Photos/Gilles Dallière
Élizabeth Leriche me renverse toujours par son imagination en matière de mise en scène et de création. À Maison & Objet, après son regard sur le minimum, elle nous entraîne ailleurs dans la nature, dans la contemplation de paysages imaginaires, minéraux avec une poésie bouleversante. La matière magnétise le regard et il y a du sublime à traverser ces espaces fragiles. Les objets se métamorphosent vers d’autres fantasmes, un nouveau champs d’expression dans un monde en perdition. Nao Tamura restitue la beauté brute de l’instant présent, Jean Girel cède à l’obsession du paysage, Anna Badur absorbe le temps, Yasuaki Onishi fige la forêt d’urée cristallisée, Vassilis Tangoulis photographie le silence, Michael Anastassiades, dont les lampes ont été honteusement copiées hall 7, métamorphose l’idée qu’on se fait du marbre de Carrare. C’est beau, c’est vivant, c’est doux, ça élève l’esprit d’un salon qui n’en avait pas beaucoup. Une échappée belle et spirituelle, rien que pour ça, merci.
http://www.maison-objet.com/paris/programme/observatoire/elizabeth-leriche‎

Clichés/tendances

Landscape

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Clichés/expositions

Baccarat célèbre 250 ans de perfection et de passion


Place des Etats-Unis, Charles et Marie Laure de Noailles nous ont reçus dans leur hôtel particulier. l’extravagance du décor était inspirée par la lumière que Baccarat célèbre aujourd’hui. À table, à la droite de la vicomtesse, Jean Cocteau parle de la projection publique de « l’Âge d’or » qui fait scandale. Dalí, Miró, Ernst, Man ray en reste bouche bée. Plus loin Luis buñuel, Balthus et Francis Poulenc trinquent à l’essence de la création, à la jeunesse de tout être et à la nouveauté de toute chose. Tous, autour des Noailles, sont émerveillés par cette esprit nouveau entre la poésie, la musique, la peinture, les décors et l’architecture, qui bouleverse les arts et les moeurs. Tout l’art de vivre à la Française, intimement associé à la signature Baccarat, se met en scène jusqu’en février 2014. De la table aux 30 couverts au jardin d’hiver, de pièces d’exception issues du patrimoine aux collections « anniversaire », le rêve prend son envol. Une véritable expérience à travers les reflets de lumière et le tintement du cristal. Une invitation très particulière à partager un moment véritablement inoubliable.
http://www.baccarat.fr

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Clichés/expositions

Un kilomètre à pied ça use

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Un kilomètre à pied ça use, ça use,
Un kilomètre à pied ça use les souliers.
Deux kilomètres à pied ça use, ça use,
Deux kilomètres à pied ça use les souliers…
C’est parti pour Maison & Objet au parc des exposition à Villepinte. Hier déjà, on inaugurait Paris Déco Off. Il a fallu marcher de la rive droite à la rive gauche sous de magnifiques lanternes de lin suspendues, pour découvrir les créations des éditeurs de tissu. Un parcours très attendu des initiés et des profanes autour du monde de la décoration sous le signe de  » L’Art, la Manière, la Matière ». Il est tombé des trombes d’eau en fin de journée, mais Paris méritait bien son titre de Capitale de toutes les créations.
À suivre…
http://www.paris-deco-off.com

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Céramique, Clichés/design, Clichés/expositions

Sacha walckhoff se prend pour Thésée


Le Minotaure est, dans la mythologie grecque, un monstre fabuleux possédant le corps d’un homme et la tête d’un taureau. Né des amours de Pasiphaé et d’un taureau blanc envoyé par Poséidon. Sacha Walckoff l’enferme dans un vase, et créé avec beaucoup de talent une collection de douze pièces uniques. douze vases façonnés et peints à la main dans les ateliers de la manufacture de porcelaine Vista Alegre, son fil d’Ariane. La collection « Minotaures », est présentée à la galerie Gosserez du 30 janvier au 22 février.
http://www.galeriegosserez.com

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Clichés/design

La Turquie est à l’honneur


À découvrir, Hall 7 à Maison&Objet du 24 au 28 janvier.

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Clichés/photos

Une vraie galère

2005-06-17 à 08-50-11
Photo/Gilles Dallière/Port la Galère.
Il est neuf heures et demie du matin, le ciel est gris mais le soleil commence à pointer. L’air frais a un avant-goût d’automne. Je monte sur le plongeoir de la piscine de l’hôtel pour faire la photo de l’ombre projetée dans l’eau. Dans les années 60 le promoteur Charles Tiffen a l’intuition d’associer à un site extraordinaire la recherche non conventionnelle de l’architecture sculpture de Jacques Couëlle, dans le but de séduire une clientèle aisée sensible à la mode et à une certaine exubérance. Après une esquisse d’intention, qui définit l’esprit de la nouvelle résidence, et la réalisation de la première tranche des travaux, les rapports entre Charles Tiffen et Jacques Couëlle se dégradent. L’achèvement de l’opération est confié à l’architecte Leopold Vittorge. De son côté Antti Lovag témoigne avoir suivi le chantier. D’inspiration organique, chaque bâtiment est identifié à une « grappe » de logements accessibles par des systèmes de passerelles. Au lyrisme des masses font écho les éléments de second œuvre et de décoration en ferronnerie, cuivre, céramique et verre coloré, calés sur un vocabulaire de formes organiques. Vittorge abandonne l’aspect ondulant de l’ensemble pour lui préférer un dessin de retournement vertical des gardes corps. Il simplifie la volumétrie globale et renforce l’horizontalité des façades modifiant la trame structurelle de façon provocante. Ça reste aujourd’hui une architecture façonnée, point névralgique de Théoule-sur-mer. Un très beau souvenir.

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Clichés/expositions

 » Je vois les choses comme une sculpture comme des formes qui occupent un espace ». Robert Mapplethorpe


L’idée est magnifique, Robert Mapplethorpe serait né cent ans plus-tôt, il aurait été sculpteur. cent ans après, il sculpte par la photographie. Le Musée Rodin Confronte les deux formes d’expression, 50 sculpture et un ensemble de 102 photographies révèlent l’audacieux dialogue entre les deux créateurs. Le photographe construit la forme à la perfection, le sculpteur cultive l’accident. Avant la grande exposition au Grand Palais, le dialogue reste inattendu. Sept thèmes sont retenus, une première au Musée Rodin, car jamais un tel face à face n’a jamais été réalisé.
Du 8 avril au 21 septembre, à voir absolument.
http://www.musee-rodin.fr

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