Clichés/citations

L’ami de la lumière

IMG_0468
Cet après-midi, j’ai croisé l’indien Yaseen Khan, le peintre de la spiritualité. Il impose toujours sa nonchalance et son élégance, tout de blanc vêtu, sur les trottoirs de Saint Germain des Prés. Il marche de façon singulière dans un vase clos au milieu des passants. La foule est son paysage, elle est l’acteur de toute chose et depuis toujours il s’y mêle, il l’analyse. On ne sait pas de quoi il vit. Il vit dans une histoire d’autrefois et d’aujourd’hui, beau, fascinant. Tous les parisiens le connaissent, au point que je me demande quelquefois s’il ne constitue pas ce ciment invisible qui fait de Saint Germain des Prés un lieu unique.

Par défaut
Clichés/citations

La sagesse

353-400x568
En chine, il est établi que seule l’Harmonie entre l’Humain et la Nature permettrait d’accéder à la Sagesse, et c’est en plaçant son cœur et son esprit, le Tao, c’est-à-dire dans la même voie que la Nature que l’on peut trouver la Sagesse. Le taoïsme est une philosophie de vie qui s’intéresse principalement à ce qui lie l’Humain à l’Univers. Le taoïste se doit d’être modeste par rapport à l’univers, à la nature et ce qu’elle impose. Il doit s’y soumettre pour trouver son salut et son bonheur.L’univers est en perpétuelle évolution et celle-ci se fait par cycles : Dans la Nature, il n’y a que le changement qui est permanent. Pour le taoïste, tout n’est que recommencement sans fin. L’ignorance est à l’origine du mal-être spirituel de l’homme. Il n’est donc pas coupable de ses erreurs. Pour « trouver la Voie », un des moyens possible est l’utilisation des paradoxes.« C’est en ne sachant pas qu’on sait », « La faiblesse est plus forte que la force »… Le but de ces paradoxes est de perturber le cerveau, de briser la pensée conventionnelle,l’éducation reçue, l’instruction inculquée. C’est à chacun de travailler avec ses outils, à chacun de faire le chemin, dans l’expérience concrète. Le Yin et le Yang incarnent les qualités passives et actives des phénomènes. La colère est l’ennemi public numéro 1 mais dessous il y a toujours de la peur. En fait, sous toutes les émotions, il y a de la peur, souvent, la peur de ne pas être aimé. Pour surmonter nos peurs, nous fixons des cadres qui nous paralysent. De ce fait, nous détestons le changement. Quand je suis malade la question est : « Quel changement est-ce que je n’accepte pas en ce moment ? » . Il faut régulièrement casser les habitudes dans lesquelles on vit pour recommencer autrement. Il en va de même pour les relations humaines. Provoquer les changements, c’est un entraînement à l’adaptation. Chaque humain est responsable de son existence, de son développement affectif, social, spirituel et de sa santé. Toutes mes paroles, tous mes actes ont des conséquences, ma responsabilité est donc grande, je dois faire attention à tout ce que je fais et à tout ce que je dis.
Sourire c’est important.

Par défaut
Clichés/citations

Le passage

20130824-131137.jpg
Photo/Gilles Dalliere, cimetière russe de Menton

La mort n’est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour l’autre,
Nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.
Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas un ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Pris, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
Comme il l’a toujours été,
Sans emphase d’aucune sorte,
Sans trace d’ombre.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée
Parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends, je ne suis pas loin.
Juste de l’autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien.

HENRY SCOTT HOLLAND (d’après une prière de Saint Augustin)

Par défaut
Clichés/citations, Clichés/photos, Clichés/voyage

Où que me porte mon voyage…

20130805-115856.jpg
Photo/Gilles Dallière, Délos, Grèce

« Mais que cherchent-elles, nos âmes, à voyager ainsi
Sur des ponts de bateaux délabrés,
Entassées parmi des femmes blêmes et des enfants qui pleurent,
Que ne peuvent distraire ni les poissons volants
Ni les étoiles que les mâts désignent de leur pointe ;
Liées sans le vouloir à d’inopérants pèlerinages?
Murmurant en langues étrangères les miettes de pensées?

Mais que cherchent-elles nos âmes à voyager ainsi
De port en port
Sur des coques pourries?

Déplaçant des pierres éclatées, respirant
La fraîcheur des pins plus péniblement chaque jour,
Nageant tantôt dans les eaux d’une mer
Et tantôt dans celles d’une autre mer,
Sans contact,
Sans hommes,
Dans un pays qui n’est plus le nôtre
Ni le vôtre non plus.
Nous le savions qu’elles étaient belles, les îles
Quelque part près du lieu où nous allons à l’aveuglette,
Un peu plus bas, un peu plus haut,
À une distance infime. »

Georges Séféris

Par défaut
Clichés/citations

Casta Diva

20130729-203336.jpg
Maria Callas

La maison est silencieuse. Je suis dans la chambre fraîche du premier étage, je viens de boire un verre de vin blanc, le vent c’est levé dans les ombres de la terrasse. Je mets le « Casta Diva » de la Norma de Bellini chanté par Maria Callas que j’aime tant, et ce soir, comme tous les soirs, mes lèvres articulent le bouleversant récitatif de la prêtresse
« Casta diva che inargenti
Queste sacre antiche piante
A noi volgi il bel sembiante
Senza nube e senza vel
Casta diva…
Tempra o diva
Tempra tu de’ cori ardenti
Tempra ancoralo zelo audace
Casta diva…
E senza vel. »
Je chante pour moi, en silence, le visage tourné vers la mer obscure.

Par défaut
Clichés/citations

Joyce

20130725-195705.jpg

À la joie de cette journée … Le pouvoir du moment présent, là ce trouve la transformation de la conscience : en vivant dans l’instant présent, nous transcendons notre ego et accédons à un état de légèreté et de bien être.

Par défaut
Clichés/citations, Clichés/photos

« The light »

inde
Photho/Gilles Dallière, Inde

Master : What is the light for you?
Disciple : For me by day (it is) the sun, by night, a lamp.
M : What is the light that perceives that light?
D : The eye.
M : What is the light that illumines the eye?
D : That light is the intellect.
M : What is the light that knows the intellect?
D : It is the « I ».
M : You are (therefore) the supreme light of (all) lights.
D : That truly am i.

Sri Ramanaya

Par défaut
Clichés/citations, Clichés/photos, Clichés/voyage

« India song »

inde

inde (1)

inde
Photo/Gilles Dallière, New Delhi

L’Inde chante, n’oubliez pas cela, l’Inde chante.
Partout, depuis Ceylan jusqu’à l’Himalaya,
on chante. Quelque chose d’intense et de constant
les accompagne, un chant qui ne les « détache » pas.
Peut-on être tout à fait malheureux quand on chante ?
Non, il y a un désespoir froid qui n’existe pas ici.
Un désespoir sans recours et sans au-delà
qui n’existe que chez nous.

Henri Michaux, Un barbare en Asie

« India sings, do not forget that, India sings.
Everywhere, from Ceylon to the Himalayas,
they sing. Something intense and constant
accompanies them, a song that does not « detach » them.
Can one be entirely unhappy when one sings?
No, there is a cold despair that does not exist here.
A despair without hope of issue, and with nothing
to look forward to, that is to be found nowhere
but among ourselves. »

Henri Michaux, A barbarian in Asia

Par défaut