l’épure géométrique

kérylos, détail d'architecture, gildalliere, 2017.jpg
Photo/Gilles Dalliere

C’est un lieu qu’il faut humer. Un lieu où les logiques ne sont pas que de marbre mais vouées à construire d’impossibles extases. Un lieu où l’on boit le bleu du ciel et le vert émeraude de la mer. Un lieu où il faut admirer l’immuable architecture que l’histoire nous laisse disponible. Un lieu où il faut se reconnecter à l’alfa et à l’omega. Un lieu où l’essentiel ne se commente pas. Une maison où sa grille, sa porte d’entrée, ses mosaïques, ses couloirs, ses escaliers, ses ouvertures, les lumières, la chaleur, les vues, les espaces et les non-espaces, les séparations et les non-séparations se vivent pleinement.

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l’épure géométrique

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Ici finit l’été

Terrain à vendre, gildalliere, Kithera, 2015
Photo/Gilles Dalliere

Sur un long bout de route, il y a ce vide entretenu et cet arbre épuisé par l’ombre qu’il projette. L’air est desséché par les derniers rayons d’un soleil qui cogne sur le petit cube blanc comme une tâche de lumière qui domine un paysage cinématographique.

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Ici finit l’été

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Une place au paradis

le soleil levant, cimetière, Nice, gildalliere, 2017-Modifier.jpeg
Photo/Gilles Dalliere

J’aime les cimetières parce que l’on finit toujours par mourir… J’aime ce silence pétrifié… J’aime ces architectures de la nostalgie que nous cherchons à couvrir de fleurs et que parfois nous couvrons de statues faites par des sculpteurs pour accompagner nos rêves dans le vide… Dans celui-ci, l’art funéraire est remarquable. C’est un musée à ciel ouvert. Sur une des urnes, à l’entrée du cimetière j’ai été frappé par cette inscription : « Ils m’ont bien persécuté et pourtant ils ne m’ont pas abattu ». Plus loin, une autre « renferme du savon à la graisse humaine fabriqué par les allemands du IIIe Reich avec les corps de nos frères déportés ». Le temps passe mais il n’efface ni la douleur ni le souvenir. À Nice, J’aimerais que toute la tristesse du monde se dissipe mieux dans les vents du cimetière de la colline du château.

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Une place au paradis

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Ma petite sirène

Altan, Paris, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dalliere

Adulte ? Jamais. Voilà pourquoi, dans le bonheur, je ne me suis pas laissé aller, toujours égal à l’inexprimé, à l’origine de ce que je suis. Je me suis fait tatouer une petite sirène bleue comme les veines où elle nage. Elle dort sur mon épaule et quand elle se réveille, elle ne chante que pour moi.

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Ma petite sirène

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LE SOURIRE

Maman, Nice, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dalliere

Maman glisse dans le désir de partager ce moment de rêve. Ou bien est-ce le souvenir d’un rêve qui glisse sur son sourire?

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Le sourire

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LA CHAMBRE ROSE

La chambre rose, Kithera, gildalliere, 2015Modifier
Photo/Gilles Dalliere

La lumière fend la poussière. Les murs sont piqués par la vétusté. Derrière la fenêtre fracassée , le jour est immobile. Le vent souffle avec force et dehors tout bruisse, même le rose de la chambre qui coure le long des murs, épuisé.

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La chambre rose

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E LA NAVE VA

la nave va, Nice, gildalliere, 2017-Modifier.jpg

Photo/Gilles Dalliere

Le bateau accompagne les cendres d’une cantatrice qui doivent être dispersées au large de son île natale. Le naufrage d’un monde artistique raffiné et décadent face à la brutalité de la politique. E la nave va.

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E la nave va

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Le reflet

Reflet, Nice, gildalliere, 2017

Photo/Gilles Dalliere

Le soleil perce le silence d’un ciel lourd et gris emmenant avec lui le reflet de la chaise, gardienne de la mer. Sans bruit elle en oublie l’empreinte de la vie.

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Le reflet

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DEVANT SOI

Maman, Nice, gildalliere, 2017.jpg

Photo/Gilles Dalliere

Le silence s’installe et plus rien ne va de soi. On prend des chemins solitaires et c’est devant soi qu’il faut se voir tourner la page qui est sous nos doigts.

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Devant soi

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Vertigo

vertigo, Kithera, gildalliere, 2017.jpg
Photo/Gilles Dalliere

Je suis hanté par ce sentiment de l’architecture, par le sens lyrique et solennel qu’ont les places, les tours, les escaliers et toutes les constructions qui forment une ville lorsque la génialité des architectes et bien souvent aussi, le hazard les disposent d’une certaine façon. Je trouve refuge dans des géométries parfaites. Ordre et linéarité. Quand à la lumière, elle est la cristallisation de cette obsession du géomètre.

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Vertigo

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