Le musée du palais du Sultan, un bâtiment andalou construit au XVIIème siècle rue de la Kasbah. Le musée de la Légation Américaine, perdu dans le dédale des rues de la médina, 8 rue de l’Amérique.Le palais Mendoup, où plus communément appelé, palais Forbes, rue Shakespeare, Elysabeth Taylor y a habitée. plus loin sur la route vous pouvez pousser jusqu’au cimetière espagnol de Larache. L’anti Frigide Barjot, l’écrivain Jean Genet y est enterré devant le détroit de Gibraltar. Pour le shopping, « La Galerie des Insolites », où l’incontournable et dynamique Stéphanie Gaou, organise de belles rencontres culturelles autour de l’écriture, 28 rue Khalid-Ibn-Walid. Le Bazar du Tindouf, au centre de la ville, il faut monter à l’étage pour les tissus.
La Galerie Delacroix, il y a toujours de belles expositions, juste à côté du consulat de France, 86 rue de la Liberté. Face au Minzah, il y a un antiquaire, c’est une vraie caverne d’Ali Baba. Majid, dans la médina est un autre antiquaire incroyable, « pour le plaisir des yeux », 66 rue des Almouhades. Il faut prendre rendez-vous avec Alberto Pasti pour ses créations en bois. umbertopasti@gmail.com. Boire un verre au café de la cinémathèque du Rif, Place du 9 avril 1947, le rendez-vous de la jeunesse tangéroise. Acheter  » La mort du roi Tsongor » de Laurent Gaudé à la librairie des Colonnes, 54 bld Pasteur, et rester des heures dans la parfumerie Madini qui depuis des années attire tout le monde oriental et occidental.
À Tanger, il faut marcher, se perdre dans le petit Socco, la médina, la Kasbah, le quartier du Sharf. Aller au cimetière juif, rue du Portugal, marcher le long des remparts du Mershan, et boire un thé à la menthe au café Afa, rue Mohamed Tazi. c’est un passage obligé, au moment du coucher du soleil, où Paul Bowles, Jimi Hendrix, les Beatles er même Sean Connery y ont fumés un joint.
Et si vous avez du temps, partez de l’autre côté de la baie, au Movempick, cap Malabata pour voir l’autre vision de la ville, de la mer Méditerranée. Puis revenez en arrière, sur l’océan pour se baigner Cap Spartel et plus loin à l’hôtel du Mirage, où vous pouvez déjeuner. À 40km au sud de Tanger, La blanche Asilah vous ouvre ses portes. Une journée suffit pour visiter le palais de Raîssouni, la tour du Bourg El Kamra, et surtout le cimetière peule de Sidi Mansour, avec ses tombes en céramiques mélangées.
À Asilah, déjeunez chez Garcia, ou chez Pépé.
Un matin, partez tôt pour visiter la ville bleue de Chefchaouen, un lieu d’une beauté étrange, où j’ai été reçu avec une hospitalité oubliée depuis longtemps en Europe.
Voilà, il y a bien d’autres adresses, je vous laisse les découvrir.
Prenez le temps de regarder « Un Thé Au Sahara » le film réalisé par Bernardo Bertolucci en 1990, inspiré du roman de Paul Bowles. L’histoire de trois riches américains, Port et Kit Moresby et leur ami George Tunner qui débarquent en 1947 à l’hôtel continental, sur le grand parking du vieux port avec l’intention de traverser le Sahara. leur couple traverse une crise douloureuse, et ils pensent que cette aventure peut leur apporter l’oxygène qui leur manque…
À voir, où à revoir absolument.
TangerTanger (1)
Voyagez à votre rythme.

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Apprendre à voir

Tunisie
Tunisie, photo/Gilles Dallière

« La vérité c’est qu’on ne sait pas nommer ce qui vous pousse.
Quelque chose en vous grandit et détache les amarres,
jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt c’est le voyage
qui vous fait, ou vous défait. »

Nicolas Bouvier, »L’usage du monde »

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