Clichés/expositions

« À Tire d’Aile »

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Disparu il y a cinquante ans, le co-inventeur du cubisme fait l’objet d’une spectaculaire rétrospective au Grand Palais. La première depuis 1973. Plus de 300 oeuvres qui vont faire planer l’oiseau au dessus du génie sexuel et turbulent de Picasso, à celui sensuel et coloré de Matisse. Georges Braque a donné du mat à la couleur. Il liquide le clinquant de sa palette. Son noir n’est ni un rêve ni une matière. Son noir est un état d’éternité. Après le fauvisme, le cubisme, l’homme de Varengeville peint tout ce qui naît du silence. Il synthétise la forme, ne doit plus rien à ce qui l’entoure et ça jusqu’à son dernier souffle.

Georges Braque : la bande annonce par Rmn-Grand_Palais

Réunion des Musées Nationaux
Exposition Georges Braque
Du 18 septembre 2013 au 6 janvier 2014
Grand Palais/Galeries Nationales
http://www.grandpalais.fr

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Céramique, Clichés/livres

« Ce gamin à l’angoisse solaire il grouille clair »

Drouillet HD

C’est ce que va écrire Louis Pons sur le cas Drouillet. Avant d’être sculpteur, Gérard Drouillet fut d’abord et avant tout un peintre et un dessinateur. Pendant les dix dernières années de son parcours, la céramique et la sculpture prirent une place plus importante. Il avait le goût de la rigueur et de la liberté, de la turbulence et de la magnificence. Je l’ai connu à Eygalières, à la grande époque de l’Isle sur la Sorgue. À la suite d’un reportage je lui ai acheté une toile d’une énergie incroyable. Je l’avais trouvé dans son vaste atelier ouvert de grandes baies où il stockait ses travaux. Cet homme d’exception était curieux et ses engouements n’avaient pas de limites. Ses expositions furent fréquentes. À Saint Rémy de Provence je l’ai entraîné dans le jardin de « la Maison du Village » avec mes amies, puis en 2009 chez Pierre Passebon, au Passage Vero Dodat de Paris. Ce livre, sous la direction de Frédéric Guigue et des Éditions du Regard, rend un hommage magnifique à ses hantises et ses déroutements et plus on tourne les pages et plus la virulence de ses sensations, de ses frayeurs, de ses joies, se catalysent sur son oeuvre d’ombre et de lumière peuplée d’énigmes. Comme le dit si bien Terry de Gunzburg, « entre anges et démons… Il est de ces grands artistes qui ne savent pas qu’ils sont immenses ».

Livre relié sous jaquette
format : 29 x 24,5cm
200 pages
240 illustrations
Prix : 40€
Parution : le 17 octobre 2013
Les Éditions du Regard

http://www.editions-du-regard.com

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Clichés/adresses

Dans la ligne de mire du musée des Arts Décoratifs

La boutique-librairie, 107 Rivoli se métamorphose. Après un mois de travaux, Arteum créé en 2008 par Lorraine Dauchez, la librairie Adélaïde et l’architecte d’intérieur et designer Mathilde Brétillot, revisitent l’espace avec un parti pris didactique en résonance avec l’actualité du musée des Arts Décoratifs. Un important remaniement de l’offre objets et de l’organisation de l’espace. Bijou, objet de mode, art de la table, graphisme, univers de l’enfant, demeurent l’expression de l’exigence de cette adresse emblématique. La lecture de l’espace est simplifiée, aérée, les scénographies sont déclinées selon des thèmes identifiés par des toiles de fond amovibles. La couleur bleu gris contraste avec le rouge signalétique distinctif de la boutique et qui ponctue l’espace. Une démarche rigoureuse et juste où se mêle l’accent du beau, de l’utile et de la découverte.
Comme le pense Lorraine Dauchez, « l’art est à vous ».

http://www.lesartsdecoratifs.fr
http://www.arteum.com
http://www.mathildebretillot.fr

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Clichés/design

Deux noeuds verts se font la botte


Très loin de la princesse de Clèves, du duc de Nemours où d’Henri de Lagardère, c’est la faïence et son bleu qui font Nevers. La faïencerie Georges est animée par l’amour du métier. Carole Georges et Jean françois Dumont ne se jettent pas les assiettes à la figure mais préservent l’exactitude d’un savoir-faire traditionnel : le façonnage et le décor à la main. Une passion mono-maniaque, une fascination, jusqu’à remplacer les décors traditionnels par les nouvelles cathédrales des sites industriels, avec leurs tours, leurs cheminées ou leurs fabriques, en activité ou en décrépitude. Le résultat: une impressionnante série de décors qui sont, aux yeux des deux créateurs, « l’équivalent de la cathédrale gothique pour la pensée du Moyen-Age ». La grue est l’aboutissement de cette gamme contemporaine à l’histoire de ses origines. Depuis qu’ils ont figés Ces paysages mono-culturels, dans la faïence pour des siècles et des siècles, ils rencontrent Alnoor. Le designer Va respecter l’âme de la marque. Il s’imprègne de son patrimoine et de sa technique et crée La gamme NEC, une forme précise et pure qui repose sur la production de la faïencerie Georges associée à un poinçon estampillé dans la terre depuis quatre générations ; deux noeuds verts.
Faïencerie Georges
11 avenue Colbert
58000 Nevers
http://www.faienceriegeorges.com
Alnoor Art-Design
http://www.alnoordesign.com

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Clichés/expositions, Clichés/photos

Love on the Left Bank


Photo/Ed Van Der Elsken/ Nederlands Fotomuseum, courtesy Annet Gelink Gallery

La Galerie VU’ présente, pour la première fois à Paris, une large sélection de photographies de la série « Love on the Left Bank » du photographe néerlandais Ed van der Elsken. Il a produit une œuvre considérable, tant en matière de photographies et de livres qu’en matière de films. Il y a chez Van der Elsken, une insatiable soif du regard. Son territoire est le monde. Il photographie sa génération avec une évidente fascination pour le mode de vie anticonformiste des jeunes gens de Saint Germain des prés en 1950 dont il partage le quotidien. La modernité de ses prises de vue s’accorde avec l’avant-gardisme de cette jeunesse parisienne. « L’enfant terrible » de la photographie néerlandaise a produit une oeuvre considérable. Il fut le chroniqueur attentif de la poésie du quotidien.
Du 13 septembre au 31 octobre
Du lundi au Samedi de 14h à 19h
La Galerie VU’
Hôtel Paul Delaroche
58 rue Saint-Lazare
75009 Paris
http://www.galerievu.com

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Clichés/citations

inde
Photo/Gilles Dallière, Fatehpur Sikri, Inde.
Les mémoires issues de nos lignées familiales sont engrammées dans nos cellules. Nous ne faisons que répéter ce que nous connaissons déjà. Et cette répétition ne doit rien au hasard. Il faut remonter aux mémoires inscrites dans notre corps. Il s’agit en quelque sorte de nous informer en conscience de notre manière de fonctionner. d’accepter ce que nous avons vu : oui, je fonctionne comme cela dans le quotidien et cela me met dans telle émotion. Je l’accepte et j’en assume complètement la responsabilité, sans me juger. Cette descente permet de dénouer l’énergie vitale bloquée dans mon corps. Elle ouvre à la transformation radicale qui me conduit vers mon être essentiel. Ce travail a donc une grande dimension spirituelle. Il a pris une place très importante ces derniers mois où j’ai été confronté à des situations très douloureuses, j’en accueille l’annonce dans une paix et une confiance relatives. Je sais que mon énergie vitale est détournée, qu’elle est bloquée depuis longtemps. Mon corps s’exprime d’une manière éprouvante, mais il s’exprime. Je ne peux plus me cacher derrière une apparence de « gentil garçon ». Surtout, je ne veux plus me laisser effrayer par quoi qu’on me dise, quoi qu’on m’annonce. Je comprends que le blocage de mon énergie vitale se cristallise dans plusieurs organes. J’ai aussi découvert que par le travail sur mes ressentis, en revisitant mes schémas répétitifs, il m’est donné de participer à un retournement qui me conduit à une meilleure attitude. Cela, en prenant la responsabilité de ma vie dans toute sa réalité et sa vérité. les choses ne sont pas terminées et certaines étapes demeurent très rudes à franchir. Le travail en Mémoire Cellulaire n’a de sens que s’il conduit au corps. Pour y accéder, il s’agit d’abord de faire une lecture de notre propre vie, à travers différents outils comme la « grille des cycles de vie biologiques mémorisés ». À partir de la date de notre indépendance économique, nous établissons une grille chronologique des événements marquants de notre vie, lesquels s’inscrivent dans des temps précis de notre histoire, avec des débuts (naissance) et des fins de séquences (mutations, passages à autre chose, maladies, mort). Lors de ces événements, nos cellules ont enregistré à leur manière des impacts, des chocs, des traces. La grille nous permet de remonter vers l’origine, et surtout d’aller vers le sens à donner à ces événements. Qu’est-ce que nous sommes venus rencontrer et vivre dans notre existence ? Le corps, lui, le sait. Mais nous ? Nous avons l’impression de savoir avec notre tête, notre intellect, celui qui nous fait tourner en rond, mais notre réalité, où se trouve-t-elle ? Pour la Mémoire Cellulaire, c’est notre corps qui détient notre vérité. Nos émotions et nos ressentis sont uniques. Une pensée ou une action juste ne peut émerger que d’une écoute profonde de nous-mêmes, à travers nos émotions « vraies » car certaines d’entre elles sont « parasites », issues de nos schémas répétitifs. Nous sommes, nous Occidentaux, bien souvent des infirmes, tant nous avons relégué notre corps à un stade « inférieur », tant nous n’avons que peu d’intimité avec lui, tant nous sommes peu incarnés. Il faut détecter nos émotions, voir si elles sont parasites ou vraies, les manifester d’une manière juste. Elle nous amène aussi à apprendre à ressentir l’impact de tel ou tel événement ? Comment décrire ce ressenti pour « aller dedans » au lieu de le fuir ? Ce n’est qu’à cette condition que nous pouvons re-contacter, puis libérer l’énergie bloquée dans le corps. Je me conduit avec plus de paix avec les autres. J’apprends peu à peu à ne plus me confronter à des propos qui blessent. Le fait d’exprimer mon ressenti à l’autre – plutôt que de critiquer ou de donner des conseils – est un moyen de faire baisser la tension. Pouvoir affirmer : « Quand tu me dis ceci ou quand tu te conduis comme cela avec moi, j’éprouve ceci ou je ressens cela » est une prise de responsabilité, l’inverse d’une condamnation. J’aimerais accompagner ma mère dans la maladie, avec une plus grande compréhension et compassion. Étant donné la nature de ma relation à elle depuis toujours, je sais intellectuellement que la seule voie possible est le pardon, mais je n’y parvient pas existentiellement. Parce que la mémoire cellulaire est un travail où le corps, ré-informé, participe à la transformation de l’être, ce pardon est devenu une réalité incarnée.
« Savoir pour le corps, c’est pouvoir faire. »
Le corps connaît son histoire, parce qu’il l’a enregistrée dans ses propres cellules dès la conception et pour tout le temps que dure notre « chemin » vers l’accomplissement de notre personne.
Le corps parle quand il veut. Mais quelle qualité d’écoute sommes-nous en mesure de mettre en place ? Parfois cela ne peut se faire : le corps est comme muet. Nous avons à respecter ce temps. Il s’agit alors de respecter le corps. Il ne faut surtout pas le « violer » en voulant, d’une certaine manière, le forcer à nous livrer ce qu’il sait. Le corps devient véritablement le temple de l’Esprit. Pas seulement le corps, d’ailleurs, mais la totalité de notre personne réunifiée dans toutes ses dimensions – corps, âme et esprit – et reliée à son Un divin. Il s’agit bien d’une dynamique de vie, d’une croissance de notre personne, dans le sens de croître, faire croître, « augmenter ».
Oui, c’est dans notre corps, et non dans notre tête qu’est inscrite la clé de la transformation de notre personne, la possibilité de devenir un « individu » comme disait Jung, c’est-à-dire un être non divisé, un être libre, debout. « Quitte ton pays et va vers toi ! » est-il dit à Abraham dans la Genèse (12, 1).

Le passage

Citation
Clichés/design, Clichés/expositions

terre mêlée

Sedimentation

Hilda Hellström est née en 1984 à Gothenburg, son approche du design est artisanale, une grande attention au processus et à la philosophie accompagne son inspiration. Entre design et beaux arts, elle donne du sens à ses objets. Avec la collection « Sédimentation » Elle capte l’espace entre une culture traditionnelle et le contexte du monde qui l’entoure.

http://www.gallerybensimon.com

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