Clichés/livres

Les compagnies des Indes

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Comment la France se lance dans la mondialisation.
La compagnie des Indes orientales est la plus grande aventure économique de l’ancien régime outre-mer. En 1664, Louis XIV et Colbert créent sous monopole d’État cette flotte pour procurer au royaume des marchandises que l’Europe est bien en peine de produire. Son histoire mouvementée se perpétue jusqu’à la Révolution sous diverses formes, statuts et appellations. C’est ainsi que pour plus d’un milliard de livres, poivre, épices, café, thé, porcelaines, cotonnades et soieries sont rapportés d’Afrique et d’Amérique, de l’île Bourbon et de l’île de France, des comptoirs des Indes, avec Pondichéry pour capitale et même de Chine. Ces cargaisons débarquent au port de Lorient où, vendues aux enchères, elles viennent satisfaire le goût du luxe des élites puis diffuser dans toutes les couches de la société un nouvel art de vivre. Chacune de ces destinations donne lieu à des aventures où la hiérarchie des puissances, qu’elles soient portugaise, espagnole, hollandaise où britannique, la violence des pouvoirs, le choc des religions, les vertiges de l’esclavage, bousculent des destins tendus vers la richesse et stimulent les sciences et les arts.
Un ouvrage collectif de 288 pages avec la contribution de plus de 20 auteurs, sous la direction de René Estienne, responsable à Lorient du fonds de la Compagnie des Indes. Plus de 350 illustrations provenant des archives du ministère de la Défense et des Archives Nationales.
Coédition Gallimard / Ministère de la Défense – DMPA
Parution : 24-10-2013, 49€.
http://www.gallimard.fr

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Clichés/livres

Avec ou sans fard

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La Vraie Piaf, témoignages et portraits inédits ; Piaf-Cocteau, la môme et le poète ; Le Dernier Amour d’Édith Piaf ; Piaf par ses chansons ; Édith Piaf & Marcel Cerdan, lettres d’amour… À l’occasion du 50e anniversaire de sa mort, le 11 octobre, les ouvrages nouveaux ou réédités pour évoquer « la môme » inondent les librairies. Ces livres suscitent-ils la curiosité ? Aucun ne figure dans la liste des 50 meilleures ventes d’essais que publie l’hebdomadaire Livres Hebdo, pour la dernière semaine de septembre. Comme si les éditeurs ne cherchaient pas à vendre, mais à empêcher l’autre d’occuper seul le terrain. 50 ans après, c’est payé, balayé, oublié, je ne regrette rien sinon sa voix, ses chansons que le monde entier fredonne toujours de New York à Paname.

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Clichés/livres, Clichés/voyage

City guide Vuitton, « Paris » tenu par Alexis Chenu, Claude Deloffre et Pierre Léonforté

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Le 13 octobre, city guide autour du monde est le thème abordé par Alexis Chenu, auteur pour le city guide Vuitton Paris, Pierre Léonforté et Claude Deloffre, auteur pour les guides Vuitton Paris, Los Angeles. Ils sont reçus dans l’émission Goûts de luxe Paris par Karine Vergniol et Emmanuel Rubin, sur BFM Business. Un nouveau format, de nouvelles couleurs, des photos, de nouvelles adresses, un ton un peu plus acéré que pointu et surtout de nouvelles adresses, et pas toujours superflues. C’est pas du luxe.

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Frida Kahlo/musée de l’orangerie

Simultanément à l’affiche du théâtre Déjazet et du Musée de l’Orangerie, la peintre mexicaine est incontestablement la personnalité du moment. Côté scène,Lupe Velez retrace la vie de Frida Kahlo et son exil hors du Mexique. Côté musée, du 9 octobre au 13 janvier, l’Orangerie expose à la fois Frida Kahlo et Diego Rivera, son grand amour et compagnon d’une vie, et met en parallèle leurs œuvres, emblématiques de l’identité mexicaine. Une exposition inédite, comme pour illustrer leur impossible divorce, tant sur le plan artistique qu’intime. Symboliquement, le Musée d’Orsay nous ouvre les portes de la maison bleue, où le couple vivra ses plus beaux instants. Diego Rivera y peindra le Mexique des année 1930, comme pour lui conter le monde qu’elle ne peut fréquenter. L’hivers va être froid Et rien ne vous empêche d’aller boire une Margarita à la Candelaria où de terminer la soirée dans le dernier-né de la restauration mexicaine tendance bio, le foodtruck El Tacot.

http://www.spectacles.premiere.fr
http://www.musee-orangerie.fr
http://www.candelariaparis.com
http://www.eltacot.fr

Clichés/expositions

« Attention peinture fraîche »

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Clichés/tendances

Des signes dans la peau

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Le tatouage est désormais la norme. Le quart des Américains sont tatoués, selon l’Association médicale américaine. Même chose pour la population britannique. Après la déferlante de signes chinois et de tatouages tribaux, se dessine aujourd’hui une nouvelle tendance : le tatouage littéraire. Les mots dans la peau. Après avoir fait sa place dans les clubs de danseuses, chez les punks et parmi les rebelles de tous genres, après s’être présenté sous forme de dragons et de têtes de mort, le tatouage est aujourd’hui ailleurs et bouge constamment. Déjà, on voit poindre de nouvelles sous-tendances. D’un côté, des tatouages d’encre blanche, discrets et chics. De l’autre, le tatouage facial, provocateur. Quelle sera la prochaine étape?

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Clichés/voyage

A touch of love, Rajmata Gayatri Devi

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Photo/Dans ma chambre au Samode Palace
Fille du Maharaja de Cooch-Behar, Gayatri Devi est née princesse Ayesha le 23 mai 1919. Plus tard, une passion commune pour l’équitation et le polo rapprochera Man Singh II, Maharaja de Jaipur (un Kachwaha), et la princesse Ayesha, marquant le début d’une longue et belle histoire d’amour. Leur romance puis leur mariage est un véritable conte de fée. Hostile à toute union avec ce prince déjà marié deux fois, et pour l’éloigner, la mère d’ Ayesha envoie la princesse poursuivre ses études en Angleterre, mais le maharaja la rejoint. Ils se cachent et se fréquentent 6 ans avant qu’Ayesha ne devienne, en 1940, la Maharani Gayatri Devi de Jaipur et la troisième épouse du Maharaja Sawai Man Singh II. Eduquée en Angleterre et en Suisse où elle a fréquenté les meilleures institutions et émancipée avant l’heure, elle adopte de suite des attitudes qui, à cette époque, étaient réservées aux hommes, comme jouer au badminton ou au tennis, se couper les cheveux, porter des pantalons et monter à cheval. Mais le monde est fasciné par sa beauté. Une grande partie de son charme tenait à cette grâce féminine, typique des femmes indiennes, et à sa beauté naturelle (elle utilisait peu de maquillage). Citée par le magazine Vogue comme l’une des plus belles femmes du monde, Gayatri Devi est encore très admirée dans l’Inde moderne. Devenue une icône pour les femmes, cette personnalité royale va jouer une succession de rôles publics avec une grâce et un charme qui a conquis le monde. Contrairement aux deux premières épouses de Man Singh II, qui, dans une société très traditionnelle, observent les règles strictes du « Purdha » (enfermement des femmes), la Maharani Gayatri Devi participe aux cérémonies religieuses, conduit librement ses voitures, nage dans la piscine, joue au tennis, y compris avec des partenaires masculins, porte des pantalons, monte à cheval et part à la chasse avec le prince. En réalité, elle est soutenue par son époux, lui aussi en avance sur son temps (Man Singh II pensait que les idées progressistes de Gayatri encourageraient les autres femmes). Sur ses conseils, elle entreprend d’émanciper les femmes de l’état de Jaipur et de faire sortir les femmes du Rajasthan de la claustration du « Purdah », mais, invités au palais, les hauts responsables laissent toujours leurs femmes à la maison. Gayatri Devi comprend alors très vite que l’éducation sera la clé de la modernisation de la société et de l’émancipation des femmes. Aussi, en 1943, elle ouvre une école de fille destinée aux femmes rajpoutes et, grâce à elle, des jeunes filles issues de familles conservatrices, non scolarisées, sachant à peine lire et écrire, deviendront docteurs, ingénieurs, scientifiques ou écrivains. Devenue institution nationale, la « Maharani Gayatri Devi Girls School » est aujourd’hui célèbre dans toute l’Asie. L’accession de l’Inde à l’indépendance en 1947 et l’intégration du Rajasthan dans l’Union en 1949 constituent des moments difficiles qui la conduiront en Espagne (aux cotés de son mari en tant qu’ambassadeur), et au parlement avec une écrasante majorité au sein d’un parti d’opposition. Après le décès brutal de son époux en Angleterre, en 1970, elle est réélue au parlement en 1971, en tant que Rajmata de Jaipur pour assister à la perte des statuts particuliers conférés jusqu’alors aux princes. Mais son courage politique lui vaudra un séjour de 5 mois de prison sur ordre d’Indira Gandhi. En 1975, probablement par vengeance politique, les autorités fiscales avaient fouillé en vain le fort de Jaigarh où était censé se trouver le trésor des Kachwahas et perquisitionné au palais de Gayatri Devi. Encore député (toujours contre Indira Gandhi), Gayatri Devi sera accusée de fraude fiscale, au titre de la loi sur les devises étrangères, pour être en possession de quelques livres sterling anglaises. Elle sera arrêtée et emprisonnée 5 mois à la prison de Delhi avec son beau-fils, Sawai Bhawani Sing, l’actuel maharaja de Jaipur qui avait pris sa défense. Dans cette épreuve, elle fera encore preuve de beaucoup de dignité. Elle est morte en juillet 2009. Elle reste encore très admirée dans l’Inde moderne, comme le symbole d’une époque et d’un mode de vie révolus, mais sa grâce et sa beauté restent immuables. Bien que traitée de « poupée de verre » par Indira Gandhi, en plus de la grâce, du charme et de l’élégance, elle avait l’esprit et le courage d’une authentique Maharani Rajput.
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Clichés/citations

Écran noir

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Patrice Chéreau lisait en public « Coma » de Pierre Guyotat au théâtre de l’Odéon et de l’Europe.

« …Au soir d’un dimanche, les derniers visiteurs partis, l’interne de garde fait le guilleret devant moi, et comme, à ce moment-là, je peine encore à parler, me demande de répéter, après lui, le vers de Mallarmé : aboli bibelot d’inanité sonore. Croit-il que je n’ai pas été capable, le serais-je à nouveau ?, d’écrire aussi beau, aussi tintant et mélodieux, aussi désespérant, vanité de l’âme sonore, et, moi, sur la longueur ! Mais, lui : aboli bibelot d’inanité sonore.
Me remettre en bouche, en cœur, en respiration, ce qui m’a tué, la splendeur qui m’a tué, desséché, ces sons tentateurs qui m’ont amené sous son ombre…
Après la clinique, c’est l’entrée dans la dépression douce, la guérison lente : la récompense de cette traversée de la mort, c’est, au lieu du palais enchanté que l’on croit avoir gagné à la sueur de son sang mort, un monde désenchanté, sans relief, ni couleur notable, des regards ternes qui ne vous voient plus, des voix toujours adressées à d’autres que vous qui revenez de trop loin, une obligation quotidienne à survivre, un cœur qui ne fait passer que du sang, et du sang qui ne chauffe plus. Il faut attendre. Sans colère. S’appliquer à se nourrir, à dormir, à se laver, à se vêtir, à marcher, chaque jour : le tout, presque seul, et sans même soi-même à ses côtés, essayer : essayer par à-coups, si gauche, de reprendre du cœur. Patience, patience… »

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Clichés/décoration

L’expression d’un style sculptural

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L’oeuvre de Gaudí est admirée dans le monde entier. Elle a grandement influencé l’aspect architectural de Barcelone. Antoni Gaudí est né à Reus en 1852 et a reçu son diplôme d’architecte en 1878. Depuis le début ses dessins étaient différents de ceux de ses contemporains. Son oeuvre fût énormément influencée par les formes de la nature, cette particularité se reflète dans la taille arrondie des pierres, le travail torsadé du fer forgé et les formes organiques dans la décoration. Il a aussi décoré beaucoup de ses édifices avec de la céramique disposée en mosaïques. Cela apporte une autre dimension à ses constructions. L’utilisation de la couleur, La combinaison d’un dessin original, sont une expérience visuelle à couper le souffle.

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La Medersa Ben Youssef, un souvenir magique

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Photo/Gilles Dallière, Marrakech.
La Medersa Ben Youssef se situe à côté de la mosquée Ben Youssef au Nord des souks de Marrakech. Le sultan Saâdien Abdellah Al Ghalib acheva sa construction en 1564. Ce fut un lieu d’accueil pendant près de quatre siècles, pour tous les enfants désirant étudier dans tous les domaines et surtout la théologie.
Cette école coranique possède une notoriété dans le monde entier et les étudiants viennent de partout pour avoir un enseignement dans ce lieu de prière.Sur 1700 m2 on peut voir une centaine de chambres, un immense patio, des courettes, un bassin, une galerie, et une salle de prière au centre de la cour, d’une grande sobriété. Outre la grande porte de bronze et les poutres sculptées, on peut découvrir le Mirhab en plâtre (c’est une niche dans le mur de la Medersa. Il indique la direction de La Mecque. Les fidèles prient donc dans sa direction) où des versets, inscriptions ou épigraphes sont gravés en l’honneur du fondateur. Mais nos beaux discours ne pourront jamais remplacer la visite que vous devez absolument effectuer au cours de votre séjour au Mas de l’Ourika à Marrakech. Prenez autant de photos que vous le souhaitez mais surtout, remplissez votre âme et votre coeur de toutes ces couleurs et sculptures hors du temps.

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Apollon

Grèce
Photo/Gilles Dallière, Apollon, Musée national d’Athènes.

« Délos, si tu voulais être la demeure de mon fils, Phoibos Apollon, et l’y laisser fonder un temple prospère?…Personne d’autre ne touchera jamais tes bords, ni ne t’honorera de sa présence. tu ne seras pas non plus, je pense, riche en boeufs ni en moutons ; tu ne porteras point de vignes, ni ne verras grandir des plantes sans nombre. Mais si tu possèdes le temple de l’archer d’Apollon, le monde entier se rassemblera ici pour mener des hécatombes à tes autels ; sans cesse, une énorme fumée jaillira des chairs grasses : c’est par le bras d’autrui que tu nourriras tes habitants, puisqu’il n’y a pas de fertilité dans ton sol. »
Homère Hymnes à Apollon

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