La chute…

Sans titre, Michel BLAZY, 1993/1994, Provenant de la collection / Monnaie de Paris, gildalliere, 2017

Et si, au lieu d’accrocher vos guirlandes au sapin de Noël vous les étaliez au sol après les avoir fabriqués vous-même ! Avec tous les stocks de papier-cul que vous avez acheté au début du confinement, il y a de quoi faire et comme c’est Noël, tout le monde en viendrait à se toucher les boules joyeusement dans une grande symphonie d’orientations sexuelles. C’est l’œuvre de l’artiste Michel Blazy. Sa guirlande occupe tout l’espace droit du Piano Nobile de l’escalier d’honneur de la Monnaie de Paris, exposition en hommage au centre Georges Pompidou. Un courant d’air pourrait faire s’envoler les feuilles de papier Lotus rose mais on s’en fou. Après l’année anxiogène que nous avons passé ensemble à dévaliser les supermarchés il faut finir en beauté. C’est dérisoire, pauvre au possible, fragile, éphémère, mais tellement chic aussi ! Alors à vos rouleaux !

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La chute…

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Joyeux Noël…

Décor de Noël surdimensionné? gildalliere

C’est Noël. Alors pour commencer la journée je vous conseille d’écouter Daphnis et Chloé de Maurice Ravel et surtout le tableau numéro 3 : le lever du jour. Ce mouvement orchestrale est un chef d’œuvre. Vous assistez au lever du soleil dans une nature florissante qui se réveille et se teinte des couleurs changeantes de l’aurore. Des oiseaux piaillent, une cascade plonge dans un ruisseau. Au début vous n’êtes pas encore bien réveillé mais petit à petit les rayons du soleil percent l’horizon, promettant un jour radieux. Il monte lentement et les premières lueurs colorent les nuages de suaves nuances qui s’affermissent pour disparaître aussitôt. Des rouges, des mauves se mêlent au ciel encore sombre. C’est un rêve, le jour ouvre radieux ses bourgeons dans les champs du vide et je suis pareil à l’enfant qui appelle sa mère cent fois, heureux de pouvoir répéter : Maman, c’est Noël…
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L’essentiel…

Promenade au parc Monceau, Paris, gildalliere, 2020

Le parc Monceau, l’arbre, le chemin, la lisière, à peine écrit je sens ces mots s’organiser en système séduisant. Et voilà la pluie qui vient arroser le tout. J’ai quitté les sentiers de l’Inde pour suivre celui qui mène au centre du « Moi ». À la recherche de la réalité retrouvée. J’aime cette barrière posée en myriades d’accents. Cet écran dressé au milieu de l’allée est diapré d’innombrables images qu’y peignent le jour et la nuit, toute brutale ligne droite exclue. Cette grande parade se déploie jusqu’au ciel et la densité du silence me ramène à l’essentiel. 

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Paname…

L’hiver au Tuilleries, Paris, gildalliere, 2017

Retour à Paname. Le soleil a mis son pyjama. La roue de la fortune ne tourne plus. Le parler de mon cœur va se poursuivre désormais au milieu des klaxons de la capitale d’Hidalgo. Ce n’est qu’un après-midi enchevêtré dans la pluie et la pénombre, le vent est las et la lumière morte. J’ai partagé mon voyage à Bénarès à travers les solitudes des mondes, laissant ma trace sur maintes étoiles. C’est le parcours le plus distant qui me rapproche le plus de vous. J’ai laissé mes yeux longtemps s’égarer au loin, de l’autre côté du fleuve, avant de les fermer sur la ville sans lumière et de me dire : je suis.

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La libération…

La crémation, Manikarnika Ghat, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

Ce sera la seule photo en noir et blanc de ce voyage qui arrive à sa fin. À Manikarnika ghat, ce qui brûle là, ce sont des corps. Les défunts sont enveloppés dans un tissu safran et doré, posés sur des brancards couverts de fleurs. La crémation et la dispersion des cendres dans le Gange permettent à l’hindou d’atteindre la moshka, la libération, c’est-à-dire de sortir du cycle des réincarnations. Le corps est plongé dans le fleuve, puis arrosé de beurre clarifié, le ghee. Les membres de la famille versent de l’eau dans sa bouche à cinq reprises. Le fils aîné, vêtu de blanc, tête rasée, porte le feu au bûcher et fait éclater le crâne du défunt pour libérer son âme. Maman je suis bien là pour toi. Les étoiles ont ciselé leurs annelets de lumière pour couvrir tes pieds. L’amour émane de toi ; il t’appartient de le donner et de le retenir. Mais ma tristesse est bien à moi, et quand je te l’apporte en offrande, ta grâce me vient en récompense.

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La libération …

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Face à face…

Ganga, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

De la terrasse du palais, après avoir compilé les tables astronomiques, je me suis penché sur le fleuve infini. Tes millénaires d’existence se succèdent pour parfaire un frêle œillet d’Inde offert à Shiva. Ici, c’est ainsi que le temps passe. Dieu prend la forme d’un guru, apparaît à son adorateur, lui enseigne la vérité et qui plus est, purifie son esprit. Pendant ce temps, le fleuve accomplit sa tâche quotidienne, il se hâte vers les rives de la cité sacrée. Face aux crémations, le bois de santal adoucit l’air de son parfum. Sous ton grand ciel, en silence et en solitude, je me tiens devant toi face à face et je plonge dans les eaux vastes de la vie. L’air est impatient de me voir revenir, le vent s’élève, un frisson effleure ton lit. Là, près du gué, dans la petite barque, un homme inconnu joue de son luth.

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Au plus près des étoiles…

Jantar Mantar, sur le toit du palais de Mana Mahala, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

Lorsqu’au matin mes yeux se sont ouverts à la lumière, je me suis retrouvé encore plus haut qu’hier sur le toit du palais du maharaja de Jaipur. C’est le Jantar Mantar. Une installation architecturale surdimensionnée de treize instruments astronomiques qui permet d’élaborer des thèmes astraux et de déterminer les dates idéales pour différents événements comme les mariages. J’ai aussitôt senti que je n’étais pas un étranger et que l’inconnaissable sans forme et sans nom m’embrassait. J’ai goûté au miel secret de cette installation qui s’étale au dessus du Gange, sur l’océan de la lumière. J’ai joué sur ces formes infinies et là, face à cet escalier, le Samrat Yantra, j’ai aperçu celui qui est sans forme. Mon corps entier a tressailli.

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À la recherche de la vérité…

Le rickshaw, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

J’ai retrouvé mon chemin. Je ne me suis jamais découragé d’être parti à la recherche de la méditation. Malgré les refus de moins en moins courtois des habitants, la nourriture ignifugée, la tourista en embuscade, les infirmes se traînant sur les trottoirs, les tas d’ordures, les chiens, les odeurs, la circulation assourdissante, les vaches, les singes, les rickshaws édentés, la moiteur écrasante, les guides qui vous traquent, l’Inde quoi, j’ai compris qu’au lieu de chercher ce que je n’ai pas, je dois retrouver ce que je n’ai jamais perdu.

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Entre ombre et lumière…

Vue sur le Gange, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

Je me suis isolé, très loin de tout et de tous. J’ai pris de la hauteur dans tous les sens du terme pour mieux voir le courant indifférent filer à la lisière d’un banc de sable et d’un amas de verdure. Ça et là quelques barques se laissent bercer par le clapotis cristallin de son cours assombri par la cendre des crémations. Il en brûle près de 30 000 par an et le feu ne s’est jamais éteint depuis que la ville est ville, c’est à dire 3000 ans. Le Gange serpente entre ombre et lumière, et la pâleur des fastes de la cité épuisée ne le trouble guère. Sa richesse ne fait pas tapage, sa pauvreté ne le ternit pas, les deux l’embellissent. Seul, sur cette terre sacrée courent les pas d’un homme pressé de sortir de mon cadrage.

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À la recherche de l’ultime guérison…

Le temple de Kanchi Kamakoti Peetam, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

Tout homme est hindou, par essence, car l’hindouisme est la recherche du bonheur. Ici, il n’y a pas de dieux tristes. Ils symbolisent tous la plénitude. L’hindouisme n’est pas l’enseignement unique d’un prophète ou d’un sage, contrairement au christianisme, où a l’islam, mais la recherche spirituelle de la réalité. L’hindouisme, c’est un océan d’enseignements millénaires, aussi variés que parfois contradictoires, et la meilleure prière est celle du cœur.

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À la recherche de l’ultime guérison…

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