L’art de bien regarder…

Eternité, Nicolas Baier, architecture, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

J’ai levé les yeux sur les chemins du paradis. Je me suis projeté dans la sculpture de Nicolas Baier : Eternity. J’ai observé la lumière des skydomes transpercer les Franciscaines et je me suis trouvé petit. Où suis-je ?
Le judaïsme, le christianisme, et l’Islam se reflètent dans les courbes de l’œuvre monumentale. L’Egypte pharaonique, l’antiquité grecque et romaine, la création et le paradis originel se succèdent dans les replis de l’acier poli, ils interrogent le regard et rendent visible ce lieu mythique dédié à l’ordre de Saint-François, dont on peut, ou pas, rêver.

Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

L’art de bien regarder…

Image

Féérique…

Le lustre surdimensionné, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

En architecture, j’aime la lumière, la pénombre et l’obscurité. Ce sont des choses en rapport, complémentaires. L’agence Moatti-Rivière a utilisé la lumière comme matière. Dans l’ancienne cour du cloître des Franciscaines, un lustre monumental capte la clarté du jour et la conduit à travers 14 285 tubes de polycarbonate translucides qui distribuent des rayons lumineux de manière à créer une bonne répartition sur une surface de 400m2. Malgré sa forte présence et sa visibilité, il offre au passant la fluidité d’une matière mouvante jusqu’à l’indétermination formelle.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

féérique…

Image

Le rêve prémédité…

Les géométries de l’escalier des Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

À Deauville le rêve est prémédité. Loin du grouillement bruyant et coloré des planches, j’observe les géométries d’un escalier à contre-jour immergé dans la lumière qui entre par la baie vitrée du bel été des Franciscaines. Je cherche à capturer l’énigme architecturale en la réduisant à un noir et blanc cadré qui restitue l’atmosphère innovante du projet de l’agence Moatti-Rivière. Dans l’atmosphère onirique des chemins du paradis, les lignes se croisent et servent de rideau de scène à des perspectives où la clarté s’invite pour modeler et dévoiler une culture muséale recherchée et poétique à l’image de la station balnéaire.

Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le rêve prémédité…

Image

Multibonheur…

Plage de Trouville-sur-Mer, parasols, gildalliere, mon été 2021

Entre la jetée et les Roches noires, la pluie ne réfléchit pas les nuages. La plage de Trouville-sur-Mer est comme un long jardin de fleurs éclatées. Tout au long des cabines, les parasols de toutes les couleurs occupent le premier plan. Ils s’alignent par lignes au bord des planches. J’ai marché au milieu des gens, frôlant du regard les couleurs, tournant autour, en me disant que la plage s’était faite belle.

Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Multibonheur…

Image

la tactilité des toiles et du sable…

Rayure soleil, parasol de Trouville-sur-mer, plage de Trouville, gildalliere, mon été 2021

Dans un ciel d’azur, assez rare à Deauville, une mer de couleurs ouvre la marche en file indienne. Le photographe John Batho a dit : « photographier ces parasols, leurs formes et leurs couleurs, c’est construire des rythmes et les partager sur un mode joyeux, en retrouvant la même spontanéité que susciterait une boîte de peinture renversée sur la plage ». Je ne connais aucun autre endroit où l’ordre de la couleur éprouve à ce point le regard et attire autant l’horizon.

Céramique, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

la tactilité des toiles et du sable…

Image

Dimanche 15 août 2021…

Les mythiques parasols de Trouville-sur-mer, plage de Trouville, gildalliere, mon été 2021

C’est dimanche, et je vois tout en couleur. La lumière est fluide, le ciel bleu s’est arrêté dans sa lente course vers l’immensité. L’été s’est enfin installé. L’homme en noir marche sur le bord des planches, ses mouvements sont lents et coordonnés. Il y a sur la plage une certaine vie. La lumière est intense. La foule du 15 août, les couleurs, la houle de la marée haute, les mouettes qui crient, tous regardent vers la digue celui qui s’éloigne. 

Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Dimanche 15 août 2021…

Image

Mon été 21…

La Manche, plage de Trouville-sur-mer, promenade matinale, gildalliere, été 2021

« Pendant la nuit la pluie est tombée huit heures d’affilée, d’abord d’enfance, légère, timide presque, et puis installée, tenace et vieille. Et puis, de cette pluie le soleil est sorti, harassé ».

Extrait, Marguerite Duras, L’été 80.

Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Mon été 21…

Image

Le soleil se lève sur le monde…

Vue sur le Havre, plage de Trouville-sur-mer, gildalliere, été 2021

« Le temps s’était couvert et la tempête est arrivée portée par le vent du nord. Ce vent était très fort, d’un seul tenant, sans trêve aucune, un mur lisse et droit. Et la mer de nouveau s’est déchaînée. De la pluie est venue pendant la nuit et elle a été chassée par la force du vent. Toute la nuit ce vent a hurlé, sous les portes, dans les failles des murs, dans la tête, les vallées, le cœur, le sommeil… Mais non ce n’était rien, rien que bruits de la mer et du vent. Et vous voyez, le soleil s’est levé sur le monde ».

Extrait, Marguerite Duras, L’été 80.

Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le soleil se lève sur le monde…

Image

L’été 80…

L’été 2021, Trouville-sur-Mer, Les Roche Noires, gildalliere, 2021

« La mer est changeante, l’espace d’une nuit elle est mauvaise et puis brusquement au petit matin la voici de nouveau calme, elle redevient bleue et se remplit à nouveau de voiles blanches et de soleil. Les pétroliers sont de nouveau là, en file indienne devant les falaises blanches d’Antifer. La mer est très basse en ce moment, elle est très loin, de la chambre noire je la vois bien, et elle laisse derrière elle des lacs, des îles, des archipels noyés de brume, des pays entiers de sables gorgés d’eau. La jeune fille et l’enfant ont traversé les sables découverts et ils sont allés dans la baie, du côté des pieux noirs, vers le chenal ».

Extrait, Marguerite Duras, L’été 80, Collection « double », les Éditions de Minuit

clichés/citations, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

L’été 80…

Image

Contre-jour…

Ouverture, abandon, Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Ne jamais perdre de vue la mesure de l’homme, clé ultime. La figure humaine est souvent suggérée par une ampoule, un volet, une ombre, la lumière, de simples proportions. Ici, la proposition visuelle est brutale et sans concessions. Elle porte en elle le souvenir des murets de pierres sèches qui en Grèce délimitent depuis toujours les champs. La Grèce fait partie de notre passé à tous, qu’on y soit né ou non.

Clichés/architecture, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Contre-jour…

Image