Clichés/expositions

Les couleurs de l’abstraction

Près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis la rétrospective consacrée à Sonia Delaunay au Musée national d’art moderne en 1967. Il ne vous reste plus que trois jours pour voir une exposition exceptionnelle inspirée par la puissance évocatrice de l’abstraction ouverte à tous les espaces de création. Un choix délibéré qui, de 1885 à 1979 aboutit à un langage expressif où les couleurs s’animent dans les domaines de la peinture, de la mode, de l’architecture et du design. Cet après-midi, les tissus imitaient l’effet de la mine de plomb frottée sur le papier et ses arrangements géométriques acquéraient l’opacité et la matité de la peinture à l’eau. Non, Sonia n’est pas que la femme de Robert Delaunay, mais bel et bien le symbole d’une liberté épanouie.

http://www.mam.paris.fr

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Clichés/expositions

Du bronze « Au fil de l’eau »


Elisabeth Delacarte expose Franck Evennou pour la première fois en 1991 chez Avant-Scène, et depuis cette année là, le bronze coule sous les ponts. Nous ne nous étions pas vus depuis longtemps et je trouve que son œuvre a vraiment évoluée. Il maîtrise la matière à la perfection, mais le dessin est plus poétique, presque féminin. Le geste s’est épuré, la forme s’est arrondie. Il sculpte les meubles, les objets, les luminaires, les bijoux comme un infatigable poète. Ici, nulle création est hasardeuse, c’est la même acuité de regard, la même obsession pour les choses de l’existence, la même sensualité à l’œuvre dans le design de Franck Evennou que l’on reconnaît. « Au fil de l’eau » va à l’essentiel, les lignes sont sensibles, et je dois bien avouer que ses feuilles de lotus sont une véritable révélation.
http://www.avantscene.fr

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50 interprétations du tabouret « Butterfly » de Sori Yanagi offert par Vitra, seront mises aux enchères le lundi 15 décembre 2014 à 20 heures à l’hôtel de l’Industrie 4 place Saint-Germain-des-Prés à Paris. Le peintre Gérard Garouste crée l’association La Source pour venir en aide aux enfants et aux jeunes en difficulté à développer leur créativité. Chaque année il organise une vente aux enchères de mobilier inédit. Après la « Standard Chair » de Jean Prouvé, c’est autour du « Butterfly » que cinquante designers et architectes vont s’éclater, du moins on l’espère. Les oeuvres seront exposées dès le 13 décembre à l’Hôtel de l’Industrie, cette vente aux enchères au profit de La Sourse sera dirigée de main de maître par Simon de Pury. L’occasion d’y rencontrer Nathalie Baye, ambassadrice de L’association et surtout d’y acquérir une pièce arty unique en son genre. Mes préférées : « le filet à papillon » de Franck Evennou, la « Voodoo Chair » de Ensaders, la « Ducky » de Claire Fanjul, la « Constellation » d’Éric Gizard, la « Sorry Yanagi » de Mathieu Lehanneur, « l’Arlequin » de Christian Ghion, la « Bilros » de Sam Baron, « le Jaune et le noir » de Bruno Moinard, le « Spider Stool » d’Éric Robin, la sculpture d’Hubert Le Gall sans oublier le monde riant de Jean-Charles de Castelbajac.

http://www.associationlasource.fr
http://www.facebook.com/associationlasourse
http://www.fondation-entreprise-ricard.com

Depuis plus de 20 ans, La Source soutient les enfants et les jeunes défavorisés par l’expression artistique sur ses 5 sites.

Clichés/expositions

La métamorphose du Butterfly

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Clichés/design

Nendo : créateur de l’année 2015 à Maison&Objet Paris

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Clichés/photos

Un talent affolant

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La Maison européenne de la photographie présente De faux horizons, une large exposition consacrée au dernier opus de l’espagnol Alberto Garcia-Alix, à la frontière du rêve et de l’abstrait.

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Format carré, noir et blanc, la forme reste pure dans cette déambulation au cœur « d’une vie d’inquiétude et d’angoisse ». Qu’il photographie la ville ou ses natures mortes, tout n’est que jeux d’ombre et de lumière, au point de frôler parfois l’abstraction.

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Pourtant, il n’est nullement question de désincarnation ici. Ville ou oiseau, tout est personnifié dans ses légendes éloquentes où surgit toujours la poésie. Un dos tatoué et scarifié devient Cicatrices d’un ange, et des murs qui se dressent dans le ciel sont tour à tour une Ville oubliée par elle-même ou Pas de concierge ni de voisin. Ces mots qui se posent sur les photographies sont bien la porte d’entrée dans l’intimité du monde mélancolique de Garcia-Alix. L’abstraction ne dure pas là où le photographe se fait narrateur.

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Au milieu d’une salle réservée aux portraits, les regards des sujets sont tellement intenses qu’on navigue constamment entre un sentiment de connivence avec eux et la sensation dérangeante de se faire interpeller par chacun de ces personnages atypiques. Pour nous dire quoi ? Ce que les yeux ont à dire. Le titre du portrait d’une corneille dont les yeux disparaissent dans le noir de son plumage. De quoi méditer sur notre aveuglement à voir de faux horizons.

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Mais Garcia-Alix est toujours sur le fil, à la frontière entre rêve et réalité, entre tristesse et ironie. De faux horizons, le titre de l’exposition, laisse songeur face à la sincérité des postures. Prenez cet Autoportrait caché dans ma peur où le soleil découpe la silhouette de l’homme derrière des canisses. Quelle est cette peur qu’il avoue si frontalement à son public ?

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De faux horizons, Alberto Garcia-Alix
Jusqu’au 25 janvier 2015
Dans le cadre du Mois de la Photo
Maison européenne de la photographie
5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45.
Entrée : 8 € ; tarif réduit : 4,5 €
Entrée libre le mercredi de 17h à 20h

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Clichés/expositions

Paris capitale mondiale de la photo

Alberto Garcia-Alix
Photo/Alberto Garcia-Alix
Depuis 1980, Paris vit au rythme de la photo. En novembre, les cimaises des galeries, comme la verrière du Grand Palais – où se tient le salon Paris Photo accueillent la crème de la scène artistique internationale. Ayez les yeux grand ouverts, l’image est partout. Du noir et blanc à la couleur, du cliché anonyme aux grandes signatures, l’image s’affiche partout dans la capitale durant ce 18e Mois de la photo. Un marathon qui débute à la Maison européenne de la photographie (MEP) avec le turbulent Alberto Garcia-Alix et se poursuit jusqu’au Grand Palais et Paris Photo, avec quelque 143 galeries de 35 pays.

René Burri
Photo/René Burri
René Burri, le photographe suisse (1933-2014), qui immortalisa Che Guevara le cigare au bec, est mort le 20 octobre, à quelques jours du Mois de la photo. Le Zurichois de l’agence Magnum venait d’exposer «Mouvement» à la MEP, rappel en images de ses premières amours cinématographiques.
La loi des séries.

Nicholas Nixon
Photo/Nicholas Nixon, The Brown Sisters, Boston, 2012
À Paris Photo cette année, beaucoup de belles séries à découvrir. À commencer par les légendaires Brown sisters, soit Bebe Brown Nixon et ses trois sœurs, photographiées, année après année, par Nicholas Nixon: la série complète des 40 photos sera présentée sur le stand de la Fraenkel Gallery, avant l’exposition prévue au MoMA de New York.

Pierre et Gilles
Photo/Pierre et Gilles
Musique! Daniel Templon mettra Pierre & Gilles à l’affiche pour son premier Paris Photo. Les chanteurs ont souvent été leurs sujets d’inspiration si glamour. Après Iggy Pop, Gainsbourg, Daho, Sylvie Vartan, Lio, Nina Hagen, le duo a fait le portrait de Stromae pour Numero, le cœur en bandoulière et la larme coulant sur sa peau de pêche.

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Photo/Todd Hido
L’Amérique au programme. Le sujet est inépuisable et sera d’autant plus d’actualité avec la perspective de Paris Photo Los Angeles en mars 2015. Après Robert Adams l’an dernier et Garry Winogrand cette saison au Jeu de paume, on pourra naviguer au Grand Palais dans les grands espaces du Nouveau Monde à travers la vision embuée de Todd Hido (La Galerie particulière), «sur la route»… comme Jack Kerouac!

Le Mois de la photo à Paris. Durant tout le mois de novembre. Le programme complet sur le site http://www.moisdelaphoto.fr
Paris Photo au Grand Palais. Du 13 au 16 novembre. 143 galeries et 26 éditeurs et libraires de 35 pays.
http://www.parisphoto.com

Les parisiens de Constantin
Photo/Constantin Mashinskiy
Les Parisiens de Constantin. Constantin Mashinskiy, photographe russe installé à Paris, poste chaque jour sur son blog le portrait d’un Parisien. Cette démarche originale a débuté sur un malentendu. Il y a environ un an, un inconnu lui demande une cigarette dans la rue, le photographe lui demande une photo en échange. L’inconnu accepte. La série «365 parisiens» voit le jour.
http://365parisiens.tumblr.com

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Bettina


Sa carrière débute en 1947, chez Fath. Elle représente alors la Parisienne moderne et élégante, comme une alternative plus jeune à ce que créaient Dior ou Balmain. Solicitée de partout, elle quitte le couturier pour se consacrer à sa carrière de modèle photographique. Dans les années 1950, invitée à se rendre aux États Unis par Vogue, elle intègre l’agence d’Eileen Ford. Bettina travaille avec Hubert de Givenchy lors de l’ouverture de sa maison de couture. C’est elle qui organise le premier défilé en février 1952 ; elle demande à ses amies, les plus célèbres mannequins de l’époque telles que Suzy Parker, Ivy Nicholson ou Sophie Litvak, d’y participer. Elle apparait au cours de sa carrière dans de nombreux magazines de mode et en couverture du Elle français, sa première à l’initiative du photographe Jean Chevalier. L’exception restera le Harper’s Bazaar, grand concurrent de Vogue. Paris Match lui consacre un reportage suite à une séance chez le coiffeur d’où elle ressort avec les cheveux très courts, lançant ainsi une nouvelle mode reprise plus tard par Victoire. Elle travaille avec les plus grands photographes de mode, comme Henry Clarke, Horst, Erwin Blumenfeld, Norman Parkinson, Irving Penn, Georges Dambier, Mark Shaw, Willy Maywald, Jean-Philippe Charbonnier ou Gordon Parks. L’année 1955 est le point culminant de sa carrière, elle est sollicitée de partout, s’affichant dans les magazines du monde entier. La même année elle rencontre Aly Khan, qu’elle avait déjà croisé chez Fath plusieurs années avant, et arrête sa carrière de mannequin du jour au lendemain passant de la cabine aux salons des maisons de couture, comme cliente. Mais elle travaille encore ponctuellement pour Valentino, toujours dans les relations publiques. En 1960, alors enceinte, elle survit à l’accident de voiture qui donnera la mort au Prince mais perd son enfant. En 1969, c’est Chanel qui la sollicite pour une collection, puis elle devient attachée de presse aux États-Unis pour Emmanuel Ungaro. Bettina Graziani est Commandeur des Arts et des Lettres depuis 2010 ; « Vous êtes devenu un emblème d’une certaine mode française » dira le ministre Frédéric Mitterrand lors de la cérémonie de remise de la décoration.

photographs by : Erwin Blumenfeld, Henri Cartier-Bresson, Jean-Philippe Charbonnier, Jean Chevalier, Henry Clarke, Robert Doisneau, Martin Dutkovitch, Nat Farbman, Milton Green, Gordon Parks, Irving Penn, Willy Rizzo, Emile Savitry, Maurice Zalewski.
opening
Tuesday 16th September 2014
from 7.00 pm to 10.00 pm
on show from 17th September to 2nd November 2014
everyday, 10.30 am – 7.30 pm
Wednesday and Thursday, 10.30 am – 9.00 pm
Galleria Carla Sozzani
Corso Como 10 – 20154 Milan, Italy
tel. +39 02 653531 fax +39 02 29004080
press@galleriacarlasozzani.org
http://www.galleriacarlasozzani.org

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Le temps d’une soirée


No Youth Control est une marque Fondé à New York City en 2012 par trois parisiens. Elle s’est forgée autour d’une seule idée: défendre les valeurs inhérentes à la jeunesse. La créativité, le goût du risque, la curiosité sont les piliers de l’esprit No Youth Control et la marque s’efforce de rester fidèle à ce principe dans tous ses projets. Aujourd’hui No Youth Control a posé ses valises à Paris pour ouvrir son premier espace dans le quartier des Batignolles. Hybride, le lieu est à la fois un showroom et une galerie accueillant de nombreux évènements.
Magdalena Lawniczak décide de poser ses valises et de s’intaller à Paris pour continuer à développer son travail photographique. «Daydreaming» est déjà sa seconde exposition dans la capitale française. Son style est reconnaissable et plébiscité par le monde de la mode. Utilisant de la lumière naturelle et des esthétiques minimalistes, les oeuvres de Magdalena semblent capturer des moments suspendus entre rêve et réalité. Des moments de grâce pure. Elle préfère photographier les hommes et se concentre sur l’art du portrait en particulier.


Chez No Youth Control jusqu’a fin juillet
du mercredi au dimanche, de midi à vingt heures, 41 rue des Dames – 75017 Paris
http://noyouthcontrol.com

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Clichés/expositions

« Dogs in the Living Room »

Farid Rasulov, Dogs in the Living Room
Si vous n’avez pas eu la chance d’aller voir l’installation «Ornementation» à la 55e biennale de Venise, la Galerie Rabouan Moussion présente l’œuvre de Farid Rasulov pour la première fois en France, du 6 septembre au 11 octobre 2014. Rasulov, né en 1985 en Azerbaïdjan, brouille les frontières de l’esthétisme en créant des espaces entièrement recouverts de tapis orientaux. Les sols, les murs, les meubles, les objets deviennent irrationnels. L’artiste, en franchissant la porte de la galerie, nous fait mesurer un saisissant contraste : celui qui oppose la nonchalance de ces chiens blancs à l’exquise féerie du décor qui dissimule le bâti. L’image, provocatrice, offre au regard une architecture proche du sacré rythmée par la répétition des couleurs et des motifs. La dimension architecturale et ornementale prend le pas sur la représentation figurative. Il transmue l’environnement en le faisant participer à un espace dont le centre de gravité est devenu le tapis. Telle est aussi la vocation de l’art oriental : son objet est avant tout l’environnement de l’homme, d’où le rôle déterminant de l’architecture et du décor.
Galerie Rabouan Moussion
121 rue Vieille du Temple, Paris 3.

http://www.galerie-rabouan-moussion.com

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Lignes sous haute tension


Photos/Jérôme Galland
Architecte d’intérieur et designer indépendant, Grégoire de Lafforest passe par l’agence de Bruno Moinard, de Noé Duchaufour Lawrence et de Gilles & Boissier, il développe aujourd’hui ses propres projets d’architecture intérieure et de mobilier. Il aime l’espace, le décloisonne souvent pour créer des microarchitectures en réalisant des petits volumes dans le grand. La collection Exo de Grégoire de Lafforest s’expose à la Galerie Gosserez, un travail singulier où il privilégie un dessin qui va à l’essentiel. Un jeu de disproportion sous tension où les blocs monolithiques de noyer et de marbre noir « Saint Laurent » flottent dans des exosquelettes en métal patiné noir. Une table haute, une table basse et une armoire limitées à 12 exemplaires plus un prototype.
http://www.galeriegosserez.com
http://www.gregoiredelafforest.com

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