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hercule et Cacus Florence  copie
Photo/Gilles Dallière Florence 1998
Après la clôture de l’exposition sur les dessins de Polidoro de Caravaggio, s’ouvre une nouvelle présentation dédiée à un maître italien de la Renaissance tout aussi « fascinant mais difficile », selon la très juste expression trouvée par Carel van Tuyl dans son remarquable essai d’introduction au catalogue. Le Louvre a en effet décidé de mettre à l’honneur Baccio Bandinelli (1493-1560), souvent relégué à l’arrière-plan d’une scène florentine qu’on estime dominée par Pontormo ou Cellini. Et malgré les louanges de Vasari, passé par son atelier, l’historiographie a construit son jugement à partir d’un quiproquo. Définissant avant tout Bandinelli par rapport à Michel-Ange, la critique a durablement fait de notre artiste un malheureux rival, un épigone maladroit, un pâle reflet du « divin » génie. On s’en doute, le parti pris de l’exposition va à l’encontre de ce postulat1, en montrant l’importance et l’originalité d’un maître du disegno, sculpteur et peintre, favorisé par les Médicis durant toute sa carrière. Et franchement la plastique est magnifique.

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Au-delà de la géométrie

Milan 2001
Photo/Gilles Dallière, Milan 2001
La pierre posée sur le sol de l’atelier de Gennaro Avallone à Milan est une forme liée au sacré, l’instant où le statut de matériau et le statut de forme cohabitent. L’attrait que suscite la forme simple puise sa source dans l’expression de la vie. La pierre est comme suspendue entre le matériel et l’immatériel qui évoque la fluidité de la brillance sur laquelle elle flotte. La tension de la surface est déterminée par l’ombre et la lumière. Le mur vertical symbolise la façon dont le vide et le plein s’engendre l’un à l’autre. Au-delà de cette géométrie, La silhouette retrouve dans sa simplicité dynamique une forme presque archaïque, pure et génératrice.
http://laboratorioavallone.com

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Full body

cimetière Milan Gilles Dalliere
Photo/Gilles Dallière, Milan 2006

« Il Monumentale di Milano » est un des lieux les plus extraordinaire de cette ville. J’aime les cimetières parce que l’on finit toujours par mourir. Les cimetières sont pour moi des jardins. Je les ai vu fleuris de la nostalgie, qui, d’ailleurs, sont peut-être déjà les jardins de la nostalgie pour notre existence elle-même ; l’existence que, lentement, tout doucement, nous cherchons à couvrir de fleurs et que parfois nous couvrons de cailloux, jusqu’a ce qu’on puisse la reconnaître dans le désert le plus silencieux, ou que parfois aussi nous couvrons de statues en pleurs, faites par des sculpteurs, juste pour accompagner nos rêves dans le vide.

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Géométrie de paliers

Gilles Dallière, Milan 2004
Photo/Gilles Dallière, Milan 2004
Architecte d’intérieur, je dessine. Aujourd’hui je m’essaie à la photographie. Cette image n’est pas un document car je ne crois pas qu’elle vous apprenne quoique que ce soit sur le lieu représenté que vous ne sachiez déjà, et puis quelle importance. En revanche, je crée le doute sur le statut des images, en trouvant un regard spécifique pour chacune d’entre elles. Je travaille à partir de l’architecture, elle trouve un rythme dans mon oeil et c’est là, le moment rare, où regard et tracé se superposent parfaitement, qui font du dessin une pratique irremplaçable. Le temps du dessinateur n’est pas celui du photographe et l’implication du corps n’est pas la même.

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Les bleus d’Asilah

art de rue Asilah Maroc, Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Asilah, Maroc
Asilah fut romaine, espagnole et portugaise, elle me fait penser à la cité maritime d’Essaouira en plus petit. Ses maisons blanches sont agrémentées d’un bleu et d’un vert lumineux qui la distinguent des autres villes. Le street-art, les fresques ornent les murs de la ville ancienne, oasis de culture. Quand on rentre par la porte de la mer dans la médina, elle nous invite à flâner au hasard de ses ruelles colorées. Qu’importe que le vent s’amuse des oeuvres accrochées dans le ciel, la cité est magique.

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Une classique envolée

Milan 2005 Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Milan 2005
Il règne dans cet escalier un solennel silence, impressionnant. Ce palazzo est mystérieusement oppressant, comme s’il renfermait des secrets. Le décor est splendide, le silence me trouble, c’est le silence de toutes les solitudes. Cette harmonie secrète qui mène à l’indolence, vous donne l’envie de laisser le temps couler et d’observer ces marches dont la hauteur est diminuée afin de rendre plus solennelle l’ascension depuis l’entrée du palais jusqu’au galeries ouvertes sur la cour. Une visite que je fais chaque année, symbole de l’ascension vers la connaissance.

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L’architecture de l’urbanisme

Firminy  Le Corbusier Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Firminy
Le site Le Corbusier de Firminy, dans la Loire a été construit par Édouard Charles Jeanneret ( mais il a fait quoi Le Corbusier). C’est en 2003 que les travaux de l’église reprirent après 30 ans d’arrêt. L’ouvrage fut inauguré en 2006 pour la première biennale du design à Saint Étienne. Quelle souvenir, devant l’extase des journalistes face aux HLM de mon enfance, crées pour les mineurs et les ouvriers des usines de métallurgie, tout comme le stade municipal. Aujourd’hui, l’église Saint Pierre est classée monument historique. Le béton sert surtout à témoigner de l’oeuvre architecturale de « Le Corbusier ». C’est la lumière qui pénètre dans l’église par ces orifices géométriques rouges, jaunes, verts, bleus qui dessinent la constellation d’Orion qui me fascine toujours. Cette architecture est puissante et Jeanneret, l’éternel maître d’oeuvre de ce mouvement moderne, il faut lui rendre hommage.

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Transportation, héritage et modernité

Mine de St Etienne - 2009 Photo Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Saint Etienne, 2009
Grand emblème de l’aventure industrielle du territoire stéphanois, que j’ai bien connu, le site Couriot est un ancien site minier qui forme un ensemble d’un peu plus de vingt hectares, à deux pas du centre ville qu’il domine de toute la hauteur de ses deux terrils. Aujourd’hui le site est un musée qui nous parle des hommes d’hier et de ce que nous sommes aujourd’hui. L’exceptionnelle qualité du lieu s’ouvre à de nombreuses interventions artistiques qui font encore autrement résonner la mine, classé monument historique. J’y reste des heures fasciné par les jeux de l’ombre et de la lumière.

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Sur les traces d’Ulysse


Depuis sa création il y a quatre ans, Photomed, si son point d’ancrage reste Sanary-sur-mer, s’est tourné vers les rives de la Méditerranée et a développé en 2013 avec Monaco et le Liban des liens étroits.
Son ambition : s’exporter vers d’autres pays et pérenniser les alliances actuelles. Le festival met en avant les photographes méditerranéens et les photographies de la Méditerranée, pour permettre aux publics, professionnels comme visiteurs, de découvrir de nouveaux talents ou redécouvrir des photographes de renom et de mieux comprendre ce que les méditerranéens ont en commun.
La liste des intervenants est en ligne sur le site :
http://www.festivalphotomed.com

photomed-affiche-2014-2540-v21

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Alger la blanche

ruine Algérie Gilles Dalliere
Photo/Gilles Dallière, Alger
Zahia est partie en Algérie, retrouver sa famille, je pense à elle, ce voyage doit être très émouvant. Je suis allé une seule fois à Alger, pour le reportage de la maison « des oliviers », où Charles de Gaulle s’installe pendant la deuxième guerre mondiale. J’ai vraiment aimé cette ville, la basse Casbah, le quartier de la Marine, la place des Martyrs. Son front de mer est tout blanc comme le boulevard Khémisti qui donne sur le jardin de l’horloge et tous ces bâtiments construits par de très grands architectes. c’est un pays magnifique, qui s’ouvre, encore sauvage et qui m’a emmené jusqu’a Tipaza sur les traces d’Albert Camus. inoubliable.

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