Clichés/photos, Clichés/voyage

Perfection formelle

2005-06-27 à 15-51-28
Photo/Gilles Dallière/Milan.
Ce n’est pas un hasard si, en tant qu’architecte d’intérieur de formation, je consacre l’essentiel de mon travail photographique au paysage urbain et à l’architecture. Au fond d’un couloir, dans un immeuble milanais des années 60, cette photo invite à la réflexion. L’image est sombre, statique, épurée, saisie dans sa frontalité, elle offre au regard l’envie d’ouvrir cette porte austère sculptée par l’ombre et la lumière. Qui y a t’il derrière : le mystère.

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Photos/Marco Maria Zanin/Spazio Tadini/Milan.
Du 15 au 28 janvier, à Milan, oui je vous fait bouger un peu, La galerie Tadini expose « Il suono dei Luoghi », les paysages de la vénétie au coeur des brumes de l’hiver, qui se heurtent aux structures de la ville de San Paolo au Brésil. Le dialogue est étonnant, il réveille la photographie et plus prosaïquement, la commande publique en la matière. Ici, chaque lieu, chaque perspective, sont le souvenir des impressions de Marco Maria Zanin. Il nous montre le calme sous la brume de sa terre et la violence du désordre et de la désolation d’une mégapole. Il nous raconte que la cicatrisation, le retour de l’aménité ne se font pas sans une autre violence.
http://www.spaziotadini.it
http://www.marcomariazanin.com

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« Le son des lieux »

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Photos/Jacques Blanc/Téodora galerie
La galerie Teodora expose les photographies sur or de Jacques Blanc. Elle est située au centre de Paris au cœur du « carré rive droite », 25 rue de Penthièvre dans le 8ème arrondissement. Fondée en Janvier 2012 par Gérard Hermet, elle promeut des artistes contemporains dont les œuvres traduisent les traits de force de notre société. Jacques Blanc est né à Nice, il passera trois années au Canada où il obtiendra une bourse d’études pour un « Master of Art ». La passion des cultures l’entraîne en Martinique puis en Norvège. Il se consacre à la littérature, la musique, le design. À Paris il devient rédacteur puis directeur artistique d’une grande agence publicitaire. En 2007 il part à Londres. Il travaille l’or sur différentes surfaces, la peau, l’aluminium des voitures, la toile et la photographie. La passion de l’image et de l’innovation poussent Jacques blanc à faire des oeuvres toutes réalisées à partir de feuille d’or de 24 carats, l’or est presque aussi ancien que la terre elle-même. Sa rareté, son éclat, sa pérennité en ont fait le métal précieux le plus prestigieux d’aujourd’hui et le travail miniaturisé du photographe est d’une beauté presque irréelle.
Du 17 au 28 janvier.
http://www.teodora.fr

Clichés/expositions

Précieuses miniatures

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Clichés/expositions

La beauté de l’underground au Grand Palais et au musée Rodin


Photos/Robert Mapplethorpe
De l’underground du New York gay des années 1970, voici le retour fulgurant d’un homme pressé, trop vite fauché par le sida. Robert Mapplethorpe est l’un des plus grands maîtres d’un noir et blanc extrêmement stylisé. Il réalise des portraits, des nus, des natures mortes, des sexes en majesté. Au-delà de la puissance érotique qui fait la célébrité de son oeuvre, l’exposition présente la dimension classique du travail de l’artiste et sa recherche de la perfection esthétique, à travers plus de 200 images qui couvre toute sa carrière. Deux expositions entre nus féminins de l’un et nus masculins de l’autre.
L’été sera chaud à Paris.
http://www.grandpalais.fr du 26 mars au 14 juillet
http://www.musee-rodin.fr du 8 avril au 21 septembre

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Clichés/photos

coup de foudre

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Photo/Hiroshi Sugimoto « Lightning Fields ».
À Anvers dans la maison de Boris Vervoordt j’ai été foudroyé par une photo qui fait partie des derniers travaux photographiques de l’artiste Hiroshi Sugimoto. Ces « champs d’éclairs » qui datent de 2009, et les « dessins photogéniques », des tirages monumentaux, sont presque inédits en Europe. Ils sont issues d’une réflexion sur l’invention, la nature et l’histoire de la photographie. Il expose bien entendu à Arles les « Couleurs de l’ombre ». Hermès Éditeur le repère en Asie, un dialogue inventif s’instaure entre l’artiste et la maison d’édition. Après un long travail, Hiroshi Sugimoto propose une épiphanie chromatique à fixer sur des carrés de soie. Place à l’abstraction des « Couleurs de l’ombre », aujourd’hui, 20 carrés édités en 7 exemplaires repoussent les limites d’un savoir-faire traditionnel.

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Clichés/voyage

Le voyage des Indes


Photos/Gilles Dallière, Inde.
Promenez-vous au coeur de cette richesse en étant guidé par la lumière indienne, celle du soleil comme celle de la pensée. Ces quelques clichés ne sont qu’une approche intuitive n’oubliant rien des principaux aspects de la culture mais qui laisse également aux visages le soin de les exprimer. Un voyage circulaire qui évoque un mandala avec, comme principales divinités, la beauté et l’inattendu.

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2012-10-05 à 10-08-42
Photo/Richard Alcock/réalisation/Gilles Dallière, Andrézieux Bouthéon.
Il existe à jamais dans le monde une âme indépendante, nihiliste. Dans ce tague, on y voit que l’éveillé se défit de son propre prestige, recommandant de faire confiance à l’enseignement proprement dit, et non pas à la personne du maître. C’est le silence qui règne dans l’ombre de ce sourire. Comme le dira le Dalaï-lama, l’hypothèse d’un dieu créateur fait naître plus de problèmes qu’elle n’en résout.
« Lucerne », 100% soie en 135cm de large, Colefax and Fowler. Embrasse « Duchesse », avec support en aluminium, Sahco. « Chimère Poudré », 50% lin, 50% coton en 300cm de large, créations Métaphores. « Addo », 100% polyester en 140cm de large, Osborne & Little. « Frolic », 100% lin, Donghia, Rubelli.

Clichés/tendances

La corde de la pensée

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Les bleus de Mogador

2004-08-23 à 17-44-56
Photo/Gilles Dallière, Essaouira.
La lumière est prometteuse. Elle irise, esquisse et caresse les formes de toutes ces barques de pêche. Elle noie de bleu les lointains brumeux. Il fait juste jour. Il est tôt. bientôt il y aura des visages en sueurs, la lumière sera plein soleil et il mord le bougre, sans discernement. Il brûle, étouffe, endort. Là il me reste encore les odeurs du port, les parfums des filets remontés et des cuisines de brousse. C’est la magie du port d’Essaouira.

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Un voyage intime

2007-03-20 à 18-55-31
Photo/Gilles Dallière, Marrakech.
Se perdre dans la Médina, c’est se perdre vraiment, ne plus du tout savoir où l’on est, se retrouver bloqué contre un mur et s’agacer, ne plus retrouver son chemin et se désespérer. Mais savoir sortir des sentiers battus, prendre une ruelle déserte, loin des touristes, pénétrer, dans une vie intime, habitée, secrète, c’est çà là vraie différence et ceux qui l’aiment, la retrouveront.

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Le temps passe

2008-05-13 à 20-31-46
Photo/Gilles Dallière, Essaouira.
Le temps passe, mais l’âme de Mogador ne change pas. Érigée sous le protectorat français, l’horloge d’Essaouira est devenue un point de rendez-vous, bien plus qu’un moyen d’avoir la bonne heure. Aujourd’hui, pour ses 100 ans, on la redécouvre parée d’un crépis flambant neuf, repeinte, ravalée, rénovée. Au pays du soleil couchant, où depuis plusieurs siècles l’appel à la prière rythme les journées, rappelant à qui veut que le jour se lève, avance, décline et se couche inexorablement, L’horloge d’Essaouira, dont la tour n’est pas sans rappeler celles des minarets de la médina, vient de faire peau neuve. Située dans l’alignement de la porte Bab Sbaâ, surplombant la place Chefchaouni et ses caoutchoucs encore vivaces, la revoici comme neuve, dans l’encadrement des remparts, entièrement re-liftée, ses rambardes de bois peintes en bleu franc. Immuable repère et point de rendez-vous de la médina, son cadran est enfin remonté, et elle sonne les heures. Cette jolie tour carrée vient enfin de prendre tout sons sens, et Essaouira lui devait bien ça.

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