Clichés/tendances

« Tragédie »

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Tragédie, une chorégraphie d’Olivier Dubois qui visitera bientôt Québec et Montréal, est menacée de censure dans la région Pays de la Loire par une candidate du Front National aux municipales de La Roche-sur-Yon. Le spectacle serait «indécent» à cause de la nudité intégrale de ses danseurs. Ça n’avance pas beaucoup, la nudité n’est pas une agression, elle est une valeur artistique à ce ballet.Les politiques n’ont pas autre chose à faire ?

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Photo/Bertrand Limbour/Reportage Gilles Dallière
En Belgique, au bord de l’Escaut, l’architecte d’intérieur Marc Massa et l’ingénieur Roger Liekens nous dévoilent leur maison Art déco, construite par le sculpteur Karel Aubroeck. La maison a trouvé sa triple fonction d’origine : habitat, salle d’exposition et lieu de réception. Passionnés d’art et de design ils transforment la galerie et les pièces de réception en un lieu de rencontre animé et exposent des artistes qui leur ressemblent. Ils osent un gris appuyé sur les murs de l’atelier pour mettre les oeuvres de leurs invités en valeur. Fruit d’un long travail de recherche, la subtilité des couleurs est aussi révélée par la matité des beiges et du vert lichen des autres pièces. Comme un écho à l’écrin végétal de Daniël Ost, magnifiant la monochromie verte du jardin et la géométrie des plans d’eau où se reflète le gris lourd du ciel flamand.
La maison de Uil
http://www.de-uil.be

Clichés/interiors

Temple des arts

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Clichés/photos

Enchanté ou surpris !

À quel espèce d’exercice nous conduit la version photographiée d’une maison ? Voilà 29 ans que je me pose la question. Je crois qu’il faut l’inventer et pas l’habiter, il faut montrer les traces de passages, d’usages où l’image est momentanément consacrée par son abandon. Il faut en retenir l’idée du détail mais aussi d’une addition impossible de surfaces interrompues. Il faut en faire un visage, en devenir le locataire enchanté ou surpris. Il faut en faire un catalogue d’angles, de plis, de durées et de juxtapositions de matières. Il faut savoir regarder, puiser dans son vide ou dans son trop plein. La maison offre sa peau, sa réceptivité à la lumière, et c’est précisément ce que nous ne pouvons plus faire dans les journaux de décoration aujourd’hui. Je ne parlerai même pas du rôle d’un styliste sur un reportage, il doit être un journaliste et pourtant je vous assure que l’inverse n’existe pas.

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Clichés/photos

Clichés

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Clichés/photos, Clichés/voyage

Les enfants du chaos

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Photo/Gilles Dallière/San Pietro
Il faut ouvrir grand ses yeux et ses oreilles et repérer les liens et les perspectives. Le XXème siècle est fait de courants divers et souvent contraires, à l’occasion du centenaire de la grande guerre qui laisse le monde profondément divisé, goûtons aux plaisirs de la contradiction, du chaud et du froid, prenons le chaos reflétant le chaos du monde, celui qui s’est justement abattu sur l’Europe il y a cent ans.

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Clichés/interiors

Lumières Flamandes


Photos/Bertrand Limbour/Réalisation Gilles Dallière
Vivre avec les lumières du Nord dans le passage privé de Vlaeykensgang, à Anvers, c’est s’octroyer un voyage dans le temps. Dans cette maison de ville construite en 1567, le galerie Boris Vervoordt affine avec talent une approche intimiste de l’art contemporain.
À découvrir dans Maison Française Magazine N°2
wwwcotemaison.fr

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Photos/Gilles Dallière
Élizabeth Leriche me renverse toujours par son imagination en matière de mise en scène et de création. À Maison & Objet, après son regard sur le minimum, elle nous entraîne ailleurs dans la nature, dans la contemplation de paysages imaginaires, minéraux avec une poésie bouleversante. La matière magnétise le regard et il y a du sublime à traverser ces espaces fragiles. Les objets se métamorphosent vers d’autres fantasmes, un nouveau champs d’expression dans un monde en perdition. Nao Tamura restitue la beauté brute de l’instant présent, Jean Girel cède à l’obsession du paysage, Anna Badur absorbe le temps, Yasuaki Onishi fige la forêt d’urée cristallisée, Vassilis Tangoulis photographie le silence, Michael Anastassiades, dont les lampes ont été honteusement copiées hall 7, métamorphose l’idée qu’on se fait du marbre de Carrare. C’est beau, c’est vivant, c’est doux, ça élève l’esprit d’un salon qui n’en avait pas beaucoup. Une échappée belle et spirituelle, rien que pour ça, merci.
http://www.maison-objet.com/paris/programme/observatoire/elizabeth-leriche‎

Clichés/tendances

Landscape

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Clichés/expositions

Baccarat célèbre 250 ans de perfection et de passion


Place des Etats-Unis, Charles et Marie Laure de Noailles nous ont reçus dans leur hôtel particulier. l’extravagance du décor était inspirée par la lumière que Baccarat célèbre aujourd’hui. À table, à la droite de la vicomtesse, Jean Cocteau parle de la projection publique de « l’Âge d’or » qui fait scandale. Dalí, Miró, Ernst, Man ray en reste bouche bée. Plus loin Luis buñuel, Balthus et Francis Poulenc trinquent à l’essence de la création, à la jeunesse de tout être et à la nouveauté de toute chose. Tous, autour des Noailles, sont émerveillés par cette esprit nouveau entre la poésie, la musique, la peinture, les décors et l’architecture, qui bouleverse les arts et les moeurs. Tout l’art de vivre à la Française, intimement associé à la signature Baccarat, se met en scène jusqu’en février 2014. De la table aux 30 couverts au jardin d’hiver, de pièces d’exception issues du patrimoine aux collections « anniversaire », le rêve prend son envol. Une véritable expérience à travers les reflets de lumière et le tintement du cristal. Une invitation très particulière à partager un moment véritablement inoubliable.
http://www.baccarat.fr

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Clichés/interiors

Extravagance assumée


Photos/Francis Amiand/Réalisation Gilles Dallière.
L’appartement parisien du créateur et ami Nestor Perkal est un musée où la photographie et le design des années 1980 se mélangent en se jouant de la couleur, des matières et de la lumière. Les meubles et les objets de son univers, conçus ou édités, sont tous des souvenirs de rencontres et d’amitiés partagées avec de nombreux designers. Cette collection aux formes simples et à la polychromie audacieuse nous donne une furieuse leçon de liberté et de créativité face au fonctionnalisme glacial du design industriel. Entre humour et radicalité, ce touche-à-tout de génie prône un mélange des genres. Une créativité débridée qui bouscule les conventions d’un design bien rangé.
http://www.cotemaison.fr
http://www.nestorperkal.fr

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