Clichés/citations

C’est l’ printemps

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Il y a des gens qui sous prétexte que c’est le printemps vont vous parler de déco, pas moi. je vous aime, je t’aime.
Y a la nature qu´est tout en sueur
Dans les hectares y a du bonheur
C´est l´printemps
Y a des lilas qu´ont même plus l´temps
De s´faire tout mauves ou bien tout blancs
C´est l´printemps
Y a du blé qui s´fait du mouron
Les oiseaux eux ils disent pas non
C´est l´printemps
y a nos chagrins qu´ont des couleurs
Y a même du printemps chez l´malheur
Y a la mer qui s´prend pour Monet
Ou pour Gauguin ou pour Manet
C´est l´printemps
Y a des nuages qui n´ont plus d´quoi
On dirait d´la barbe à papa
C´est l´printemps
Y a l´vent du nord qu´a pris l´accent
Avec Mistral il passe son temps
C´est l´printemps
Y a la pluie qu´est passée chez Dior
Pour s´payer l´modèle Soleil d´Or
Y a la route qui s´fait nationale
Et des fourmis qui s´font la malle
C´est l´printemps
Y a d´la luzerne au fond des lits
Et puis l´faucheur qui lui sourit
C´est l´printemps
Y a des souris qui s´font les dents
Sur les matous par conséquent
C´est l´printemps
Y a des voix d´or dans un seul cri
C´est la Sixtine qui sort la nuit
Y a la nature qui s´tape un bol
A la santé du rossignol
C´est l´printemps
Y a l´beaujolais qui la ramène
Et Mimi qui s´prend pour Carmen
C´est l´printemps
Y a l´île Saint-Louis qui rentre en Seine
Et puis Paris qui s´y promène
C´est l´printemps
Y a l´été qui s´pointe dans la rue
Et des ballots qui n´ont pas vu
Qu´c´était l´printemps

Leo Ferré

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Tissu Gilles Dallière 2014-02-06 à 17-01-51
Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
De gauche à droite et de haut en bas : « Bahia », en 136 cm de large, Sahco. « Kaya », en 140 cm de large, Manuel Canovas. « Canevas », en 135 cm de large, Élitis. « Hamilcar », en 136 cm de large, Nobilis. « Pixus », en 138 cm de large, Sahco. « Spatial », en 145 cm de large, Jean Paul Gaultier pour Lelièvre. « Oxford », en 135 cm de large, Missoni. « Coup de foudre », en 129 cm de large, Dedar. « Volupté », en 128 cm de large, Élitis. « Carriacou », en 121 cm de large, Pierre Frey. « Cheree », en 132 cm de large, Harlequin chez Zoffany. « Rio Sunset », en 135 cm de large, Donghia chez Rubelli. « Lomond Velvet », en 137 cm de large, Mulberry chez Brunschwig & Fils.
Maison Française Magazine N°3

Clichés/tendances

Gipsy ou l’esprit de vagabondage

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Clichés/expositions

L’Atlantique Noir au musée du Quai-Branly

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Photo/Man Ray
Nancy Cunard, la Muse des surréalistes fut surtout une femme engagée contre la ségrégation. Riche héritière américaine « the queen of the jazz age » à une classe folle. Sa coupe à la garçonne, ses bras chargés de bracelets, elle est d’une élégance stupéfiante, presque écrasante. Elle verse dans l’avant-garde de l’excentrique Peggy Guggenheim à l’extravagante Marie Laure de Noailles. Elle se lie d’amitiés avec Brancusi, Tristan Tzara, Jean Michel Franck. Maîtresse d’Aragon, elle publie le tout premier texte de Samuel Beckett. Elle fais surtout le choix de se révolter contre le franquisme, le fascisme et le snobisme. Le grand combat de sa vie, fut la lutte contre la ségrégation raciale. Amoureuse du musicien noir américain Henry Crowder, elle scandalise la société aristocratique, mondaine et artistique. Elle travaille sur un ouvrage collectif tiré à 1000 exemplaires, qui rassemble plus de 150 collaborateurs pour démontrer que le préjugé racial ne repose sur aucune justification. « Negro Anthologie » est un document unique d’une force inouïe. L’ouvrage est censuré aux Antilles et en Afrique, il fait scandale aux États-Unis. A sa mort en 1965, dans une salle commune de l’hôpital Cochin elle est ruinée, il ne lui reste plus personne, elle voulait seulement accomplir sa vie avec rage et passion.
Une exposition « L’Atlantique Noir », Nancy Cunard, Negro Anthologie (1931-1934) du 4 mars au 18 mai 2014.
http://www.quaibranly.fr

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Tissus Gilles Dallière 2014-02-07 à 11-33-16
Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
De gauche à droite et de haut en bas : « Métamorphose », en 305 cm de large, Métaphores. « Écorces », en 143 cm de large, Casamance. « Venier », en 140 cm de large, Rubelli. « Cinema », en 145 cm de large, Nya Nordiska. « Enjoy », en 138 cm de large, Elitis. « Botanica », en 130 cm de large, Casamance. « Couture Atelier N°13 », en 138 cm de large, Glant chez Cleo C. « Sila », en 140 cm, Jim Thompson chez Pierre Frey. « Memory », en 144 cm de large, Kvadrat. « Éperon », en 145 cm de large, Le Crin chez Métaphores. « Muse », en 137 cm de large, Threads, GP & Baker chez Brunschwig & Fils. « Roads », en 150 cm de large, Zimmer+Rohde. « Liberta », en 300 cm de large, Ardecora chez Zimmer+Rohde. « Portobello », en 138 cm de large, Nobilis. « Danilo », en 144cm de large, Sahco. « Lacca », en 135 cm de large, Rubelli. « Granita », en 132 cm de large, Fadini Borghi chez Pierre Frey.
Maison Française Magazine N°3

Clichés/tendances

La nature s’engouffre dans la maison

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Clichés/photos, Clichés/voyage

Manille gigantesque diamant brisé

Manille Gilles Dallière 2010-10-22 à 04-35-52
Photo/Gilles Dallière, Manille, 2010
La mer des Philippines n’est pas notre mer : elle effraie. Manille est une ville extrêmement dramatique et originale, d’une pauvreté angoissante. C’est un monde impossible à reconnaître. Parfois il est vrai que l’on retrouve un point de vue, un paysage dont on a l’habitude mais le climat est impossible. Sous une chaleur de plomb, l’humidité ambiante est suffocante. Dans le sourire des jeunes gens qui rentrent de leur atroce boulot, il y a un trop-plein de liberté, une sorte de folie. Tout vacille, tout est brinquebalant, tout est ouvert à tous les vents et à tous les voleurs. dans les miroirs d’eau laissés par la mousson, se déroule tous les jours un véritable spectacle clandestin. La drogue est omniprésente et loin de la culture de notre monde, les hommes ont une hélice qui les agite à l’intérieur, l’hélice du sexe, de la curiosité, de la provocation, du désir d’exister. Ce n’est pas sans danger.

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Tissu Gilles Dallière 2014-02-07 à 15-16-08
Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
De gauche à droite et de haut en bas : « Arkane », en 140 cm de Large, Inkfabrik pour Thevenon. « Rombo », en 130 cm de large, Sahco. « Grove », en 130 cm de large, Armani Casa chez Rubelli. « Tratturo », en 130 cm de large, Colony. « Dante », en 140 cm de large, Fadini Borghi chez Pierre Frey. « Pathum », en 140 cm de large, Jim Thompson chez Pierre Frey. « Tabulariga », en 140 cm de large, Dedar. « Vague », en 140 cm de large, Rubelli. « Foscarini », en 140 cm de large, Houlès. « Dominos », en 138 cm de large, Zimmer+Rohde. « Métis », en 116 cm de large, Dominique Picquier. « Latitude », en 140 cm de large, Threads GP & Baker chez Brunschwig & Fils. « Glyphe », en 138 cm de large, Lelièvre. « Hudson », en 135 cm de large, Larsen chez Colefax and Fowler. « Provins », en 140 cm de large, Missoni.
Maison Française Magazine N°3

Clichés/décoration, Clichés/tendances

Le faste des arts décoratifs

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Clichés/photos, Clichés/voyage

L’inde éternelle


Photo/Gilles Dallière Inde
C’est la saison sèche. La route de New Delhi à Moradabad n’est que poussière et chaleur. Dans le cours presque desséché du Gange, des milliers d’hommes et de femmes, venus à pied, s’installent et creusent de larges tranchées dans le lit du fleuve, bâtissent des maisons en terre et, dans ces jardins saisonniers, cultivent des légumes qu’ils vendent à la ville. Assis dans un fauteuil, à l’ombre, un homme indolent et vêtu de blanc, me dit en montrant de loin les fourmis humaines « They make a very good living ». Quand la mousson apporte les premières pluies, au mois de juin, le fleuve se reconstitue, parfois en quelques heures, et emporte les champs, les tranchées, les maisons. Les paysans repartent à pied jusqu’à leurs montagnes du nord. Depuis combien de temps cela dure-t-il ? Je ne sais pas. Ils reviendront l’année prochaine.

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Clichés/tendances

Klein d’oeil sur l’homme printemps-été 2014


Après le noir c’est le coloris phare de la saison. Je ne parle pas du bleu marine, ma couleur fétiche mais bien de ce bleu presque électrique, intense, saturé, pigmenté qui est une teinte tellement profonde, une unité absolue d’une parfaite sérénité. Le bleu est la couleur préférée des hommes et cet outremer se prête à merveille au camaïeu. Un coloris singulier et omniprésent dans tous les défilés malgré une forte touche d’orange. J’en connais qui vont devoir ranger leur noir dans un placard.

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Clichés/expositions

Inspirations

Dries Van Noten
Quelle image étonnante cette ligne de feuilles d’or. Du 1er mars 2014 au 31 août 2014, Les Arts Décoratifs consacrent une exposition au créateur de mode belge, Dries Van Noten. Cette première exposition à Paris est une invitation à un voyage intime et affectif de son univers. En présentant ses sources d’inspiration nombreuses et multiples, Dries Van Noten a choisi de nous révéler son processus si particulier de création. Ce projet totalement inédit, fait d’accumulations choisies et de superpositions pensées, confronte les collections de mode féminine et masculine de Dries van Noten aux collections de mode des Arts Décoratifs, ainsi qu’aux photos, vidéos, extraits de films, références musicales, œuvres d’art françaises et internationales provenant de collections publiques et privées qui ont nourri sa création.

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