Clichés/design

Deux noeuds verts se font la botte


Très loin de la princesse de Clèves, du duc de Nemours où d’Henri de Lagardère, c’est la faïence et son bleu qui font Nevers. La faïencerie Georges est animée par l’amour du métier. Carole Georges et Jean françois Dumont ne se jettent pas les assiettes à la figure mais préservent l’exactitude d’un savoir-faire traditionnel : le façonnage et le décor à la main. Une passion mono-maniaque, une fascination, jusqu’à remplacer les décors traditionnels par les nouvelles cathédrales des sites industriels, avec leurs tours, leurs cheminées ou leurs fabriques, en activité ou en décrépitude. Le résultat: une impressionnante série de décors qui sont, aux yeux des deux créateurs, « l’équivalent de la cathédrale gothique pour la pensée du Moyen-Age ». La grue est l’aboutissement de cette gamme contemporaine à l’histoire de ses origines. Depuis qu’ils ont figés Ces paysages mono-culturels, dans la faïence pour des siècles et des siècles, ils rencontrent Alnoor. Le designer Va respecter l’âme de la marque. Il s’imprègne de son patrimoine et de sa technique et crée La gamme NEC, une forme précise et pure qui repose sur la production de la faïencerie Georges associée à un poinçon estampillé dans la terre depuis quatre générations ; deux noeuds verts.
Faïencerie Georges
11 avenue Colbert
58000 Nevers
http://www.faienceriegeorges.com
Alnoor Art-Design
http://www.alnoordesign.com

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Clichés/expositions, Clichés/photos

Love on the Left Bank


Photo/Ed Van Der Elsken/ Nederlands Fotomuseum, courtesy Annet Gelink Gallery

La Galerie VU’ présente, pour la première fois à Paris, une large sélection de photographies de la série « Love on the Left Bank » du photographe néerlandais Ed van der Elsken. Il a produit une œuvre considérable, tant en matière de photographies et de livres qu’en matière de films. Il y a chez Van der Elsken, une insatiable soif du regard. Son territoire est le monde. Il photographie sa génération avec une évidente fascination pour le mode de vie anticonformiste des jeunes gens de Saint Germain des prés en 1950 dont il partage le quotidien. La modernité de ses prises de vue s’accorde avec l’avant-gardisme de cette jeunesse parisienne. « L’enfant terrible » de la photographie néerlandaise a produit une oeuvre considérable. Il fut le chroniqueur attentif de la poésie du quotidien.
Du 13 septembre au 31 octobre
Du lundi au Samedi de 14h à 19h
La Galerie VU’
Hôtel Paul Delaroche
58 rue Saint-Lazare
75009 Paris
http://www.galerievu.com

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Clichés/citations

inde
Photo/Gilles Dallière, Fatehpur Sikri, Inde.
Les mémoires issues de nos lignées familiales sont engrammées dans nos cellules. Nous ne faisons que répéter ce que nous connaissons déjà. Et cette répétition ne doit rien au hasard. Il faut remonter aux mémoires inscrites dans notre corps. Il s’agit en quelque sorte de nous informer en conscience de notre manière de fonctionner. d’accepter ce que nous avons vu : oui, je fonctionne comme cela dans le quotidien et cela me met dans telle émotion. Je l’accepte et j’en assume complètement la responsabilité, sans me juger. Cette descente permet de dénouer l’énergie vitale bloquée dans mon corps. Elle ouvre à la transformation radicale qui me conduit vers mon être essentiel. Ce travail a donc une grande dimension spirituelle. Il a pris une place très importante ces derniers mois où j’ai été confronté à des situations très douloureuses, j’en accueille l’annonce dans une paix et une confiance relatives. Je sais que mon énergie vitale est détournée, qu’elle est bloquée depuis longtemps. Mon corps s’exprime d’une manière éprouvante, mais il s’exprime. Je ne peux plus me cacher derrière une apparence de « gentil garçon ». Surtout, je ne veux plus me laisser effrayer par quoi qu’on me dise, quoi qu’on m’annonce. Je comprends que le blocage de mon énergie vitale se cristallise dans plusieurs organes. J’ai aussi découvert que par le travail sur mes ressentis, en revisitant mes schémas répétitifs, il m’est donné de participer à un retournement qui me conduit à une meilleure attitude. Cela, en prenant la responsabilité de ma vie dans toute sa réalité et sa vérité. les choses ne sont pas terminées et certaines étapes demeurent très rudes à franchir. Le travail en Mémoire Cellulaire n’a de sens que s’il conduit au corps. Pour y accéder, il s’agit d’abord de faire une lecture de notre propre vie, à travers différents outils comme la « grille des cycles de vie biologiques mémorisés ». À partir de la date de notre indépendance économique, nous établissons une grille chronologique des événements marquants de notre vie, lesquels s’inscrivent dans des temps précis de notre histoire, avec des débuts (naissance) et des fins de séquences (mutations, passages à autre chose, maladies, mort). Lors de ces événements, nos cellules ont enregistré à leur manière des impacts, des chocs, des traces. La grille nous permet de remonter vers l’origine, et surtout d’aller vers le sens à donner à ces événements. Qu’est-ce que nous sommes venus rencontrer et vivre dans notre existence ? Le corps, lui, le sait. Mais nous ? Nous avons l’impression de savoir avec notre tête, notre intellect, celui qui nous fait tourner en rond, mais notre réalité, où se trouve-t-elle ? Pour la Mémoire Cellulaire, c’est notre corps qui détient notre vérité. Nos émotions et nos ressentis sont uniques. Une pensée ou une action juste ne peut émerger que d’une écoute profonde de nous-mêmes, à travers nos émotions « vraies » car certaines d’entre elles sont « parasites », issues de nos schémas répétitifs. Nous sommes, nous Occidentaux, bien souvent des infirmes, tant nous avons relégué notre corps à un stade « inférieur », tant nous n’avons que peu d’intimité avec lui, tant nous sommes peu incarnés. Il faut détecter nos émotions, voir si elles sont parasites ou vraies, les manifester d’une manière juste. Elle nous amène aussi à apprendre à ressentir l’impact de tel ou tel événement ? Comment décrire ce ressenti pour « aller dedans » au lieu de le fuir ? Ce n’est qu’à cette condition que nous pouvons re-contacter, puis libérer l’énergie bloquée dans le corps. Je me conduit avec plus de paix avec les autres. J’apprends peu à peu à ne plus me confronter à des propos qui blessent. Le fait d’exprimer mon ressenti à l’autre – plutôt que de critiquer ou de donner des conseils – est un moyen de faire baisser la tension. Pouvoir affirmer : « Quand tu me dis ceci ou quand tu te conduis comme cela avec moi, j’éprouve ceci ou je ressens cela » est une prise de responsabilité, l’inverse d’une condamnation. J’aimerais accompagner ma mère dans la maladie, avec une plus grande compréhension et compassion. Étant donné la nature de ma relation à elle depuis toujours, je sais intellectuellement que la seule voie possible est le pardon, mais je n’y parvient pas existentiellement. Parce que la mémoire cellulaire est un travail où le corps, ré-informé, participe à la transformation de l’être, ce pardon est devenu une réalité incarnée.
« Savoir pour le corps, c’est pouvoir faire. »
Le corps connaît son histoire, parce qu’il l’a enregistrée dans ses propres cellules dès la conception et pour tout le temps que dure notre « chemin » vers l’accomplissement de notre personne.
Le corps parle quand il veut. Mais quelle qualité d’écoute sommes-nous en mesure de mettre en place ? Parfois cela ne peut se faire : le corps est comme muet. Nous avons à respecter ce temps. Il s’agit alors de respecter le corps. Il ne faut surtout pas le « violer » en voulant, d’une certaine manière, le forcer à nous livrer ce qu’il sait. Le corps devient véritablement le temple de l’Esprit. Pas seulement le corps, d’ailleurs, mais la totalité de notre personne réunifiée dans toutes ses dimensions – corps, âme et esprit – et reliée à son Un divin. Il s’agit bien d’une dynamique de vie, d’une croissance de notre personne, dans le sens de croître, faire croître, « augmenter ».
Oui, c’est dans notre corps, et non dans notre tête qu’est inscrite la clé de la transformation de notre personne, la possibilité de devenir un « individu » comme disait Jung, c’est-à-dire un être non divisé, un être libre, debout. « Quitte ton pays et va vers toi ! » est-il dit à Abraham dans la Genèse (12, 1).

Le passage

Citation
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terre mêlée

Sedimentation

Hilda Hellström est née en 1984 à Gothenburg, son approche du design est artisanale, une grande attention au processus et à la philosophie accompagne son inspiration. Entre design et beaux arts, elle donne du sens à ses objets. Avec la collection « Sédimentation » Elle capte l’espace entre une culture traditionnelle et le contexte du monde qui l’entoure.

http://www.gallerybensimon.com

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Clichés/expositions

J’aime Bucky Fuller au Conran Shop


The Conran Shop nous réserve une belle surprise : l’exposition R. Buckminster Fuller, l’inventeur du dôme géodésique, un homme précurseur, à la pointe du design, de l’art, des sciences et de la technologie. Une exposition du 9 septembre au 5 octobre qui place Richard Buckminster Fuller (1895 – 1983) comme architecte, designer, inventeur, auteur et futuriste, l’un des plus grands esprits de notre époque. Buckminster développe de nombreux projets d’avant-garde reflétant son engagement pour le design novateur. Tous ces projets auront le même but, faire plus avec moins, une technologie plus responsable mais aussi plus simple pour ainsi améliorer la vie des hommes. Du 9 septembre au 5 octobre 2013, pensez à faire une halte au Conran Shop afin de découvrir un avant-gardiste hors-norme à travers des pièces uniques, prototypes, maquettes, écrits et films originaux à vendre ou prêtés par le Buckminster Fuller Institute (BFI) de New York. Une très belle exposition d’un homme méconnu.

http://www.conrantalkingshop.com

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Clichés/expositions

« Révélations », sous le ciel rayonnant du Grand Palais

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Du 11 au 15 septembre, et il ne fera pas beau cet après-midi, je vous invite à aller voir la première édition de « Révélations », la biennale internationale des métiers d’art et de la création. 260 exposants venus du monde entier, artisans d’art, manufacture, maison d’excellence, galeries, éditeurs, présentent sous la voûte arachnéenne du Grand Palais, des pièces d’exception misent en scène par Adrien Gardère. Des grandes tables comme un banquet royal, des tribunes en gradins abolissent les hiérarchies entre les arts et les genres, avec une infinie révérence à ces artistes de la matière qui restent le lien entre la culture et l’innovation qui nous projette dans l’avenir.

Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

http://www.revelations-grandpalais.com

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J’ai « bien des choses » à vous dire

Inside Pedestal Aggloméré Hydrofuge 38x303x38

Inside Pedestal
Aggloméré Hydrofuge
38x303x38


Photo/Michel Bonvin

« Bien des choses », c’est trois garçons dans le vent, issus des arts plastiques, du design industriel et de l’ébénisterie. Entre la sculpture et l’architecture, Eric Van de Walle, Jules Cairon et Gérald Perrin dessinent dans leur atelier de Pantin des collections produites en petites série, dans un soucis extrême de qualité qui répond à une fonction radicale, élémentaire et primaire. Maison & Objets les invite dans la sélection « Talents à la carte ».
L’art du geste.

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Clichés/livres

Monolithe


Odile Decq, se voit décerner, en janvier 2013, le titre de créateur de l’année du salon Maison & Objets. Architecte-designer, elle est connu pour l’extension du MACRO (Musée d’Art Contemporain de Rome en 2010), le restaurant Phantom à l’opéra Garnier de Paris en 2011 et le FRAC, (Fonds régional d’Art Contemporain à Rennes) en 2012. Monolithe est la troisième édition d’artiste d’Odile Decq chez Bernard Chauveau Éditeur. Elle se compose d’un ensemble de douze dessins originaux tirés en sérigraphie, reprenant les éléments fondateurs du projet architectural, dont le rythme évoque à la fois la force et le silence d’un lieu à la complexité inattendue. À partir de demain les 400 antiquaires du marché Paul Bert Serpette donnent « Carte Noire à Odile Decq ». 22 galeries seront sélectionnées et scénographiées par l’architecte. Une belle promenade en perspective sur le parcours de Paris Design Week.
Elle est inévitable.

http://www.odiledecq.com
http://www.bernardchauveau-editeur.com
http://www.paulbert-serpette.com

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Une techno-magie allumée

À Maison & Objets, « Illumination » est mis en scène par Élisabeth Leriche. Une expérience minimale, sensorielle où l’ombre captive autant le regard que la lumière. Entre un rythme fluorescent, une nouvelle perception des couleurs, des bulles qui crèvent à votre contact, un espace réinventé, un disque de marbre blanc suspendu comme une évocation lunaire, des motifs mobiles dont l’esthétisme dépasse la matière, Le choix des designers et l’espace réinventé sont une énergie qui électrise notre perception de la lumière.
Un émerveillement.

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