Théatre São Luis photo Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière Brésil 2002
La ville s’était mise à sentir le moisi, tout exprès pour nous. Nous avions changé de monde, à São Luis do Maranhão tout est couleur. Même la saleté, la poussière, le dérisoire ont changé de registre. Ici tout est devenu si dense, si plein, et si lent, si incompréhensiblement lent. Et comme il est violent pour nous d’accéder à cette lenteur-là, et d’y survivre plus de deux jours. Le soir la ville moite, vibre de gens qui traversent en tous sens, de lumières, de couleurs, et enfin de musique. Entre ces murs gras, il y a des traces et parfois il en naît quelque chose de beau et de porteur d’un autre sens que le sens premier. Peut-être enfin est-il temps d’accrocher à cette relique, ces vieux murs du quartier historique de São Luis, l’énorme faix que ce climat tropical nous a laissé sur le cœur, et qu’il soit possible que cette ville passe à autre chose, classée au programme du patrimoine mondial par l’Unesco ?
Peut-être…

Clichés/photos, Clichés/voyage

L’usure du monde

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