Dimanche 15 août 2021…

Les mythiques parasols de Trouville-sur-mer, plage de Trouville, gildalliere, mon été 2021

C’est dimanche, et je vois tout en couleur. La lumière est fluide, le ciel bleu s’est arrêté dans sa lente course vers l’immensité. L’été s’est enfin installé. L’homme en noir marche sur le bord des planches, ses mouvements sont lents et coordonnés. Il y a sur la plage une certaine vie. La lumière est intense. La foule du 15 août, les couleurs, la houle de la marée haute, les mouettes qui crient, tous regardent vers la digue celui qui s’éloigne. 

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Dimanche 15 août 2021…

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Le sens du vide…

« Cornice d’Orsay », Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, Richard Alcock, Gilles Dallière

Ici, le sens du vide est salutaire. La suppression de presque tout dévoile la vérité du silence. Un jeu de lignes, un clair-obscur, la transparence du laque du Steinway. Tout ça pour mettre en valeur ce bronze en quête d’absolu et le cadre en poirier crée par Gae Aulenti pour le musée d’Orsay. Sa surface en verre est parfaitement alignée au bois permettant une visibilité totale de l’image à l’intérieur : la montée des marches d’un immeuble milanais.

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Le sens du vide…

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L’étagère et le design…

L’étagère, Mario Bellini, 1989, Bottega Ghianda. Richard Alcock, Gilles Dallière

Pour le designer italien, la forme même a sa fonction : apporter la beauté. Dans un univers digne de Luchino Visconti, elle trône au milieu des livres disparates pour mettre en évidence l’ambiguïté de sa fragilité. Dans une cage de hêtre massif, elle enferme quelques titres précis. D’autres fragments de livres sont oubliés. Certains, imaginaires, me font appréhender le monde et le design.

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L’étagère et le design…

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Dédié au bois précieux …

Leggio d’Orsay, Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, PhotographieRichard Alcock, Mise en scène Gilles Dallière

« Leggio d’Orsay » Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda.
Dans la bibliothèque, derrière les lourdes portes tendues de velours de soie, le lutrin déplie ses cadres en poirier massif pour restituer la part de rêve qu’un livre porte en lui. Alors tout devient légitime, et le livre ouvert à une réelle valeur visuelle. Exposé, il porte en lui un potentiel émotionnel formidable et devient une extraordinaire machine à rêve.

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Dédié au bois précieux …

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Où paraît la courtisane…

Statuaire des jardins de la Villa Mapelli, lago di Como, gildalliere, Italie, 2014

Dans une nature majestueuse, la Vénus est en passe d’être submergée par la végétation. Elle jette sa tunique, et le blanc poème de son corps d’albâtre apparaît tout à coup dans sa splendeur. Elle promène ses lignes serpentines, ses flancs polis, ses seins à servir de moule à la Manufacture de Sèvres, au beau milieu du jardin secret. Le vert profond du mur de verdure relève ses courbures élégantes qui ne peuvent s’écrire qu’en marbre.

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Où paraît la courtisane…

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Hors du temps…

Détail de la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Dans la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, je reste fasciné par le clair-obscur et le travail des cinquante corps de métier qui ont contribué à la restauration du monument. La chambre croule sous les damas, les velours et les soieries d’époque. Le rouge domine les motifs néoclassiques et donne à l’ensemble un cachet incomparable. Les fantastiques glands de rideaux, réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont d’une sophistication inégalée.

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L’architecture du renouveau…

La nouvelle Samaritaine, Paris, gildalliere, 2021

La nouvelle Samaritaine est l’œuvre de l’agence japonaise SANAA. Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa ont réalisé les magasins Dior à Tokyo et travaillé sur le très beau projet du Louvre Lens. Cette double peau de verre, haute de 25 mètres, est une prouesse technique. Elle réfléchit les silhouettes des immeubles qui lui font face, tout en révélant la structure historique du bâtiment, par jeu de transparence. Comme toujours à Paris, le résultat ne fait pas l’unanimité, polémiques et attaques tendent cependant à prouver que SANAA a réussi son pari de rester fidèle à l’esprit du premier architecte de la Samaritaine, Frantz Jourdain, ainsi qu’à la vision d’Ernest Cognacq, son fondateur. Beaucoup de bruit pour rien, comme d’habitude et franchement ce n’est pas le rideau de douche comme disent les parisiens qu’il faut critiquer mais plutôt ce qu’est devenue la Rue de Rivoli.

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Le musée des études…

cour du Palais des études, École des Beaux-arts, Paris, gildalliere, 2021

Le musée des études de l’école des beaux-arts de Paris est l’aboutissement d’un projet élaboré par Félix Duban pendant des décennies et que la couverture vitrée de la cour centrale, sous la direction de son successeur, Ernest Coquart, permet d’achever. La cour affiche une forme de solidité et de mystère. Solitude hiératique, sur fond d’horizon onirique. Elle semble oubliée telle une belle endormie. Sa taille monumentale appelle vers le ciel les moulages issus des collections de l’académie depuis des siècles.

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Le musée des études…

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Le silence d’un palais en ordre…

Salle d’exposition, Beaux-Arts, Paris, gildalliere, 2021

Les Beaux-Arts de Paris forment un vaste ensemble architectural dont les bâtiments, répartis entre la rue Bonaparte et le quai Malaquais, datent des XVIIe, XVIIIe, XIXe, et XXe siècles. Dans le palais des études, vide, au moment où à l’extérieur l’orage gronde, la lumière s’empare de l’espace, le possède, l’apaise. Elle enveloppe les lieux dont je m’approprie le vide. Il règne dans cette image un grand silence de maison en ordre.

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Le silence d’un palais en ordre…

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La mort d’Abel…

La mort d’Abel, 1865, marbre, Vincent Feugère des Forts, musée d’Orsay, Paris, gildalliere, 2021

Charles Baudelaire à écrit dans Les Fleurs du Mal, « Race d’Abel, voici ta honte : le fer est vaincu par l’épieu ! »
« Race de Caïn, au ciel monte, et sur la terre jette Dieu ! »
Abel est mort. Vincent Feugère des Forts à sculpté son corps nu dans le marbre de Carrare en 1865. Les deux frères ont tellement martelé le sol qu’il est tassé. Abel est entré en terre, usé de tous ces pieds frappés, de toutes ces charges, ces esquives, ces sauts, cette lutte incessante à vouloir faire le bien. Il laisse trop de place entre son fer et ses cuisses et la lame jalouse de Caïn, sans effort, pénètre dans la chair de son frère et lui ouvre la gorge.

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La mort d’Abel…

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