Contre-jour…

Ouverture, abandon, Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Ne jamais perdre de vue la mesure de l’homme, clé ultime. La figure humaine est souvent suggérée par une ampoule, un volet, une ombre, la lumière, de simples proportions. Ici, la proposition visuelle est brutale et sans concessions. Elle porte en elle le souvenir des murets de pierres sèches qui en Grèce délimitent depuis toujours les champs. La Grèce fait partie de notre passé à tous, qu’on y soit né ou non.

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Contre-jour…

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Les traces de l’abandon…

La maison néoclassique de Potamos, Cythère, chambre avec vue, Grèce, gildalliere, 2015

J’ai regardé la trace incertaine et aléatoire que la moisissure laisse au plafond. Le monochrome renforce le noir de la salissure, le blanc des murs, l’étouffante chaleur de l’été à travers la fenêtre, l’asymétrie des battants qui obturent l’espace parce que c’est la Grèce toute entière qui passe à travers le bâti. J’accentue la blancheur d’une ampoule, celle-là même qui se pend, seul et dérisoire rempart contre l’abandon.

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Les traces de l’abandon…

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La lumière suspendue…

La maison néoclassique de Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Dans une maison néoclassique abandonnée, quatre murs d’une chambre éclairée par une fenêtre en hauteur. Elle donne sur un champ de blé. À main droite des planches, un bâti, un vieux canapé cramoisi et de la poussière comme suspendue à la structure des poutrelles de bois saturant l’espace. Un tableau ? Une photo ? Une présence, une tension, une densité que peut-être la peinture ne permet plus. Sur le mur du fond, sur la fenêtre, un châssis métallique auquel est suspendue la lumière. Le sacré, le malaise, l’odeur fade, le rouge sensuel du velours, la chair ouverte.

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La lumière suspendue…

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Le sens du vide…

« Cornice d’Orsay », Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, Richard Alcock, Gilles Dallière

Ici, le sens du vide est salutaire. La suppression de presque tout dévoile la vérité du silence. Un jeu de lignes, un clair-obscur, la transparence du laque du Steinway. Tout ça pour mettre en valeur ce bronze en quête d’absolu et le cadre en poirier crée par Gae Aulenti pour le musée d’Orsay. Sa surface en verre est parfaitement alignée au bois permettant une visibilité totale de l’image à l’intérieur : la montée des marches d’un immeuble milanais.

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Le sens du vide…

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Dédié au bois précieux …

Leggio d’Orsay, Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, PhotographieRichard Alcock, Mise en scène Gilles Dallière

« Leggio d’Orsay » Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda.
Dans la bibliothèque, derrière les lourdes portes tendues de velours de soie, le lutrin déplie ses cadres en poirier massif pour restituer la part de rêve qu’un livre porte en lui. Alors tout devient légitime, et le livre ouvert à une réelle valeur visuelle. Exposé, il porte en lui un potentiel émotionnel formidable et devient une extraordinaire machine à rêve.

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Dédié au bois précieux …

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Ode à ma vierge…

« Ce soir votre corps est un bréviaire 
Une haute source de paroles qui s’égrènent d’un chapelet 
Entre les angles de mon temple qui de votre absence, se défait 
Ce soir votre âme est une danse 
Elle emporte dans ses rondes une inépuisable force de partage
Avec les arbres et les anges qui se mêlent à vos images 
Ce soir votre sein est une idole
Il converse avec le monde tant il se donne à sucer 
Aux acrobates de la lune et à tous les démons de l’infortune ». 

Poème de Philippe Siméon, photographie de Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre II ; ODE À MA VIERGE, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Ode à ma vierge…

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Hors du temps…

Détail de la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Dans la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, je reste fasciné par le clair-obscur et le travail des cinquante corps de métier qui ont contribué à la restauration du monument. La chambre croule sous les damas, les velours et les soieries d’époque. Le rouge domine les motifs néoclassiques et donne à l’ensemble un cachet incomparable. Les fantastiques glands de rideaux, réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont d’une sophistication inégalée.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

L’escalier d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

L’Hôtel de la Marine a été construit entre 1757 et 1774 sur les plans de Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du roi Louis XV. Les décorateurs, Joseph Achkar et Michel Charrière, ambassadeurs du siècle des lumières, lèvent le voile sur ce chantier hors norme où le décor s’exprime en majesté. Ils sont allés dans le sens du lieu que Pierre-Élisabeth Fontanieu, intendant du Garde Meuble en fait : le premier musée des Arts décoratifs de France, où toute l’Europe se déplace pour venir voir les collections du roi. L’escalier d’honneur est une prouesse architecturale. En effet, les poussées sont rejetées sur les murs d’appui donnant sur la place de la Concorde et le passage de l’Horloge.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

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Le musée des études…

cour du Palais des études, École des Beaux-arts, Paris, gildalliere, 2021

Le musée des études de l’école des beaux-arts de Paris est l’aboutissement d’un projet élaboré par Félix Duban pendant des décennies et que la couverture vitrée de la cour centrale, sous la direction de son successeur, Ernest Coquart, permet d’achever. La cour affiche une forme de solidité et de mystère. Solitude hiératique, sur fond d’horizon onirique. Elle semble oubliée telle une belle endormie. Sa taille monumentale appelle vers le ciel les moulages issus des collections de l’académie depuis des siècles.

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Le musée des études…

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Le silence d’un palais en ordre…

Salle d’exposition, Beaux-Arts, Paris, gildalliere, 2021

Les Beaux-Arts de Paris forment un vaste ensemble architectural dont les bâtiments, répartis entre la rue Bonaparte et le quai Malaquais, datent des XVIIe, XVIIIe, XIXe, et XXe siècles. Dans le palais des études, vide, au moment où à l’extérieur l’orage gronde, la lumière s’empare de l’espace, le possède, l’apaise. Elle enveloppe les lieux dont je m’approprie le vide. Il règne dans cette image un grand silence de maison en ordre.

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Le silence d’un palais en ordre…

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