Dialogue avec la grâce…

« Tu t’es lovée
Comme une perle entrouverte
Pudique et résignée 
Comme la nacre de tes ailes 
L’éther n’avait plus besoin de belles cantilènes
Le musc s’évadait de la seule bouche de l’air qui t’aime 
Mais ce visage reflétant ensemble l’amour et la détresse 
Révélait-il un paysage d’ombre surgi du fond de la tristesse ? »


Poème de Philippe Siméon, photo Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre IV ; DIALOGUE AVEC LA GRÂCE, aux éditions St.Honoré. Parution fin juillet.

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Dialogue avec la grâce …

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Bal Samand palace…

Bal Samand palace, Jodphur, Inde, gildalliere, 2004

« Rassasie-Toi de nos offrandes déposées au pied de tes autels
Rassasie-nous de Tes bontés étalées partout dans le ciel. 
Les généreuses chimères durant tant de vies engrangées 
Nous prédisposent à un abandon de nos attributs à Tes pieds
Et l’utopie inavouable de la fidélité à notre foi
Fera de nous des parcelles de lumières accolées à Ta loi
Des modèles d’hommes sur la terre… et dans Ton royaume des Rois ».

Poème de Philippe Siméon, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre V ; LES CHANTS DE LA DVEKUT, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Bal Samand palace…

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Où que me porte mon voyage…

C’est la suite de la promotion du livre « LE LIVRE DES INVOCATIONS » de Philippe Siméon illustré par mes images. Mais ce soir je devrais être sous ces oliviers en Grèce dans mon île préférée et malheureusement un accident m’oblige à rester à Paris . Cette photo ouvre le premier chapitre du livre dont voici le texte.

« Apprends-moi à vivre avec le monde 
Sans vies passées
Sans sentiment de finitude 
Et sans convoitise entre les pieds
Apprends-moi à renaître simple et frêle 
Comme un oiseau 
Qui ne s’effarouche que devant les défis des vents et des eaux ». 

Poème de Philippe Siméon, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre I ; SUITES CHAMANIQUES, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Où que me porte mon voyage…

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Ode à ma vierge…

« Ce soir votre corps est un bréviaire 
Une haute source de paroles qui s’égrènent d’un chapelet 
Entre les angles de mon temple qui de votre absence, se défait 
Ce soir votre âme est une danse 
Elle emporte dans ses rondes une inépuisable force de partage
Avec les arbres et les anges qui se mêlent à vos images 
Ce soir votre sein est une idole
Il converse avec le monde tant il se donne à sucer 
Aux acrobates de la lune et à tous les démons de l’infortune ». 

Poème de Philippe Siméon, photographie de Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre II ; ODE À MA VIERGE, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Ode à ma vierge…

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Le livre des invocations. Nathanaël…

« Nathanaël… Nathanaël
Apprends à faire de chacune de tes certitudes 
Une énigme et une interrogation fertiles
À imprimer à chacun de tes élans et de tes gestes 
La retenue de la décence solitaire 
Afin que ta vie elle-même 
S’imprègne de cette vertu féconde 
Qui fera que tu ne vivras pas que pour conquérir 
Mais pour comprendre et favoriser 
Ces êtres et ces choses que le destin jettera sur ton lumineux chemin ».
Poème de Philippe Siméon, photographies de Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre III ; LE CYCLE DE NATHANAËL, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Le livre des invocations. Nathanaël…

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Les mémoires d’Hadrien…

Antinous dit Antinous d’Ecouen, favori de l’empereur romain Hadrien, copie du 18e siècle, musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

« L’amour, le plus sage des dieux… Mais l’amour n’était pas responsable de cette négligence, de ces duretés, de cette indifférence mêlée à la passion comme le sable à l’or charrié par un fleuve, de ce grossier aveuglement d’homme trop heureux, et qui vieillit. Avais-je pu être si épaissement satisfait ? Antinoüs était mort. Loin d’aimer trop, comme sans doute Servianus à ce moment le prétendait à Rome, je n’avais pas assez aimé pour obliger cet enfant à vivre. »
Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, « Saeculum aureum », 1951 Éditions Gallimard.

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Antinoüs Mondragone…

Portrait d’Antinous Mondragone, marbre, antiquités, Rome, 100 av. J.-C. -_500 ap. J.-C., musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Hier après-midi, j’ai fait la connaissance d’Antinoüs Mondragone au Louvre. Il n’a que seize ans. Sa tête s’incline en avant sous le poids de sa chevelure nocturne. Son visage est large, l’allongement de ses paupières fait paraître ses yeux obliques. Il se caractérise par sa crédulité et son ignorance. Face à moi, son attribut premier est sa beauté…Autour de moi, le silence…Antinoüs, idéaliste et exalté est mort. Il s’est suicidé à vingt ans par amour pour l’empereur Hadrien qui ne connaissait que le désir et son assouvissement. Hadrien, mal à l’aise devant la force du sentiment de son jeune amant le blesse moralement et physiquement. Éperdument malheureux il transformera cet amour en œuvre d’art n’ayant pas le droit de déprécier le singulier chef-d’œuvre que fut son départ.

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Antinoüs Mondragone…

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Sur les traces d’un passé glorieux…

Détail des portes des salons d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Le blanc et l’or dominent sur les lambris des salons de réception de l’Hôtel de la Marine. Le vert émeraude des damas s’impose contre les tons pastels et les motifs fleuris dans l’ameublement des appartements du XVIIIe siècle. La redécouverte des formes antiques encourage la multiplication des pilastres cannelés, des chambranles surchargés, des trépieds, des cassolettes, vases à la grecque ou amours pompéiens. Tout ici donne à voir le cadre d’une société brillante. Les glands réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont ici tissés d’or et encadrés de lumière. 

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Hors du temps…

Détail de la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Dans la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, je reste fasciné par le clair-obscur et le travail des cinquante corps de métier qui ont contribué à la restauration du monument. La chambre croule sous les damas, les velours et les soieries d’époque. Le rouge domine les motifs néoclassiques et donne à l’ensemble un cachet incomparable. Les fantastiques glands de rideaux, réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont d’une sophistication inégalée.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

L’escalier d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

L’Hôtel de la Marine a été construit entre 1757 et 1774 sur les plans de Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du roi Louis XV. Les décorateurs, Joseph Achkar et Michel Charrière, ambassadeurs du siècle des lumières, lèvent le voile sur ce chantier hors norme où le décor s’exprime en majesté. Ils sont allés dans le sens du lieu que Pierre-Élisabeth Fontanieu, intendant du Garde Meuble en fait : le premier musée des Arts décoratifs de France, où toute l’Europe se déplace pour venir voir les collections du roi. L’escalier d’honneur est une prouesse architecturale. En effet, les poussées sont rejetées sur les murs d’appui donnant sur la place de la Concorde et le passage de l’Horloge.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

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