La destruction créatrice…

Sculpture en cire pigmentaire de Urs Fischer, la rotonde, Bourse de Commerce, collection Pinault, Paris, gildalliere, 2021

Difficile de trouver un angle juste pour ne pas faire comme les autres. Difficile d’occulter l’extraordinaire rénovation de la coupole. Et pourtant j’aime être au plus près de l’œuvre de Urs Fischer . C’est une sensation vraiment étrange, face à cette cire pigmentaire au rendu réaliste qui se consume lentement. L’Enlèvement des Sabines se liquéfie, dégouline, se métamorphose dans un saisissant processus de destruction créatrice, noyée dans le flou du béton de Tadao Ando.

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La destruction créatrice…

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Ils sortent enfin de leur réserve…

Enfin, la joconde, chez Mathias, Paris, gildalliere, 2007

Ils sortent enfin de leur réserve. Prêts, nos musées ? Après deux cents jours portes closes, ils le sont plus que jamais. Avec du gel, des masques, une jauge de réouverture abaissée, et peut-être même un sens de visite qui empêche les marches arrière et des billets horodatés. Mais qu’importe ! On va cesser de se bousculer pour admirer la Joconde et c’est bien.

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Ils sortent enfin de leur réserve…

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La géométrisation des formes…

DIOR : bâche trompe-l’oeil sur l’immeuble historique de l’avenue Montaigne, Paris, gildalliere, 2021

Le monde du luxe est une façade en trompe-l’œil. Des aplats gris Christian Dior, juxtaposés à des fenêtres argentées, cèdent la place à des plans qui s’entrechoquent et se chevauchent, devenant translucides dans le ciel tourmenté de ce mois de mai. Réflexion solaire où les formes sont brisées, comme si on regardait la maison de couture de l’avenue Montaigne à travers un prisme. La bâche procède au décorticage de l’immeuble parisien afin de rendre apparente son armature et d’arriver ainsi au plus près de sa structure. Alors, ce qui n’y apparaît pas, se découvre. 

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La géométrisation des formes…

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La chambre de la princesse au petit pois…

La chambre, Belgique, Boxy, gildalliere, 2012

Le soleil entre dans la chambre. Sous les rideaux entrouverts, tout au long du mur, la lumière découpe des surfaces, trace des contours brûlants sur le parquet. Malgré quelques taches de clarté, très vives par endroits, la pièce, tout immobile reste baignée dans un marais d’obscurité. Autour de la suspension, des particules de poussière brillent dans un rayon oblique. Les vitres scintillent, les plantes vertes resplendissent. 

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La chambre de la princesse au petit pois…

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La cuisine gourmande…

Détail de la cuisine, design, Belgique, Boxy, gildalliere, 2012

Dans la cuisine, autour de la table de Maarten van Severen, je regarde la dame blanche fondre devant moi. Je regarde fondre imperceptiblement la vanille sous la nappe de chocolat brûlant. Je regarde la boule encore exactement ronde un instant plus tôt qui ruisselle lentement en filets réguliers blancs et bruns métissés. Je regarde le mouvement immobile, les yeux fixés sur la soucoupe blanche posée sur la crédence de Jean Prouvé. Je ne bouge pas. Les mains figées sur la table, j’essaye de toutes mes forces de garder l’immobilité, de la retenir, mais je sens bien que, sur mon corps aussi, le mouvement s’écroule.

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La cuisine gourmande…

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La salle de bain…

la cabine de douche, belgique, gildalliere, 2012

« Lorsque j’ai commencé à passer mes après-midi dans la salle de bain, je ne comptais pas m’y installer ; non, je coulais là des heures agréables, méditant dans la baignoire, parfois habillé, tantôt nu. Edmondsson, qui se plaisait à mon chevet, me trouvait plus serein ; il m’arrivait de plaisanter, nous riions. Je parlais avec de grands gestes, estimant que les baignoires les plus pratiques étaient celles à bords parallèles, avec dossier incliné, et un fond droit qui dispense l’usager de l’emploi du butoir cale-pieds. »… La salle de bain de Jean-Philippe Toussaint. 

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La salle de bain…

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Mouvement d’art…

Mouvement Art Déco, escalier de l’hôtel Martel, rue Mallet-Stevens, Paris, Robert Mallet-Stevens (1927). gildalliere, 2010

Ici tout est dans l’espace et le mouvement. C’est un endroit où le regard se réfléchit lui-même à l’intérieur de la vue, de telle sorte que l’architecture y reste prise. Entre 1926 et 1927, Robert Mallet-Stevens sculpte l’espace et le silence. En construisant la villa-atelier des frères Martel, il nargue les architectes et les décorateurs de l’époque dont la mission n’a jamais été que de remplir. L’escalier apparaît dans ce qu’il élimine. Il va chercher la lumière vers un ciel qui semble plus clair qu’ailleurs. Elle s’empare de lui, le possède, l’apaise. Elle enveloppe la cage que la main courante s’approprie en la vidant.

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Galerie Vivienne…

Les mosaïques du passage Vivienne, Paris, gildalliere, 2021

J’ai posé mon regard sur les magnifiques mosaïques de la Galerie Vivienne réalisées par Giandomenico Facchina en 1880, soit quelques décennies après son ouverture. Il existe des cultures, parfois très sophistiquées, dans lesquelles sculpter ou peindre des histoires n’a pas pour aboutissement le marché. Des cultures dans lesquelles une mosaïque ne finit pas par devenir un produit mais se contente de rapporter des histoires secrètes, des mémoires, des mystères, qui sans cela, ne seraient jamais apparues. Ces volutes ont été inventé pour accompagner les gens dans les illusions de la vie. 

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Passage Choiseul…

Réflexion sur le passage de Choiseul, Paris, gildalliere, 2021

Nés au tout début du dix-neuvième siècle, les passages couverts ont proliféré jusqu’en 1850, époque où ils présentaient une série de prouesses architecturales comme la construction en fer et en verre nécessaires à l’édification de leur élément fondamental, la verrière. La nouveauté urbaine constituée par la possibilité de se déplacer à pied sec dans un Paris inondé de boue, l’innovation de l’éclairage au gaz en contraste avec les rues sombres, allait de pair avec une nouvelle définition de la ville, dont les passages étaient le joyau et la miniature. Luxe, richesse, éclairage, étalages, miroirs : la foule s’y donnait à elle-même en spectacle. Contemporains de la flânerie et du dandysme, conceptions tout autant sociales que culturelles, ils incarnaient aussi l’avènement du commerce élevé au rang d’art. Aujourd’hui, Passage Choiseul tout ça a bien changé.

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Passage Choiseul…

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Le collectionneur…

Collection d’encriers chinois, Birmanie, Yangon, Myanmar, gildalliere, 2006

Il faut savoir regarder les choses en face, j’ai hérité de la passion des objets. Je ne sais toujours pas de qui je tiens cette passion, en tout cas ni de maman, ni de papa. Comprenez moi bien, je tombe amoureux des objets et j’ai une dévorante ivresse pour la céramique. Elle est là depuis toujours comme une référence esthétique qui me donne un sentiment de tranquillité. J’aime ses formes, sa matière, ses couleurs. Les gens ne savent plus voir ni entendre et il faut apprendre à regarder. Apprendre à regarder c’est apprendre à trouver. Dans chaque biscuit découvert il y a une histoire, un message, l’objet doit trouver sa place et même si je suis pour l’ordre je suis aussi ouvert à l’imprévu. C’est une histoire d’amour, la plus belle et parfois je la quitte et j’aime en faire don à qui me laisse à penser qu’ils les aimeraient tout autant que moi.

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