Alfred
Photo/Gilles Dalliere
Mon Alfred,nous allons prier pour toi à Saint Merry, mais qu’y avait-il de sombre et de sourd en toi pour que tu choisisses de mettre fin à ta jeunesse. As tu bien le sentiment d’avoir obtenu les deux ou trois choses essentielles d’une vie ? Ta mort me bouscule. Un jour tu as fui Paris pour retrouver tes racines, et ta famille. Tu es là, avec ton sourire, épatant, vibrant, fébrile et au delà de ce sourire, tu ne quittes jamais une certaine retenue. Ton départ était donc définitif. Tu es parti vers ce que tu es, ce que tu as traversé pour te construire et être celui qui, à l’aube de la quarantaine, n’a malheureusement plus que la mort en ligne d’horizon. Tu as choisi de tourner le dos à la vie et j’espère de tout mon cœur qu’aujourd’hui, ce sont les anges qui t’accueillent à bras ouverts. Quand à moi je ne t’oublierais jamais.