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Archives de Catégorie: Clichés/architecture
Le temps qui passe…
Les coucous de Chadwick Rantanen, hôtel particulier, Grand Ménage, Paris, gildalliere, 2021
La galerie bruxelloise et new-yorkaise Clearing a présenté le week-end dernier une exposition des œuvres de trente cinq artistes à Paris. Ce projet baptisé « Grand Ménage » dépoussière un magnifique hôtel particulier du 7e arrondissement chargé des stigmates du passé. Dans la chambre, sur une tapisserie cramoisie les coucous de Chadwick Rantanen marquent le temps qui passe.
Les pampilles du grand salon, rue de l’université, Paris, gildalliere, 2021
Certaines images, pourquoi celles-là entre toutes ? Ont ce pouvoir sur l’homme de pénétrer si profondément son esprit qu’à leur tour, elles entraînent sa chute dans une profondeur sans image dont il ne peut plus s’extraire. Son esprit reste intensément fixé sur lui-même comme sur un horizon dur où rien n’apparaît ni jamais ne devient.
Ombres portées, rue Darwin, Paris, gildalliere, 2021
Juste avant l’orage, une lumière crue est venue briser la symétrie des ombres portées sur les rideaux du rez-de-chaussée. Les lignes se superposent, parfois s’harmonisent. La lumière est immatérielle et un épais silence semble peser derrière les rideaux fermés évocateurs d’un temps suspendu, d’un temps immobile, en équilibre entre la présence et l’absence.
Pour honorer l’incontestable icône du chic français, le Palais Galliera s’est refait une beauté. Un tel choix s’imposait puisque la maison Chanel a financé l’agrandissement du musée de la Mode de la Ville de Paris. Une rénovation de fond en comble pour rendre hommage à une robe droite, un cardigan, une marinière, un sac matelassé, une paire d’escarpins bicolores et des tailleurs en veux-tu en voilà. On y ajoute des bijoux fantaisie à porter sur une seule couleur : le noir. D’ailleurs tout est noir, la scénographie, l’histoire, sauf l’espace consacré au parfum ; le cinquième bien-sûr qui ne sent ni la rose ni le jasmin mais dont toutes les femmes du monde entier s’aspergent. « Gabrielle Chanel. Manifeste de mode » est une invitation à découvrir le style et l’élégance.
Dior sur les Champs-Elysées, Paris, gildalliere, 2021
Dans le royaume des rêves, le monde du luxe est une façade en trompe-l’œil. Une fresque poétique de toiles blanches, célébrant le savoir-faire des ateliers de la maison Dior. La marque de luxe allie l’audace, l’excellence et la virtuosité architecturale face à l’orage qui gronde sur les Champs-Élysées.
Les escaliers du musée Carnavalet, 2ème étage, Paris, gildalliere, 2021
Au nouveau musée Carnavalet, modernité oblige. En partenariat avec le cabinet norvégien Snøhetta, chargé des rapports contemporains, d’impressionnants escaliers en acier en forme de toboggans font effet d’un seul et unique faisceau reliant les différents espaces d’expositions entre eux. C’est un musée conçu comme un décor, c’est le théâtre de l’histoire de Paris.
L’escalier d’honneur du musée Carnavalet, musée de l’histoire de Paris, gildalliere, 2021
Le nouveau musée Carnavalet relève le défi de raconter l’histoire de Paris sur 3900 m2. Pensé comme un voyage authentique dans le passé et le présent de la capitale, le nouveau parcours construit pour la première fois selon un fil chronologique continu, dévoile sur quatre niveaux ses plus grands trésors historiques, de la préhistoire à nos jours.
Les escaliers de la Bourse de Commerce, réflection, Paris, gildalliere, 2021
Dans l’obscurité de la cage d’escalier, à travers les murs de verre, la réflexion des lignes de lumières des frères Bouroullec dessine des horizons de cristal. Elles reflètent le garde-corps de l’escalier comme des chaînes. Elles grimpent sur une vingtaine de mètres comme une colonne vertébrale et brillent comme des éclairs nocturnes. Elles se croisent en laissant derrière elles le passé, en laissant derrière elles le présent ; elles continuent, et se pressent vers le futur.
Dans cette mise en scène de Urs Fischer, une réplique de chaise de bureau, un homme debout et une copie grandeur nature de l’Enlèvement des Sabines de Jean de Bologne (XVIe s), l’art se décompose. La lente déliquescence de la cire exprime avec force la condition putrescible du biologique et dit ici quelque chose de la finitude même des civilisations. Doucement, graduellement, l’homme s’affaisse et s’effondre. Il ne restera à la fin de l’exposition qu’une traînée de cire. Le regard se perd dans la projection des ombres de la coupole, et les œuvres sombrent.
Galerie avec vue, Bourse de Commerce, collection Pinault, Paris, gildalliere, 2021
J’aime les fenêtres, les portes, les seuils, les passages étroits, ceux qui sont obscurs, mais à travers lesquels on rejoint la lumière du soleil, l’architecture, la coupole de la bourse de Commerce, collection Pinault ; l’extase certainement.