La pose

Photo/Gilles Dallière
Il porte instinctivement la main à sa tête, relevant les imaginaires cheveux qu’il croit tombés sur son front, rectifiant l’accroche-cœur noir qui dessine une virgule en haut de sa tempe. Il est un peu nerveux de me voir silencieux. Il est assis et je demeure debout devant lui mon Leica à la main. Nous éprouvons une gêne de ce manque de courtoisie de l’un, de cette humilité de l’autre. Quelque chose l’arrête enfin lorsqu’il aperçoit le changement de décor au dessus de la commode. La lumière est parfaite, elle tombe du plafond de la chambre voilée par la transparence des rideaux. Il semble embarrassé, tourne la tête et regarde par la fenêtre, les coudes sur les genoux tellement l’assise de la chaise est minimale.

et ce regard du Leica ressemble à un baiser posé sur ce cou…
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et le regard du Leica ressemble à un baiser posé sur son cou…
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