Clichés/expositions

« SEI », la fleur emblème absolu de séduction

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Photo/Yuriko Takagi, Sei
J’ai aimé ce soir les incroyables tirages argentiques réalisés par Yuriko Takagi exposés à la galerie Lazarew. Pour sa nouvelle exposition, « SEI », Yuriko Takagi propose une immersion troublante dans l’intimité des fleurs. 28 clichés de ces caractères qui décrivent toutes les étapes d’une vie jusqu’a la mort. 28 boutons de plantes en devenir, fleurs effeuillées, presque martyrisées pour n’en photographier que le coeur, intime, sensuel, asexué ou sexuel. les photos révèlent une beauté crue presque dérangeante. 28 mots : bleu, mort, monde, correct, contrôle, tranquillité, ouest, sacré, demande, habitat, règle, sincérité, pur, sexe, voeu, force, ordonné, esprit, éveillé, voix, conquête, prospère, trahir, omission, vie, étoile, beau, réalisation.
Un livre sur la série est en vente à la galerie.


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Sei by Yuriko Takagi, published by Editions Xavier Barral, November 2014, Hardcover, 245 x 345 mm, 68 pages, 28 B&W photographs
http://www.exb.fr

Galerie Lazarew Paris
14, rue du Perche
75003 Paris
http://www.galerie-lazarew.fr

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Clichés/expositions

Paris capitale mondiale de la photo

Alberto Garcia-Alix
Photo/Alberto Garcia-Alix
Depuis 1980, Paris vit au rythme de la photo. En novembre, les cimaises des galeries, comme la verrière du Grand Palais – où se tient le salon Paris Photo accueillent la crème de la scène artistique internationale. Ayez les yeux grand ouverts, l’image est partout. Du noir et blanc à la couleur, du cliché anonyme aux grandes signatures, l’image s’affiche partout dans la capitale durant ce 18e Mois de la photo. Un marathon qui débute à la Maison européenne de la photographie (MEP) avec le turbulent Alberto Garcia-Alix et se poursuit jusqu’au Grand Palais et Paris Photo, avec quelque 143 galeries de 35 pays.

René Burri
Photo/René Burri
René Burri, le photographe suisse (1933-2014), qui immortalisa Che Guevara le cigare au bec, est mort le 20 octobre, à quelques jours du Mois de la photo. Le Zurichois de l’agence Magnum venait d’exposer «Mouvement» à la MEP, rappel en images de ses premières amours cinématographiques.
La loi des séries.

Nicholas Nixon
Photo/Nicholas Nixon, The Brown Sisters, Boston, 2012
À Paris Photo cette année, beaucoup de belles séries à découvrir. À commencer par les légendaires Brown sisters, soit Bebe Brown Nixon et ses trois sœurs, photographiées, année après année, par Nicholas Nixon: la série complète des 40 photos sera présentée sur le stand de la Fraenkel Gallery, avant l’exposition prévue au MoMA de New York.

Pierre et Gilles
Photo/Pierre et Gilles
Musique! Daniel Templon mettra Pierre & Gilles à l’affiche pour son premier Paris Photo. Les chanteurs ont souvent été leurs sujets d’inspiration si glamour. Après Iggy Pop, Gainsbourg, Daho, Sylvie Vartan, Lio, Nina Hagen, le duo a fait le portrait de Stromae pour Numero, le cœur en bandoulière et la larme coulant sur sa peau de pêche.

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Photo/Todd Hido
L’Amérique au programme. Le sujet est inépuisable et sera d’autant plus d’actualité avec la perspective de Paris Photo Los Angeles en mars 2015. Après Robert Adams l’an dernier et Garry Winogrand cette saison au Jeu de paume, on pourra naviguer au Grand Palais dans les grands espaces du Nouveau Monde à travers la vision embuée de Todd Hido (La Galerie particulière), «sur la route»… comme Jack Kerouac!

Le Mois de la photo à Paris. Durant tout le mois de novembre. Le programme complet sur le site http://www.moisdelaphoto.fr
Paris Photo au Grand Palais. Du 13 au 16 novembre. 143 galeries et 26 éditeurs et libraires de 35 pays.
http://www.parisphoto.com

Les parisiens de Constantin
Photo/Constantin Mashinskiy
Les Parisiens de Constantin. Constantin Mashinskiy, photographe russe installé à Paris, poste chaque jour sur son blog le portrait d’un Parisien. Cette démarche originale a débuté sur un malentendu. Il y a environ un an, un inconnu lui demande une cigarette dans la rue, le photographe lui demande une photo en échange. L’inconnu accepte. La série «365 parisiens» voit le jour.
http://365parisiens.tumblr.com

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Clichés/expositions

Andrea Branzi : archi poétique

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Vase Ipomea Maculata, collection « The Bronze Age », 2000, édition Design Gallery Milano © Studio Branzi

Personnalité majeure du design international, acteur du mouvement radical italien, du groupe Alchimia puis de Memphis, Andrea Branzi a œuvré à libérer le design de son carcan rationnel. En rupture avec la seule vision industrielle et standardisée du design, il a contribué à faire de cette discipline un champ d’une totale liberté d’expression, ouvrant ainsi la voie vers la multiplicité des formes que revêt aujourd’hui le design. Il libère l’objet de la tyrannie de l’usage et le dote de pouvoirs de résonance et d’évocation. La ville est son champ d’observation privilégié, l’humain, sa première préoccupation. Et pour la première fois en France une rétrospective de son oeuvre est présentée par le musée des Arts Décoratifs et du Design de Bordeaux. Un hommage mérité à la pérennité d’un travail hors normes à plus d’un titre. L’exposition s’organise hors-les-murs, dans ce magnifique endroit qu’est l’église Saint-Rémi, érigée entre les XIe et XVe siècles, située dans l’hyper centre de Bordeaux, à deux pas de la place de la Bourse. La noblesse et le volume de cet espace ont d’emblée intéressé le designer, architecte et scénographe qu’est Andrea Branzi.
Andrea Branzi, Pleased to meet you, jusqu’au 25 janvier 2015.

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musée des Arts décoratifs et du Design
39, rue Bouffard 33000 Bordeaux
http://www.bordeaux.fr

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Bettina


Sa carrière débute en 1947, chez Fath. Elle représente alors la Parisienne moderne et élégante, comme une alternative plus jeune à ce que créaient Dior ou Balmain. Solicitée de partout, elle quitte le couturier pour se consacrer à sa carrière de modèle photographique. Dans les années 1950, invitée à se rendre aux États Unis par Vogue, elle intègre l’agence d’Eileen Ford. Bettina travaille avec Hubert de Givenchy lors de l’ouverture de sa maison de couture. C’est elle qui organise le premier défilé en février 1952 ; elle demande à ses amies, les plus célèbres mannequins de l’époque telles que Suzy Parker, Ivy Nicholson ou Sophie Litvak, d’y participer. Elle apparait au cours de sa carrière dans de nombreux magazines de mode et en couverture du Elle français, sa première à l’initiative du photographe Jean Chevalier. L’exception restera le Harper’s Bazaar, grand concurrent de Vogue. Paris Match lui consacre un reportage suite à une séance chez le coiffeur d’où elle ressort avec les cheveux très courts, lançant ainsi une nouvelle mode reprise plus tard par Victoire. Elle travaille avec les plus grands photographes de mode, comme Henry Clarke, Horst, Erwin Blumenfeld, Norman Parkinson, Irving Penn, Georges Dambier, Mark Shaw, Willy Maywald, Jean-Philippe Charbonnier ou Gordon Parks. L’année 1955 est le point culminant de sa carrière, elle est sollicitée de partout, s’affichant dans les magazines du monde entier. La même année elle rencontre Aly Khan, qu’elle avait déjà croisé chez Fath plusieurs années avant, et arrête sa carrière de mannequin du jour au lendemain passant de la cabine aux salons des maisons de couture, comme cliente. Mais elle travaille encore ponctuellement pour Valentino, toujours dans les relations publiques. En 1960, alors enceinte, elle survit à l’accident de voiture qui donnera la mort au Prince mais perd son enfant. En 1969, c’est Chanel qui la sollicite pour une collection, puis elle devient attachée de presse aux États-Unis pour Emmanuel Ungaro. Bettina Graziani est Commandeur des Arts et des Lettres depuis 2010 ; « Vous êtes devenu un emblème d’une certaine mode française » dira le ministre Frédéric Mitterrand lors de la cérémonie de remise de la décoration.

photographs by : Erwin Blumenfeld, Henri Cartier-Bresson, Jean-Philippe Charbonnier, Jean Chevalier, Henry Clarke, Robert Doisneau, Martin Dutkovitch, Nat Farbman, Milton Green, Gordon Parks, Irving Penn, Willy Rizzo, Emile Savitry, Maurice Zalewski.
opening
Tuesday 16th September 2014
from 7.00 pm to 10.00 pm
on show from 17th September to 2nd November 2014
everyday, 10.30 am – 7.30 pm
Wednesday and Thursday, 10.30 am – 9.00 pm
Galleria Carla Sozzani
Corso Como 10 – 20154 Milan, Italy
tel. +39 02 653531 fax +39 02 29004080
press@galleriacarlasozzani.org
http://www.galleriacarlasozzani.org

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Le temps d’une soirée


No Youth Control est une marque Fondé à New York City en 2012 par trois parisiens. Elle s’est forgée autour d’une seule idée: défendre les valeurs inhérentes à la jeunesse. La créativité, le goût du risque, la curiosité sont les piliers de l’esprit No Youth Control et la marque s’efforce de rester fidèle à ce principe dans tous ses projets. Aujourd’hui No Youth Control a posé ses valises à Paris pour ouvrir son premier espace dans le quartier des Batignolles. Hybride, le lieu est à la fois un showroom et une galerie accueillant de nombreux évènements.
Magdalena Lawniczak décide de poser ses valises et de s’intaller à Paris pour continuer à développer son travail photographique. «Daydreaming» est déjà sa seconde exposition dans la capitale française. Son style est reconnaissable et plébiscité par le monde de la mode. Utilisant de la lumière naturelle et des esthétiques minimalistes, les oeuvres de Magdalena semblent capturer des moments suspendus entre rêve et réalité. Des moments de grâce pure. Elle préfère photographier les hommes et se concentre sur l’art du portrait en particulier.


Chez No Youth Control jusqu’a fin juillet
du mercredi au dimanche, de midi à vingt heures, 41 rue des Dames – 75017 Paris
http://noyouthcontrol.com

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Céramique, Clichés/expositions

« L’artiste ne doit jamais perdre de vue son âme »


Photo/Francis Amiand/Style Gilles Dallière
C’est un artiste exceptionnel, qui expose jusqu’au 31 juillet dans les salons d’honneur de l’hôtel du département de Haute-Corse sous l’impulsion de Marie-Hélène Ferrandini, femme de lettres, cheville ouvrière de ce projet préparé en étroite collaboration avec Jean Leccia, directeur général des services de la collectivité, aujourd’hui disparu. Peintre, dessinateur, sculpteur, architecte, designer, Giò di Busca, de son vrai nom, Giovanni Maria Malerba di Busca, est issu d’une très vieille famille milanaise. Je suis rentré dans ce palais familial au bord du lac de Garde et tout y est grandiose. Giovanni attache une grande importance au décor, aux objets qui l’entourent et qui l’intéressent plus que tout, plus même que les gens qui traverse sa vie. Dans ce palais, on ne peut pas nier que les ambiances ont été choisies avec un soin extrême. Et mêmes si certaines portes sont restées fermées à clé c’est qu’il y enferme ces secrets.
http://www.giodibusca.com

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Clichés/expositions

« Dogs in the Living Room »

Farid Rasulov, Dogs in the Living Room
Si vous n’avez pas eu la chance d’aller voir l’installation «Ornementation» à la 55e biennale de Venise, la Galerie Rabouan Moussion présente l’œuvre de Farid Rasulov pour la première fois en France, du 6 septembre au 11 octobre 2014. Rasulov, né en 1985 en Azerbaïdjan, brouille les frontières de l’esthétisme en créant des espaces entièrement recouverts de tapis orientaux. Les sols, les murs, les meubles, les objets deviennent irrationnels. L’artiste, en franchissant la porte de la galerie, nous fait mesurer un saisissant contraste : celui qui oppose la nonchalance de ces chiens blancs à l’exquise féerie du décor qui dissimule le bâti. L’image, provocatrice, offre au regard une architecture proche du sacré rythmée par la répétition des couleurs et des motifs. La dimension architecturale et ornementale prend le pas sur la représentation figurative. Il transmue l’environnement en le faisant participer à un espace dont le centre de gravité est devenu le tapis. Telle est aussi la vocation de l’art oriental : son objet est avant tout l’environnement de l’homme, d’où le rôle déterminant de l’architecture et du décor.
Galerie Rabouan Moussion
121 rue Vieille du Temple, Paris 3.

http://www.galerie-rabouan-moussion.com

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Clichés/expositions

Une Rome de marbre


Photos/Gilles Dallière, Paris, 2014
Tous le monde se précipite voir les expositions de Robert Mappelthorpe et de Bill Viola au Grand Palais. Entre les deux, Auguste règne dans toute sa splendeur de 63 avant J.-C. à 14 après J.-C. (une trotte quand même). Il faut bien dire que par son courage, il a surmonté son âge. L’exposition nous raconte l’enfance dans une famille modeste. Le temps des vengeances, et Antoine le rival, « il n’est pas bon qu’il y ait plusieurs Césars ». L’avènement d’un âge d’or qui passe par ses femmes, « Livie, souviens-toi de notre union. Adieu », ses enfants, « Applaudissez, la pièce est jouée » jusqu’à l’envers du pouvoir. Je n’ai jamais pu resté assis par terre 24 minutes voir tant de vidéos de Viola un peu trop longues à mon goût, et du coup, je me suis pris pour Mapplethorpe, chez Auguste, empereur de Rome sans avoir un gardien aux basques. Franchement ça vaut le détour.
Moi, Auguste, empereur de Rome
Grand Palais, Galeries nationales
19 mars-13 juillet
http://www.grandpalais.fr

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Lignes sous haute tension


Photos/Jérôme Galland
Architecte d’intérieur et designer indépendant, Grégoire de Lafforest passe par l’agence de Bruno Moinard, de Noé Duchaufour Lawrence et de Gilles & Boissier, il développe aujourd’hui ses propres projets d’architecture intérieure et de mobilier. Il aime l’espace, le décloisonne souvent pour créer des microarchitectures en réalisant des petits volumes dans le grand. La collection Exo de Grégoire de Lafforest s’expose à la Galerie Gosserez, un travail singulier où il privilégie un dessin qui va à l’essentiel. Un jeu de disproportion sous tension où les blocs monolithiques de noyer et de marbre noir « Saint Laurent » flottent dans des exosquelettes en métal patiné noir. Une table haute, une table basse et une armoire limitées à 12 exemplaires plus un prototype.
http://www.galeriegosserez.com
http://www.gregoiredelafforest.com

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Clichés/expositions

L’Atelier parisien d’Ida M. à Saint Ouen


Aux puces de Paris-Saint-Ouent, Charlotte de la Grandière, directrice artistique free lance et Marion Vignal, journaliste, imaginent « L’Atelier parisien d’Ida M. » a travers une sélection pointue dans différents stands du marché Dauphine. Ida M n’a pas d’âge, elle est audacieuse. Il y a quelques jours elle a repoussé les limites d’un temps dans un espace en transit : son musée imaginaire, ses obsessions, et les souvenirs de son amant disparu. Ida M. repousse les limites d’un temps éparpillé en dix étapes : sa cuisine où son amour lui sourit comme un ange gardien ; sa table, elle y fume, elle y boit, elle y accumule des objets. Sur son fil, elle pend des fétiches sans cesse réinventés par un nouveau regard. Son plan, celui des Puces, elle y fait des rencontres, elle s’y sent en famille. Son armoire accueille de tout. Ses yeux voient un peu flou. Ses expérimentations : une architecture en miniatures par laquelle elle observe le monde. Son musée imaginaire : elle y trace ses obsessions du moment. Ses doubles : elle y accepte sa double nature. Son toréro : « je t’aime totalement, tendrement, tragiquement ». C’est l’univers d’une artiste voyageuse dont tous les objets, meubles et créations exposés sont disponibles à la vente du 14 juin au 22 septembre 2014.
http://www.marché-dauphine.com
http://www.rueherold.com

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