Est-ce donc ça la vie ?

Télé travail, Paris, rue Darwin, gildalliere, 2020

Entre les clics et les hics, le jour baisse. Derrière la vitre dépolie elle est seule. sait-elle que les États Unis ont un nouveau président ?pas encore, elle est seule de cette solitude intérieure que l’on ressent parfois même en présence des autres. Elle s’est fait avaler par le grand spectacle de la pandémie, l’état d’urgence sanitaire, le télétravail, les gestes barrières, l’oppressante répétition des statistiques mortuaires. Sa vie est ralentie.
Ce qui est merveilleux, c’est qu’en ralentissant on devrait parvenir à mieux apprécier de vivre et à s’intéresser à autre chose qu’à nous-mêmes, jusqu’à se faire avaler par le grand spectacle du monde avec les arbres, les sentiments, tout ce qui vibre en ce moment autour de nous dont le retour de la démocratie en Amérique. Mais pour mesurer une pareille ardeur, il faut savoir ralentir.

Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Est-ce donc ça la vie ?

Image

La Toussaint…

Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, Institut de France, confiné, Paris, gildallière, 2020

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, 
à être compris qu’à comprendre, 
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
C’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
C’est en pardonnant qu’on est pardonné,
C’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie ».

Prière de Saint François d’Assise
La Toussaint 

Clichés/architecture, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

La Toussaint…

Image

Précieux…

Luxes, exposition, MAD, miroir Nid, Hervé Van der Straeten, robe du soir Grès, haute couture printemps-été 1976, jersey de soie drapé de Racine, Paris, gildalliere, 2020

Au MAD, « LUXES » est associé à l’histoire de l’art depuis l’antiquité. La simplicité de cette installation sensibilise le spectateur aux dimensions de l’espace. Entre le miroir « Nid » d’Hervé Van Der Straeten et la robe du soir haute couture de Grès, entre le trésor argenté de Boscoreale et l’or de la paire de boucles d’oreilles Kwoteneye Kange, ils ont raclé les murs, installé des parois nettes de toute moulure, supprimé le mot fouillis du vocabulaire. Les bijoux, les accessoires, l’art de la table, la décoration, les chinoiseries, l’ornementation, l’esprit art décoratif, le mobilier, le voyage, la mode, et le design, s’assemblent en groupe régis par la règle des proportions. L’accumulation a cédé la place à des ombres sans ombre, des surfaces calmes, des lumières choisies, venues redonner aux objets la grâce du mot précieux.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Précieux…

Image

On se fait une toile ?

Le garage, ombre et lumière, contre-jour, Saint-Raphaël, gildallière, 2020

La ténébreuse solitude de ce drap accroché à la porte fenêtre du garage me fait rêver de cinéma. 
Alors on se fait une toile ?
Au-delà du tissu, face à la piscine, au lac, et à la mer, le monde est étendu d’eau. Le vide s’est installé. Les murs n’ont pas gardé la voix des objets. Le décor est planté. Seul le contre-jour se tend avec le soleil. Il regarde passer la lumière, observe le nuage blanc des yeux et peu importe si l’envers n’est pas conforme à l’endroit, il s’obstine à multiplier ses illusions sur la faïence de la salle. Le temps passe. L’ombre fuit. Les murs ne l’ont pas retenu. Ils l’accompagneront jusqu’au soir. Alors là, les personnages pourront enfin prendre chair. Que le spectacle commence…

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

On se fait une toile ?

Image

Extravertis…

Les extravertis d’Eric Raffy, villa Alfonsa, le Dramont, Saint-Raphaël, gildalliere, 2020

À la villa Alfonsa, Éric Raffy s’est lancé dans une exploration visuelle autour de la transsexualité. D’immenses portraits colorés expérimentent l’outrance et la sensualité. Dans leurs yeux exagérés, sur leurs bouches pulpeuses, des poussières de bleu, de rose, d’orange, de jaune, s’accrochent au gris bleuté du mur. Ces hommes suspicieux apparaissent et disparaissent selon leurs humeurs. Ils égrènent les noms des visiteurs qu’ils voient passer. Près du bureau, ceux tombés du cadre colmatent de leur salive les fissures du temps. Leurs silences tassent les meubles dessinés par l’architecte designer avec élégance. Celui-ci m’observe à travers le claustra, il m’appelle dans un bruit de toile froissée, tête posée sur le désert d’un châssis vierge, le soleil couchant le colore en rouge et au moment de partir, je lui promets de revenir. Merci mes amis.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Extravertis…

Image

Riviera au naturel…

Entrée de la villa Alfonsa, réflection, gildalliere, 2020

En toile de fond Sandrine et Éric Raffy. À l’origine, la Villa Alfonsa, posée sur les hauteurs de la plage du Dramont face aux lacs des Carriers et à l’île d’Or. Au commencement, des projets d’architecture, du design, une famille recomposée, des souvenirs qui s’étirent au fil du temps qui passe. À l’arrivée, le rêve moderne d’une Méditerranée méritée. En conclusion, trois appartements et une maison privée, un décor où les gris glacés de vert de Nadine dessinent mille et une perspectives d’une richesse infinie. Les portraits fantasmés d’Éric, conscients de leurs élégances citadines « ex-travesties » que caressent amoureusement les réflexions des miroirs anonymes et des jeux de lumière. In fine, un clic, une réservation, un bol d’air et le confort d’une maison d’hôtes emportée par une soif de création qui n’a pas de frontière.

location-appartement-dramont.com

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Riviera au naturel…

Image

Le tunnel…

Le tunnel de la plage du Dramont, le passage, gildalliere, 2020

Dans la nuit souterraine de la plage du Dramont, tu marches, le regard vide à la recherche de quelque chose, dont tu ne connais même pas la nature. Dans le ciel de tes jours, les incessants nuages reflètent des ombres suffocant l’air que tu respires. Je vais bien. Quant à toi, jour après jour, tu vis sans vivre, tu subis au lieu de ressentir, tu marches sans avancer. Alors attends. Je suis là. Octobre est là. C’est bientôt ton anniversaire, n’éteins pas tes bougies abruptement avec tes doigts. Souffle plutôt sur elles en ayant toujours un souhait en tête. Un espoir. Tu peux rêver aussi grand que tu désires. C’est cela le secret de la vie.

Clichés/architecture, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le tunnel…

Image

Le premier où le second Empire…

Pauline Bonaparte, Palais Masséna, gildalliere, Nice

Pauline la scandaleuse, l’air brûle sur ton visage. Tu as offert tes seins que tes vêtements ne suffisent jamais à masquer à Antonio Canova. Tu as livré le velours de ton intimité à Borghese, et aujourd’hui tu me tournes le dos. J’ai vu qu’on t’avait déplacé, mais dès que tu es quelque part, ta sauvagerie envahit tout. Derrière les jardins du Palais Masséna, tes yeux de marbre, pleins de détours, regardent la mer. La brutalité neutre du ciel d’azur te rend molle et ronde. Il faut dire que c’est Napoléon III qu’on met en avant au Palais Masséna aujourd’hui. Alors vive Nice et le Second Empire.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le Premier où le Second Empire…

Image

Le beau est partout…

Escalier du musée national Fernand Leger, Biot, architecte, André Svetchine, gildalliere, 2020

Le transport des forces s’installe au musée Fernand Léger. L’image s’organise au niveau supérieur autour de la volée de l’escalier dessinée par l’architecte André Svetchine. Il souligne les marques du temps sur la pierre dure et sèche. Les formes prennent place, leurs fréquences s’ajustent entre-elles et tissent d’étranges correspondances avec la rigueur graphique et complexe des lignes de force du peintre. Au-dessus, le bleu légèrement perlé du ciel recouvre tout. Le silence glisse, le noir de la rampe luit, les nuages se chargent, Gilbert & George se tiennent debout devant « Les constructeurs », tableau emblématique de Fernand Léger, ils font face à l’étrange, au merveilleux, à l’inexplicable œuvre monumentale « Class War, Militant, Gateway » qu’ils exposent. Il se met à pleuvoir des trombes d’eau.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Le beau est partout…

Image

Sous les pavés de verre…

La coupole de l’hôtel Volney, Eléphant Paname, Paris, gildalliere, 2020

Sous l’impressionnante coupole en béton et pavé de verre couvrant un espace de 250 m2, ainsi font font font Laurent et Fanny Fiat, trois petits tours et puis s’en vont transformer la demeure en centre artistique. C’est la naissance d’Éléphant Paname. La danse et les arts plastiques y tiennent une grande place. L’hôtel du prince Alexandre Soltykoff, ambassadeur de Russie, a été bâti en 1856 par l’architecte Charles Rohault de Fleury, 10 rue Volney. On y trouve de très beaux décors Napoléon III. Au début du XXe siècle, le comte Greffuhle achète le logis sur la rue dans un but locatif. Les écuries sont acquises par la banque Dupont qui les fait raser. Un immeuble de quatre étages est construit par l’architecte Girod pour accueillir la clientèle et des bureaux. À l’emplacement de la cour une impressionnante coupole en béton et pavés de verre couvre un espace de 250 m2. C’est aujourd’hui une salle de spectacle. 

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Sous les pavés de verre…

Image