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Nous sommes à la fois rue Saint-James, à Neuilly, en 1928, dans la dernière demeure de Jacques Doucet, et rue de Babylone, cinquante ans plus tard, dans l’appartement d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, face à leur parti-pris esthétique : la recherche de l’espace parfait. Le couturier Jacques Doucet fit cohabiter des œuvres parmi les plus importantes de l’histoire de l’art moderne, de La charmeuse de serpents du Douanier Rousseau aux Demoiselles d’Avignon de Picasso, en passant par la Muse endormie II de Brancusi et La Blouse rose de Modigliani. À partir des années 1960, Yves Saint Laurent réunit avec Pierre Bergé un musée vivant. Ils font cohabiter les arts premiers, les grands maîtres tels Goya ou Picasso et des meubles Art déco dont Jean-Michel Frank. La scénographie pensée par Nathalie Crinière et le décor signé Jacques Grange démontrent avec élégance, les croisements, les rencontres, les confrontations d’espaces-collections à la recherche d’un certain absolu. Et c’est bien le mélange des genres qui nous fascine dans cette installation jusqu’au bout du concept : un œil exceptionnel pour le bel ouvrage et une dimension créative sans complexe.
Jusqu’au 14 février
Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent
Espace d’exposition et boutique
3, rue Léonce Reynaud,
75116, Paris
http://www.fondation-pb-ysl.net

Céramique, Clichés/expositions

Vivre pour l’art

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MOTIF PERSONNEL

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Les couleurs de l’automne sont bien là et la nouvelle collection de coussin créée par Broste Copenhagen couvre tout le registre de sa vaste palette et de sa diversité artistique. Depuis plus de soixante ans c’est une longue tradition du voyage autour du monde pour trouver l’inspiration qui anime ces équipes. Les bleus nuit, les bleus graphite, les rouges intenses, les lilas, les noirs charbon, les ors, les perles fumées, les verts lichens, les argentés, constituent une collection de motifs délicatement stylisés ou semblables à une floraison de dessins optiques, tantôt sommairement, mais résolument esquissés. Une promesse de douceur et d’élégance.

http://www.brostecopenhagen.com

Clichés/décoration

Motif personnel

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Clichés/expositions

Voir et être vu : J-8

Tanger, Maroc 2012, gildallière, La géométrie de l'ouvrier-gildallière - copie
Photo/Gilles Dallière, Tanger, 2012

Je me souviens des éclats dorés du soleil sur les larges ouvertures de cèdre de cette pension. Je file dans les étages explorer les chambres aux portes entrebâillées. L’obscurité des couloirs, la résonance des pas des hommes, le rauque de leur voix, c’est du vertige en réquisition. Sur cette terre d’Afrique blanche, j’observe ce refuge kitch et tout à coup la canicule me prend au col. J’erre dans les marges de cet espace confiné, ce paradis de pauvre, illuminé par le zénith de son toit de verre. Ça ressemble à un bouge comme il y en a beaucoup dans la médina. Je me fais inviter à le photographier, obstiné, comme si l’espace d’un instant j’appartenais à ce vestige condamné des grandes heures de Tanger.

La galerie des photographes
56 rue de la Rochefoucauld
75009 Paris

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Rebel walls

En exclusivité, Au Fil des Couleurs ouvre le premier showroom Rebel Walls, 31 rue de l’Abbé Grégoire dans le 6ème arrondissement à Paris. Ils y présentent « MAPS », une collection de papiers peints panoramiques sur mesure inspiré de tout ce qui est relevés topographiques, cartographies, planisphères, atlas et mappemondes. Un voyage à 360°, histoire de surfer autour d’un monde à l’échelle de son mur, et ça pour 45€ le m2.
http://www.rebelwalls.fr

Clichés/décoration

Une déco low cost

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Les-Bains-nouveaux-sont-arrives_article_landscape_pm_v8

Enfin, les Bains Douches, haut lieu des nuits parisiennes des années 80, (et j’y étais), immense espace usé et fatigué, renaît de ses cendres pour accueillir les oiseaux de nuit comme de jour.
Les Bains rouvrent ! Après deux  ans de travaux, c’est un hôtel cinq  étoiles qui occupe tout l’immeuble du 7, rue du Bourg-l ‘Abbé. Dans les 39 chambres et suites de la ­version 2015, des frises de carrelage blanc entourent les têtes de lit, tel un rappel de la phase « thermale » des années 70. Les Bains d’aujourd’hui ont conservé le damier noir et blanc du dance-floor « Starck » mais pour la salle à manger la couleur rouge de Chine des murs et du plafond ondulé donne une impression cinématographique. La fresque du graffeur Futura 2000, peinte dans les années 1980, est là, visible depuis le restaurant. Trois architectes et designers ont œuvré à cette renaissance, dont Tristan Auer. La décoration est d’un luxe discret. La boîte ( souvenir) est toujours au sous-sol. La piscine à la mosaïque bleue a été déplacée, conservée à l’identique. Elle servira de hammam aux clients. La discothèque est réduite, des tables sont alignées ici et là, une estrade pour les concerts est posée… L’usage dira si le lieu retrouvera le lustre d’antan ! Vive la rive droite.
https://www.lesbains-paris.com

Clichés/adresses

Quel dépoussiérage …

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Clichés/décoration

Nuit blanche en passementerie

PDO - Cablé optique Luciole DECLERCQ PASSEMENTIERS
Sortie de l’éclatante restauration du canapé capitonné du salon de thé de l’impératrice Eugénie au château de Compiègne, Il a fallut deux ans de travail à Declercq Passementiers pour mettre à jour cette incroyable collection lumineuse. La mise au point de « Luce » c’est faite en association avec le studio Design Percept et Brochier Technologies. Les franges, les câblés, les embrasses s’illuminent à faire rougir toutes les bouffettes, les boutons et les chardons de la terre. Alimentée d’un seul côté, la fibre optique est tissée avec la soie, la lumière froide, dépourvue de rayonnements UV et d’infrarouges, n’émet aucune chaleur. Elle s’intègre avec raffinement offrant des possibilités de création presque infinies. L’Atelier Autrement a réalisé à une torsade près ce minutieux travail de tapisserie. La mise en scène de cette incroyable innovation de haute technicité nous en a mis plein les yeux.

http://www.declercqpassementiers.fr

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INAHO

Non, « Inaho » n’est pas une lampe d’intérieur, c’est un rêve lumineux inspiré par des tiges de riz se balançant au gré du vent dans les rizières asiatiques… Une œuvre d’art quoi !
Hideki Yoshimoto et Yoshinaka Ono, du studio Tangent, sont les inventeurs de ce concept qui unit la plus haute technologie à une approche naturelle, celle du mouvement de l’air. Grâce au socle constitué d’un micro-contrôleur, les diodes électroluminescentes fermées dans une feuille dorée, perforée, se balancent au bout d’une tige de carbone flexible comme les oreilles de riz (inaho en japonais). La lumière s’éteint délicatement en fonction du passage des gens, une interconnexion sur la relation de l’homme à l’objet, véritable coup de foudre de la Gallery S. Bensimon au charme innovant du design japonais !
Et que la rigueur de la saison ne condamne pas la folie poétique de ces tiges pleines de sève généreuse, il faut toujours qu’il y ait devant nous une perfection. Le rêve qui flotte ici, en lignes indécises, a le coût qu’il mérite.

http://www.gallerybensimon.com

Clichés/design

Épis d’or

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Clichés/design

L’échappée belle…


© 2015 LE DÉAN PRIEUR. TOUS DROITS RÉSERVÉS LE DÉAN PRIEUR.

Christelle Le Déan et Stéphane Prieur imaginent des objets, des meubles, du textile pour la maison, riches de fantaisie.
Une échappée belle qui met en jeu le sens d’un savoir faire artisanal et régional. Le Déan Prieur c’est une rencontre d’exception entre le design et la main autour d’un produit unique qui place la marque de fabrique au premier plan. La directrice de la Maison M, Caroline Tossan-Covillard expose jusqu’au 28 février : le lit à baldaquin « Etxe » en noyer français et cuir pleine fleur aniline. Le patch du drap de laine des coussins, brodé au point de chaînette est une déclaration de perfection. Le cabinet « Module » rend hommage aux meubles d’entomologistes, les éléments de verre et de marbre en font un meuble parfaitement évolutif. Le paillage du fauteuil « Manech » est entièrement réalisé à la main. L’assise en cuir pleine fleur d’« Ozeano » prend le large d’Espelette. La veine impulsive du marbre de la table « Striato » répond à la matité du piétement directoire. « Quaker » cligne de l’œil à l’esprit pionnier américain quand « Gascogne » se revendique française. Le noir de la table basse « Lagune » peut suffire à faire naître des envies de départ.
Une réponse évidente au monde industriel qui n’a pas la tête dans les étoiles.

Maison M, 25 rue de Bourgogne, 75007 Paris
http://www.maisonmparis.com/
http://www.ledeanprieur.com

Ils sont les partenaires privilégiés de Le Déan Prieur et travaillent dans les Landes, en Basse-Navarre ou en pays Bigouden.

http://www.chaiserielandaise.com
http://www.labarere.com
http://www.gurea-meuble.com
http://www.litnational.com
http://www.leminor.com

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Clichés/tendances

Bande à part


Cette année, il ne faut surtout pas faire bande à part. Au contraire, il faut redonner sa place au futur, découvrir de nouvelles sensations, aimer l’art cinétique. L’effet trompe-l’oeil est en vogue. On clash les matières, on télescope les genres sur la tendance néorayure. Ne vous affolez pas elles s’accaparent l’espace avec générosité. l’art optique s’inscrit dans une grande cohérence que ce soit dans l’architecture la déco et la mode, elle est accessible à tous. Alors, commençons l’année bien en ligne

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