Du 22 août au 20 octobre, on tente le replay de London Calling. En effet, Londres s’invite au Printemps Haussmann, et pour l’occasion, 9 grands designers d’outre-Manche ont lancé une édition limitée de Sweat graphiques. Sur le thème « London Mania », les designers tels que Stella McCartney, Peter Pilotto, J.W. Anderson ou Top Man, se sont approprié la customisation d’un sweat. On retrouve la griffe de Peter Pilotto avec ses impression cubiques et ses imprimés abstraits, signant un des sweats phare de la collection limitée. On découvre avec plaisir le styliste JW Anderson, qui nous emmène dans son univers rêveur de Bande dessinées. La marque anglaise Top Shop, qui ouvrira un corner permanent avant la fin de l’année aux Galeries Haussmann, signe un pull plus funky, avec des imprimé léopard, le it-print de l’année. On n’oublie pas la célèbre Stella McCartney, qui livre une création animalière tout en douceur. Un véritable mélange entre tradition et créativité.
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Céramique, Clichés/tendances

London Mania

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Azzedine Alaïa au Musée Galliera du 28 septembre au 26 janvier 2014.

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Photo/Patrick Demarchelier

Pour fêter sa réouverture, le musée Galliera consacre sa première exposition à la rétrospective du célèbre couturier tunisien. Plus qu’un simple couturier, Azzedine Alaïa maîtrise l’art du style et du corps à la perfection. En inventant de nouvelles morphologies par le simple jeu de coutures complexes, Alaïa est devenu le couturier d’une œuvre qui traverse le temps. Naomi Campbell, Linda Evangelista ou encore Yasmin Le Bon sont quelques unes des mannequins qu’il a su sublimer avec brio. Dans une scénographie signée Martin Szekely, plus de 70 créations dévoileront les talents de ces créateurs peu connus du grand public.
Commissaire : Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera
Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris
10, avenue Pierre Ier de Serbie, Paris 16e – Tél : 01 56 52 86 00
Metro Iena ou Alma Marceau / Bus 32, 63, 72, 82, 92
Horaires d’ouverture :
Du mardi au dimanche, de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h
Fermeture le lundi et les jours fériés

Clichés/expositions

À ne pas rater

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Clichés/photos, Clichés/tendances

Totalement cintré

Je hais les cintres.
Le cintre agresse l’homme. Par pure cruauté.
Le cintre est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
Le cintre est un loup pour l’homme.
Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être.
Prenez la porte. (Non. Ne partez pas. C’est une façon de parler.)
Prenez la porte. Une porte. Il arrive que l’homme prenne la porte dans la gueule. Bon.
Mais il n’y a pas là la moindre manifestation de haine de la part de la porte à l’encontre de l’homme.
L’homme prend la porte dans la gueule parce qu’il faut qu’une porte soit ouverte, ou bleue.
Le cintre, lui, est foncièrement méchant.
Personnellement, l’idée d’avoir à l’affronter m’est odieuse.
Il arrive cependant que la confrontation homme-cintre soit inévitable.
Quelquefois, plus particulièrement aux temps froids, l’envie de porter un pantalon se fait irrésistible.
L’homme prend alors son courage et la double porte du placard à deux mains.
Il est seul. Il est nu. Il est grand.
Son maintien est digne, face au combat qu’il sait maintenant inéluctable.
Son buste est droit. Ses jambes, légèrement arquées. Ses pieds nus arc-boutés au sol.
Comme un pompier face au feu, il est beau dans sa peur.
Les portes du placard s’écartent dans un souffle.
Les cintres sont là, accrochés à leur tringle dans la pénombre hostile.
On dirait un rang de vampires agrippés à la branche morte d’un chêne noir dans l’attente silencieuse du poulain égaré au tendre flanc duquel ils ventouseront leur groin immonde pour aboucher son sang clair en lentes succions gargouillées et glaireuses, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Cependant, l’attitude de l’homme n’est pas menaçante.
Simplement, il veut son pantalon. Le gris, avec des pinces devant et le petit revers.
L’oeil averti de l’homme a repéré le pantalon gris.
Il est prisonnier du troisième cintre en partant de la gauche.
C’est un cintre particulièrement dangereux. Sournois.
Oh. Il ne paie pas de mine.
En bois rose, les épaules tombantes, il ferait plutôt pitié.
Mais regardez bien son crochet. C’est une poigne de fer. Elle ne lâchera pas sa proie.
L’homme bande. Surtout ses muscles.
Il avance d’un demi-pas feutré, pour ne pas éveiller l’attention de l’ennemi.
C’est le moment décisif.
De la réussite de l’assaut qui va suivre dépendra l’issue du combat.
Avec une agilité surprenante pour un homme de sa corpulence, l’homme bondit en avant.
Sa main gauche, vive comme l’éclair, repousse le cintre pendu à gauche du cintre rose, tandis que sa main droite se referme impitoyablement sur ce dernier.
La riposte du cintre est foudroyante.
Au lieu d’accentuer sa pression sur la tringle, il s’en échappe brutalement, entraînant dans sa chute le pantalon, le gris, avec les pinces devant et le petit revers, celui-là même que l’homme veut ce matin parce que, non, parce que bon.
A terre, le cintre rose est blessé.
Rien n’est plus dangereux qu’un cintre blessé.
Dans son inoubliable « J’irai cracher sur vos cintres », Ernest Hemingway n’évite-t-il pas d’aborder le sujet ?
Un silence qui en dit long, non ?
L’homme, à présent, est à genoux dans le placard.
De sa gorge puissante monte le long cri de guerre de l’homme des penderies.
« Putain de bordel de merde de cintre à la con, chié. »
Le cintre rose a senti le désarroi de l’homme. Il va l’achever.
Il s’accroche dans le bois d’un autre cintre tombé qui s’accroche à son tour dans la poignée d’une valise.
Il fait noir. La nuit, tous les pantalons sont gris.
L’homme, vaincu, n’oppose plus la moindre résistance.
Le nez dans les pantoufles, il sanglote, dans la position du prieur d’Allah, la moitié antérieure de son corps nu prisonnière du placard, l’autre offerte au regard de la femme de ménage espagnole.
Il souffre. Quelques gouttes de sueur perlent à sa paupière.
Il n’est qu’humilité, désespoir et dégoût.
Quelques couilles de plomb pendent à son derrière.
Il a soif, il a froid, il n’a plus de courroux.
« Donne-lui tout de même un slip », dit mon père.

Pierre Desproges

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Clichés/expositions

« Little Black Dress »

La petite robe noire est un type de vêtement féminin dont la création est attribuée à Coco Chanel en 1926 (du moins je le pense). Le Mona Bismarck American Center For Art And Culture, présente l’exposition orchestrée par André Leon Talley, du 3 juillet au 22 septembre 2013.
50 pièces iconiques des plus grands couturiers jusqu’à Lady Gaga.
50 interprétations de cette petite robe noire au cours de ces deux derniers siècles. un phénomène vestimentaire essentiel de la garde robe d’une femme pour Christian Dior. Pour Olivier Saillard du musée Galliera, Coco Chanel reste la couturière de la modernité. Sa robe est vraiment comme un tee-shirt, un principe démocratique qui reste de la haute couture, bien avant Marc Jacobs, Miuccia Prada, Tom Ford, Pascal Gurung, Proenza Schouler, Oscar de la Renta, Givenchy, Yves Saint Laurent.
L’élégance.

Mona Bismarck American Center for Art & Culture
34 av de New York
75116 Paris
TEL. +33 1 47 23 38 88
http://www.monabismarck.org

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