L’ambassade du XVIIIe siècle…

L’escalier d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

L’Hôtel de la Marine a été construit entre 1757 et 1774 sur les plans de Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du roi Louis XV. Les décorateurs, Joseph Achkar et Michel Charrière, ambassadeurs du siècle des lumières, lèvent le voile sur ce chantier hors norme où le décor s’exprime en majesté. Ils sont allés dans le sens du lieu que Pierre-Élisabeth Fontanieu, intendant du Garde Meuble en fait : le premier musée des Arts décoratifs de France, où toute l’Europe se déplace pour venir voir les collections du roi. L’escalier d’honneur est une prouesse architecturale. En effet, les poussées sont rejetées sur les murs d’appui donnant sur la place de la Concorde et le passage de l’Horloge.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

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L’architecture du renouveau…

La nouvelle Samaritaine, Paris, gildalliere, 2021

La nouvelle Samaritaine est l’œuvre de l’agence japonaise SANAA. Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa ont réalisé les magasins Dior à Tokyo et travaillé sur le très beau projet du Louvre Lens. Cette double peau de verre, haute de 25 mètres, est une prouesse technique. Elle réfléchit les silhouettes des immeubles qui lui font face, tout en révélant la structure historique du bâtiment, par jeu de transparence. Comme toujours à Paris, le résultat ne fait pas l’unanimité, polémiques et attaques tendent cependant à prouver que SANAA a réussi son pari de rester fidèle à l’esprit du premier architecte de la Samaritaine, Frantz Jourdain, ainsi qu’à la vision d’Ernest Cognacq, son fondateur. Beaucoup de bruit pour rien, comme d’habitude et franchement ce n’est pas le rideau de douche comme disent les parisiens qu’il faut critiquer mais plutôt ce qu’est devenue la Rue de Rivoli.

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L’architecture du renouveau…

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Thésée combattant le Minotaure…

Œuvre du sculpteur Etienne-Jules Ramey (1796-1852), Thésée combattant le Minotaure, marbre, 1821-1827, hommage au photographe allemand Herbert List, jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, 2021

Thésée, ta présence commence là où finit ton corps. Au royaume de Trézène, tu apprends que tu es le fils d’Égée, souverain d’Athènes. Tous les neufs ans, Minos, roi de Crète, exige de ton père un sacrifice pour lui épargner la colère de Zeus : sept jeunes hommes et sept jeunes filles doivent être jetés en pâture au Minotaure. Ta voix, tes yeux, ton front, tu ne peux pas être plus nu, ton glaive affronte, encore plus noir que son ombre, la redoutable créature. Le Minotaure meurt et ton corps redonnera de l’humanité aux personnages de marbre saisis dans leur pureté polie par le temps et immortalisé par le photographe allemand Herbert List à qui je rends hommage.

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Thésée combattant le Minotaure…

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Nuages…

Place Clichy, Paris, gildalliere, 2021

« Pas une chose au monde qui ne soit Nuage. Nuages, les cathédrales, pierre imposante et bibliques verrières, qu’aplanira le temps. Nuages l’Odyssée, mouvante comme la mer, neuve toujours quand nous l’ouvrons. Le reflet de ta face est un autre, déjà, dans le miroir et le jour, un labyrinthe impalpable. Nous sommes ceux qui partent. Le nuage nombreux qui s’efface au couchant est notre nuage. Telle rose en devient une autre, indéfiniment. Tu es nuage, tu es mer, tu es oubli. Tu es aussi ce que tu as perdu. »
Nuages, Jorge Luis Borges, Les Conjurés, traduction Claude Esteban.

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Nuages…

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Le musée des études…

cour du Palais des études, École des Beaux-arts, Paris, gildalliere, 2021

Le musée des études de l’école des beaux-arts de Paris est l’aboutissement d’un projet élaboré par Félix Duban pendant des décennies et que la couverture vitrée de la cour centrale, sous la direction de son successeur, Ernest Coquart, permet d’achever. La cour affiche une forme de solidité et de mystère. Solitude hiératique, sur fond d’horizon onirique. Elle semble oubliée telle une belle endormie. Sa taille monumentale appelle vers le ciel les moulages issus des collections de l’académie depuis des siècles.

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Le musée des études…

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Le livre des invocations…

Je suis très heureux de vous annoncer la sortie du livre de Philippe Siméon fin juillet que j’ai le plaisir d’illustrer de 38 photos. Pas une image dans ce livre des invocations n’est ici indifférente ou hasardeuse. J’ai tenu, grâce à mon ami Joseph Kaufmann, que je remercie chaleureusement, à faire vivre le texte de l’auteur dans un présent intemporel et d’un œil qui voit en noir et blanc une réalité symbolique esthétisée.

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Le livre des invocations…

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Le silence d’un palais en ordre…

Salle d’exposition, Beaux-Arts, Paris, gildalliere, 2021

Les Beaux-Arts de Paris forment un vaste ensemble architectural dont les bâtiments, répartis entre la rue Bonaparte et le quai Malaquais, datent des XVIIe, XVIIIe, XIXe, et XXe siècles. Dans le palais des études, vide, au moment où à l’extérieur l’orage gronde, la lumière s’empare de l’espace, le possède, l’apaise. Elle enveloppe les lieux dont je m’approprie le vide. Il règne dans cette image un grand silence de maison en ordre.

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Le silence d’un palais en ordre…

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La mort d’Abel…

La mort d’Abel, 1865, marbre, Vincent Feugère des Forts, musée d’Orsay, Paris, gildalliere, 2021

Charles Baudelaire à écrit dans Les Fleurs du Mal, « Race d’Abel, voici ta honte : le fer est vaincu par l’épieu ! »
« Race de Caïn, au ciel monte, et sur la terre jette Dieu ! »
Abel est mort. Vincent Feugère des Forts à sculpté son corps nu dans le marbre de Carrare en 1865. Les deux frères ont tellement martelé le sol qu’il est tassé. Abel est entré en terre, usé de tous ces pieds frappés, de toutes ces charges, ces esquives, ces sauts, cette lutte incessante à vouloir faire le bien. Il laisse trop de place entre son fer et ses cuisses et la lame jalouse de Caïn, sans effort, pénètre dans la chair de son frère et lui ouvre la gorge.

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Le parfait achèvement du marbre…

Le gladiateur mourant, Pierre Julien, 1779, marbre, musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Pierre Julien exécute le nu du gladiateur mourant en 1804 qui démontre sa parfaite maîtrise de l’anatomie : l’élégance des proportions, le moelleux du modelé, la délicatesse d’exécution, le parfait achèvement du marbre blanc et le rendu des textures. L’œuvre témoigne de la renaissance du sentiment classique. Le sculpteur exalte l’héroïsme de l’homme qui maîtrise sa douceur et meurt silencieux. L’équilibre de la composition, la dignité de la pose, la discrétion de la plaie, la retenue de l’expression répondent plastiquement à cette sérénité héroïque. Le gladiateur gaulois souffre mais ne crie pas.

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Le parfait achèvement du marbre…

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Entrer en tentation…

L’abîme, vers 1901, Just Becquet, marbre, musée d’Orsay, Paris, gildalliere, 2021

La tentation n’est-elle pas la dramatisation du rapport du sujet à l’objet de son désir quand celui-ci est vécu comme une épreuve. Épreuve de la béance et du vertige face à ce qu’on est tout près de voir s’ouvrir et qui est presque à portée de main. « L’Abîme » du sculpteur Just Becquet au musée d’Orsay, fait éclore l’imaginaire et m’entraîne dans la profondeur du vide. Un vertige qui me fait toucher l’infini.

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Entrer en tentation…

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