Clichés/interiors

Un « Mirage » traversé par le paysage


Encastrée dans la falaise de l’île de Tinos en Grèce, cette maison d’architecte fait corps avec l’eau et la lumière du soleil. Stelios Kois et Nikos Patsiaouras (Kois Associated Architects) l’ont construite comme une lame de béton dont le toit terrasse et piscine devient le miroir d’eau de la mer Égée. Sous le toit, le salon fait corps avec le paysage. C’est la pente raide, plongeant dans le bleu marine, qui a dicté sa forme et sa dimension : un parallélépipède de 198 m2 qui s’encastre dans la montagne. Les deux architectes utilisent la force du terrain pour créer les niveaux de plain-pied avec la falaise. Camouflée par le toit et isolée des regards extérieurs l’habitation est baignée de lumière naturelle rythmée par la course du soleil. C’est cette transparence qui fait que dès l’entrée le regard plonge dans l’espace. Il glisse sur cet immense carré d’eau qui ressemble à un « Mirage ».
http://www.koisarchitecture.com

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Le palais des marbres

moucharabier copie
Photo/Gilles Dallière Tunisie, Skanès, 2006
Le palais que réalisa Olivier Clément Caboub est sobre et moderne. Nous sommes au début des années 60, le président Bourguiba et sa femme se font construire cette résidence d’été entièrement recouverte de marbre veiné, dominant la mer au milieu d’un parc de 50 hectares planté de palmiers. La décoration intérieure est confiée à trois décorateurs : le grand salon et les halls d’attente à Maxime Old, la salle à manger et la suite d’un membre de la famille du président à André Leleu et l’aile du président à Raphaël. Max Ingrand dessine les luminaires et les fontaines. Le lieu est exceptionnel, mais ce qui m’a le plus touché c’est ce moucharabieh de marbre extérieur dont le maillage accélère le passage du vent qui diffuse la fraîcheur à l’intérieur du palais des marbres. Un très beau souvenir.

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L’architecture de l’urbanisme

Firminy  Le Corbusier Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Firminy
Le site Le Corbusier de Firminy, dans la Loire a été construit par Édouard Charles Jeanneret ( mais il a fait quoi Le Corbusier). C’est en 2003 que les travaux de l’église reprirent après 30 ans d’arrêt. L’ouvrage fut inauguré en 2006 pour la première biennale du design à Saint Étienne. Quelle souvenir, devant l’extase des journalistes face aux HLM de mon enfance, crées pour les mineurs et les ouvriers des usines de métallurgie, tout comme le stade municipal. Aujourd’hui, l’église Saint Pierre est classée monument historique. Le béton sert surtout à témoigner de l’oeuvre architecturale de « Le Corbusier ». C’est la lumière qui pénètre dans l’église par ces orifices géométriques rouges, jaunes, verts, bleus qui dessinent la constellation d’Orion qui me fascine toujours. Cette architecture est puissante et Jeanneret, l’éternel maître d’oeuvre de ce mouvement moderne, il faut lui rendre hommage.

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Un escalier vernaculaire

Gilles Dallière Tunisie 2011-12-29 à 13-05-44
Photo/Gilles Dallière, le Ksour de Médénine, Tunisie, 2011
Un très beau souvenir ce voyage entre Noël et le jour de l’an. Nous avons pris le temps de vivre, de marcher, de visiter et ces escaliers en terre sont étonnants. Ils sont bâtis soit en creusant le mur, soit en fixant les marches sur ce dernier en les laissant découvertes. Ils peuvent être simple, incorporés dans l’épaisseur même du torchis, comme les escaliers des jardins en terrasses. L’envolée est audacieuse et dans ce cas le délicat problème du départ est ici résolu : si les marches sont épaisses et creusées dans le mur, elles n’ont pas de sottoscala ; si elles sont indépendantes et fixées au mur, elles n’en ont pas plus.

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« Work in progress »

Escalier Bègles  Gilles Dallière 2009-12-19 à 08-51-51
Photo/Gilles Dallière, Bègles, 2009
Il est très tôt , la terre est gelée, la tête aussi et nous allons faire un catalogue de luminaire. L’escalier de l’hôtel est suspendu dans le vide. Il monte au ciel à volée droite infinie. Pour s’approcher de ce rêve, les architectes et les ingénieurs ont essayé de défier les lois de la gravité en utilisant des matériaux qui permettent des sections de plus en plus subtiles. Le béton armé, l’acier et le verre permettent au dessinateur contemporain de transformer en réalité les rêves des siècles passés. En même temps il est au bord de l’autoroute.

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De l’ascenseur et de la rampe d’accès

Milan Gilles Dallière 2005-04-09 à 12-00-42
Photo/Gilles Dallière, Milan 2005
L’ascenseur est une grande invention. Je ne le prends jamais mais son apparente commodité a relégué l’escalier à un strict rôle de remplacement, en cas de panne ou d’accident. L’escalier est si marginalisé qu’on ne l’utilise même plus pour descendre deux étage. Et pourtant je vous assure que de monter et de descendre des escaliers est un exercice des plus sains et qui convient parfaitement à ma circulation sanguine et à mes fesses. Et lorsque l’escalier est beau, il ne reste que le plaisir de le découvrir jusqu’à regarder à travers les grilles de l’ascenseur le vide mécanique de ces cages contemporaines. Autant de formes qui se sont intégrées de façon relativement naturelle, et sans grand mal. Dans un immeuble, une promenade architecturale ne peut se faire que par un escalier.

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Euphorie victorienne

Gilles Dallière Nice 2013-10-25 à 14-43-28
Photo/Gilles Dallière, Nice, 2013
La splendeur de ce hall et de son escalier nostalgique des fastes de la Riviera victorienne, c’est un rêve de luxe et de grandeur offert aujourd’hui à cette maison de repos sur la colline de Cimiez à Nice. Le bâtiment fait parti de l’ensemble architectural le plus spectaculaire de ce quartier, le Régina, ancien hôtel construit en 1896 par Sébastien-Marcel Biasini ou la reine Victoria séjourna.

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Anamorphose

Gilles Dallière Mallet steven 2010-06-11 à 17-17-59
Photo/Gilles Dallière, Paris, 2010
Rue Mallet stevens à Paris dans l’hôtel particulier de Joël et Jan Martel, il y a un escalier, cylindrique, qui articule les différents volumes des appartements. La spirale, enfermée dans le cylindre de béton se reflète dans un miroir pour y réfléchir une perspective démultipliée. Et si on prend un peu de recul l’image se déforme, elle abuse de notre sens visuel, joue de notre raison, invente une nouvelle représentation spatiale comme une anamorphose.

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