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de rouille et de béton

Le Prés Saint Gervais

Le Prés Saint Gervais


Photo/Gilles Dallière, le Prés Saint Gervais, 2014
Entre les pilotis, le toit jardin, les fenêtres en longueur, le plan libre et la façade libre, le ruban de métal rouille. Mais proclame sa sculpturale autonomie spatiale, puissante, éblouissante, comme un vis spectaculaire entre la terre et le septième ciel. Une nouvelle poétique de l’espace.

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Un ruban en colimaçon

Le prés Saint Gervais

Le prés Saint Gervais


Photo/Gilles Dallière
Cet escalier en spirale de métal perforé sur une structure en béton s’est abandonné au Prés Saint Gervais. L’immeuble est beau mais il a vraiment besoin d’un énorme coup de pouce. C’est ici que nous avons marié Jean-Luc et Michael samedi dernier. La fête est inoubliable, et entre deux verres je me suis promené dans l’espace. Ici l’architecture s’empare de la structure. Elle a le privilège de créer la magie d’une circulation qui reste fonctionnelle, une modernité « orthodoxe » qui donne lieu à une relative diversité d’expression à l’escalier qui anime ce bâtiment d’avant-garde. À restaurer d’urgence.

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Un escalier vernaculaire

Gilles Dallière Tunisie 2011-12-29 à 13-05-44
Photo/Gilles Dallière, le Ksour de Médénine, Tunisie, 2011
Un très beau souvenir ce voyage entre Noël et le jour de l’an. Nous avons pris le temps de vivre, de marcher, de visiter et ces escaliers en terre sont étonnants. Ils sont bâtis soit en creusant le mur, soit en fixant les marches sur ce dernier en les laissant découvertes. Ils peuvent être simple, incorporés dans l’épaisseur même du torchis, comme les escaliers des jardins en terrasses. L’envolée est audacieuse et dans ce cas le délicat problème du départ est ici résolu : si les marches sont épaisses et creusées dans le mur, elles n’ont pas de sottoscala ; si elles sont indépendantes et fixées au mur, elles n’en ont pas plus.

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« Work in progress »

Escalier Bègles  Gilles Dallière 2009-12-19 à 08-51-51
Photo/Gilles Dallière, Bègles, 2009
Il est très tôt , la terre est gelée, la tête aussi et nous allons faire un catalogue de luminaire. L’escalier de l’hôtel est suspendu dans le vide. Il monte au ciel à volée droite infinie. Pour s’approcher de ce rêve, les architectes et les ingénieurs ont essayé de défier les lois de la gravité en utilisant des matériaux qui permettent des sections de plus en plus subtiles. Le béton armé, l’acier et le verre permettent au dessinateur contemporain de transformer en réalité les rêves des siècles passés. En même temps il est au bord de l’autoroute.

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De l’ascenseur et de la rampe d’accès

Milan Gilles Dallière 2005-04-09 à 12-00-42
Photo/Gilles Dallière, Milan 2005
L’ascenseur est une grande invention. Je ne le prends jamais mais son apparente commodité a relégué l’escalier à un strict rôle de remplacement, en cas de panne ou d’accident. L’escalier est si marginalisé qu’on ne l’utilise même plus pour descendre deux étage. Et pourtant je vous assure que de monter et de descendre des escaliers est un exercice des plus sains et qui convient parfaitement à ma circulation sanguine et à mes fesses. Et lorsque l’escalier est beau, il ne reste que le plaisir de le découvrir jusqu’à regarder à travers les grilles de l’ascenseur le vide mécanique de ces cages contemporaines. Autant de formes qui se sont intégrées de façon relativement naturelle, et sans grand mal. Dans un immeuble, une promenade architecturale ne peut se faire que par un escalier.

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Euphorie victorienne

Gilles Dallière Nice 2013-10-25 à 14-43-28
Photo/Gilles Dallière, Nice, 2013
La splendeur de ce hall et de son escalier nostalgique des fastes de la Riviera victorienne, c’est un rêve de luxe et de grandeur offert aujourd’hui à cette maison de repos sur la colline de Cimiez à Nice. Le bâtiment fait parti de l’ensemble architectural le plus spectaculaire de ce quartier, le Régina, ancien hôtel construit en 1896 par Sébastien-Marcel Biasini ou la reine Victoria séjourna.

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Anamorphose

Gilles Dallière Mallet steven 2010-06-11 à 17-17-59
Photo/Gilles Dallière, Paris, 2010
Rue Mallet stevens à Paris dans l’hôtel particulier de Joël et Jan Martel, il y a un escalier, cylindrique, qui articule les différents volumes des appartements. La spirale, enfermée dans le cylindre de béton se reflète dans un miroir pour y réfléchir une perspective démultipliée. Et si on prend un peu de recul l’image se déforme, elle abuse de notre sens visuel, joue de notre raison, invente une nouvelle représentation spatiale comme une anamorphose.

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Requiem pour l’escalier

Lisbonne Gilles Dallière 2007-11-24 à 11-49-45
Photo/Gilles Dallière, Lisbonne, 2007
L’escalier de l’hôtel Ritz à Lisbonne a un mouvement architectural extrêmement particulier. Son style est unique. l’hôtel est étonnant. Sa puissance est majestueuse, pénétrée d’un sérieux et d’une gravité pesante, presque sévère. Le caractère froid de sa courbe marque la volonté du mouvement confit dans la force monumentale de l’édifice. Le bâtiment est sublime.
http://www.fourseasons.com/lisbon/

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Manille gigantesque diamant brisé

Manille Gilles Dallière 2010-10-22 à 04-35-52
Photo/Gilles Dallière, Manille, 2010
La mer des Philippines n’est pas notre mer : elle effraie. Manille est une ville extrêmement dramatique et originale, d’une pauvreté angoissante. C’est un monde impossible à reconnaître. Parfois il est vrai que l’on retrouve un point de vue, un paysage dont on a l’habitude mais le climat est impossible. Sous une chaleur de plomb, l’humidité ambiante est suffocante. Dans le sourire des jeunes gens qui rentrent de leur atroce boulot, il y a un trop-plein de liberté, une sorte de folie. Tout vacille, tout est brinquebalant, tout est ouvert à tous les vents et à tous les voleurs. dans les miroirs d’eau laissés par la mousson, se déroule tous les jours un véritable spectacle clandestin. La drogue est omniprésente et loin de la culture de notre monde, les hommes ont une hélice qui les agite à l’intérieur, l’hélice du sexe, de la curiosité, de la provocation, du désir d’exister. Ce n’est pas sans danger.

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