Le reflet

Photo/Gilles Dalliere
Le soleil perce le silence d’un ciel lourd et gris emmenant avec lui le reflet de la chaise, gardienne de la mer. Sans bruit elle en oublie l’empreinte de la vie.
Le reflet

Photo/Gilles Dalliere
Le soleil perce le silence d’un ciel lourd et gris emmenant avec lui le reflet de la chaise, gardienne de la mer. Sans bruit elle en oublie l’empreinte de la vie.
UN ORDRE DE RIGUEUR

Photo/Gilles Dalliere
Sur la baie des Anges, tôt le matin, l’alignement de la plage du Ruhl est impeccable. Une affaire de famille riche de professionnalisme, de passion et d’une personnalité au tempérament iodé qui fête bientôt 100 ans de vagues bien trempées.
ruhl-plage.com
UN SONGE GREC

Photo/Gilles Dalliere
Un songe grec. Le toit-terrasse de la Villa Kérylos strie d’un rouge antique l’azur du ciel de la baie des fourmis. L’imaginaire hirondelle de mer y revient chaque été.
Villa Kérylos
Impasse Gustave-Eiffel
06310 Beaulieu-sur-mer
DEVANT SOI

Photo/Gilles Dalliere
Le silence s’installe et plus rien ne va de soi. On prend des chemins solitaires et c’est devant soi qu’il faut se voir tourner la page qui est sous nos doigts.
Vertigo

Photo/Gilles Dalliere
Je suis hanté par ce sentiment de l’architecture, par le sens lyrique et solennel qu’ont les places, les tours, les escaliers et toutes les constructions qui forment une ville lorsque la génialité des architectes et bien souvent aussi, le hazard les disposent d’une certaine façon. Je trouve refuge dans des géométries parfaites. Ordre et linéarité. Quand à la lumière, elle est la cristallisation de cette obsession du géomètre.
RIDEAU

photo/Gilles Dalliere
J’aime prendre le risque d’être pris. J’aime fuir le réalisme. Et là, s’il y a abandon, il se trouve dans l’errance extérieure dont l’envolée poétique vous largue pour mieux vous rattraper. Derrière le rideau il y a un sourire.

Photo/Gilles Dalliere
Le ballet des ombres heureuses tout au long de ce mur blanc s’intensifie au fur et à mesure de la montée du soleil. Il flotte et s’estompe au fur et à mesure qu’elles grandissent. Dans ce monde plus clair les ombres donne naissance à la lumière.
Espace intérieur

Photo/Gilles Dalliere, Tunisie
Cette villa pleinement exposée au soleil, inachevée, abandonnée, à la fois distante et ouverte, suffisamment élevée pour dominer la plage, tout en se laissant protéger par le village auquel elle s’adosse, a atteint un degré d’équilibre miraculeusement juste. Attiré par cet équilibre, le souffle vital qui circule entre terre et ciel y séjourne volontiers. Solitude absolue ? Certes non. Pour un peu que l’on prête l’oreille, on capte le pépiement et le couinement de tout un petit monde. Et si le regard Bascule vers la lumière, on assiste au vol vertigineux des mouettes. Derrière elles, règne le bleu immaculé d’un ciel sans limites.

Photo/Gilles Dalliere
C’est un élément de l’école élémentaire Gustave Rouanet, rue du Ruisseau. Un gigantesque bâtiment dont l’architecture des années 1930 marque le retour de l’utilisation de la brique dans le Paris du 18e arrondissement. Une remise au goût du jour, qui ce fait en phases successives, tour à tour modeste, et plus affirmée sur la rue Gustave Rouanet. On retrouve sur la façade les influences du mouvement moderne. La trame de la brique et la verticalité de l’architecture, apportent une grande élégance. On n’est pas si loin de Mallet Stevens, Mies Van der Rohe, Frank Lloyd Wright ou de Louis Khan. Dans ce quartier de bric et de broc, devant cette façade, le temps paraît suspendu entre les vestiges d’une vie passée et des lendemains incertains.
Coup de gueule
Dans le monde de la décoration, le stylisme est un métier créatif. C’est l’autre regard.
C’est l’œil qui fait qu’un reportage ne ressemble pas à un autre.
L’œil qui cadre l’instant donné.
L’œil qui fait prendre la pose à des situations et à des objets pour transmettre une certaine image, résultat d’un dialogue, d’une collaboration ou même d’une connivence avec un décorateur et un photographe. Rien d’une photo surprise par ce qu’elle est mise en scène. Pas celle des mots écrits mais celle du beau, de l’essentiel qui transparaît dans ce travail créatif. Par une étrange osmose, elle pénètre l’image et la photographie devient un portrait du styliste autant que du photographe.
Il est difficile de trouver quelque chose de ce sentiment dans les images posées des livres et des magazines, qu’elles soient préparées dans des studios ou bien tirées dans des décors naturels.
Ces instants donnés sont le fruit d’un métier.
Quand un regard fait la différence, ne devrait-il pas être reconnu au même titre que celui d’un photographe.

Marc Hertrich Nicolas Adnet : Des univers Inspirés
Direction artistique : Brigitte Fitoussi
Éditions Fonds de France